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 Main Event: Monster Glass Match

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MessageSujet: Main Event: Monster Glass Match   Dim 19 Nov 2006 - 16:28

C'est ici que Messiah, Hans-Jakob Rayer et Craig Simmons feront leurs 4 rp

Vous avez jusqu'au 1er décembre minuit (heure du Qc) pour vos rp!!!

Bonne Chance
Sean Martin
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Messiah



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Date d'inscription : 01/11/2006

MessageSujet: Re: Main Event: Monster Glass Match   Dim 19 Nov 2006 - 18:24

L’habitude, la routine, le fait de répéter sans cesse, de se répéter sans cesse. Les mêmes mouvements, les mêmes paroles encore et encore. Les cibles, différentes parfois, identiques en d’autres cas. À quoi s’en tenir ? À la même chose, au même rythme puisque cette routine que nous connaissons continue de nous suivre telle une ombre jour après jour. Comment y échapper ? Par de l’originalité, par de l’audace, par notre seule volonté. Mais si ce n’est pas nous qui décidons ? Agir par soi-même pour que ceci ne se reproduise plus jamais. Mais si jamais cela se reproduisait ? Agir encore plus fort, être toujours plus vrai avec le seul et même unique but, changer ce que nous voulons changer pour être nous-même et ainsi vaincre ce qui nous tenaille, ce qui nous dépasse, bref, les obstacles qui se dressent devant nous

Quel est cette routine ? Est-celle des journées de Messiah dans son temple. Est-ce de savoir ce qu’il fait au lever du jour, au midi et au coucher du soleil ? Non, il ne semble pas que c’est de cette habitude dont il est question ? Est-celle de l’habillement ? Les vêtements portés, ceux qui ne le seront pas, ceux qui telles des amulettes porteront chance ou au contraire jetteront un sort sur les victimes insouciantes ? Négatif ! Qu’est-ce alors ? La routine de combat, les entraînements, les paroles, les mouvements fait par son modèle, son idole, son dieu ? Aucunement ! Quelles est donc ces habitude, cette routine dont nous devons connaître l’existence, dont nous connaissons l’existence mais dont nous sommes incapable de reconnaître dans le brouillard de nos souvenirs ? Souvenez-vous, il faut toujours que la mémoire travaille, rappelez-vous, commencez vous à comprendre ou est-ce que c’est toujours trop flou pour vos méninges qui travaillent à toute allure. Mémoire illusoire travaillant sans trop vouloir à la recherche d’informations, utiles ou non mais qui, lorsque curiosité oblige, se doivent d’être trouvés sous peine d’être torturé car nul autre que la pire personne pouvant le faire, nous-même. Toujours aucune réponse, toujours cette incompréhension qui vous ronge l’esprit. C’est pourtant facile, il faut d’abord commencer au départ, toujours commencer au départ. N’est-ce pas là que tout commence car soyons logique, tout a un commencement et définitivement une fin. Mais restons dans le vif du sujet, le départ. Le départ de quoi, me direz-vous. Le départ d’une vie, le départ d’une carrière voyons. Pensez au premier, au début, au départ, à ce qui a permis le commencement de votre connaissance, à la création de ses souvenirs, ce qui vous a permis de connaître un dieu dont vous ne soupçonniez même pas l’existence. La routine, l’habitude. N’êtes vous pas habitué à ces questionnements, n’êtes vous pas habitué à sa présence ?

Oui, n’est-ce pas ? Certes, ce n’est pas un membre de la famille mais reste que vous le connaissez maintenant et que vous savez ce dont il est capable. Alors qu’avant, il était un inconnu qui se prenait pour d’autres, voilà que ces actes réaffirment ces paroles. Il domine, il crée, il dirige et guide. Il est un dieu, pas comme ceux que l’on connaissait mais un dieu quand même. Disons alors un dieu des temps modernes. Un roi parmi les hommes, un guide pour les âmes errantes, quelqu’un par qui la vérité surgit. Mais alors, cette habitude. Est-ce de le voir à chaque semaine ? Non, pensez plus fort. Pensez au commencement, pensez à la première vision, au premier son, aux premières paroles. Rappelez-vous, plongez dans vos souvenirs. L’arrivée de Messiah qui est pourtant un départ. L’annonce d’un match, un triple treath, comme à no Limits, contre deux hommes qui ont une histoire, comme à no Limits, un homme qui leur est inconnu, comme à No Limits, qui vainc malgré les épreuves, qui domine malgré les obstacles, qui s’en sort malgré les attaques, bref qui montre à nous sa supériorité à ceux qui étaient aveuglés par leur dédain et leur narcissisme, comme à no Limits. Souvenez-vous encore, The Ressurection, la résurrection des morts, la résurrection d’une vie, celle d’une carrière. Une deuxième vie qui commence comme la première, une routine qui s’installe, un habitude dont on s’accommode et dont on ne pourra plus se débarrasser. Un dieu, non pas un homme, qui en de simples mouvements et paroles, sait tenir en haleine tout ce qui se place sur son chemin. Une logique implacable, un talent inconcevable, une vérité inoubliable, Messiah is the best god in this business. Une phrase qui reviendra, qui retentira, qui se répétera sans cesse dans vos oreilles, dans votre tête, dans votre esprit. Une vérité ineffaçable qui restera gravé pour des siècles et des siècles dans l’esprit des plus tenaces.

Une routine continue, une habitude irréversible, comme au début, au départ, au commencement. Un homme ? non, un dieu mais qui n’apparaît pas. Comment est-il alors, l’inconnu ! Comment agit-il ? Mystère ! comment le comprendre ? Impossible ! Il est de ces personnes dont nous ne connaissons pas mais dont nous nous rappellerons toujours. Messiah était de celles-ci. Pourtant, il n’était pas quelqu’un, il était un dieu. Et sans être connu de tous, il parvenait à conserver dans les esprits de chacun des souvenirs le comportant. Comme un vidéo, une photo prise lors d’un événement, un film pris lors d’une fête familiale, Messiah apparaissait et ne s’effaçait jamais. Il était un dieu, un implacable Dieu venu du monde des morts pour soutenir le monde des humaines qui vivait dans la tourmente. Sans paroles, sans gestes, il savait nous apeurer, nous diriger, nous communiquer son âme. Encore aujourd’hui, telle une routine installée depuis cette année, Messiah apparaissait. Non pas en tant que dieu et encore moins en tant qu’homme mais en tant qu’image. Je vous avais dit de souvenir du départ, du commencement. C’est toujours ce moment qui est primordial. Une chambre, un téléviseur, un dieu et des paroles divines. Une incompréhension qui commençait pour certain et qui ne finirait probablement jamais. Un dieu avait refait surface pour le bonheur des uns ainsi que le malheur des autres. Une routine inavouable, une habitude des plus récalcitrantes mais une répétition continue dont nous ne pouvions nous échapper. De toute façon, voulions nous vraiment le faire ?


Du noir, une chambre, une chambre noire. Non pas que les murs étaient tapissés de noir, ni même de peinture mais reste que l’obscurité qui engloutissait la pièce ne laissait présagé qu’une couleur, ou plutôt l’absence de celle-ci. L’obscurité la plus totale, comme à l’habitude, un noir absolu laissant présager l’invraisemblable. Un téléviseur, ouvert, comme dans le passé. De la neige, du gris du blanc, du noir mais aucune image vraiment reconnaissable. Tout à coup, une lueur. Non pas un éclair, ni un interrupteur mais seulement une fraction de seconde, un changement, un bouleversement qui changea l’optique de notre vision. Plus de neige, tout comme en été, l’hiver s’était estompé. Le téléviseur ne diffusait plus cette neige qui nous hypnotisait, il nous montrait un visage, du moins, une partie. Ce dont on ne reconnaissait pas auparavant mais qui aujourd’hui revenait nous faire face. On le reconnaîtrait, on se rappellerait, le souvenir refaisait surface. Un capuchon, noir, tout comme la pièce, tout comme le téléviseur, tout comme l’esprit de l’interlocuteur. des lunettes, noires, tout comme la liste énoncé auparavant. La présence ou plutôt l’absence, de couleur, l’inconnu. Tout comme au départ, l’absence de connaissances, le manque d’information mais pourtant un surplus d’émotions. La peur, la crainte, l’insouciance et plusieurs autres revenaient nous hanté, vous hanter. Comment réagir, comment comprendre. Ce ne peut être par la vision puisque tout est noir, du moins presque. L’écoute alors car nos autres sens nous sont inutiles en ce moment. Le noir absolu, l’absence de lumière autant dans la pièce que dans notre esprit, comment comprendre, comment réaliser l’ampleur de ce qui se passe. Les yeux inutiles, tout comme nos mains et notre bouche. Un seul instrument vital, non pas le cœur mais les oreilles. Certes le cœur est important, il nous fait vivre mais ce dont nous allions entendre était peut-être ce qui allait décider du futur de notre existence. Le passé est garant du futur dit-on. Peut-être que ce téléviseur et ce qu’il allait nous rapporter sauverait notre avenir…. Ou peut être pas !!!

Messiah : The King is back on track ! Revenu de l’enfer pour apparaître dans son paradis, dans mon monde, dans son domaine. Des hommes soupçonnables, ou plutôt soupçonneux, tous comme Thomas envers le Messie chrétien. Des hommes qui ne croient pas, ou plutôt qui ne veulent pas croire et qui le voudront encore moins. Une domination, MA domination. Une vérité, MA vérité. Je ne suis pas homme, je suis dieu, je ne suis pas dieu, je suis votre Dieu !!! Croyez-le ou non, la supériorité vous envahit. Une deuxième chance, doit-je vous en laisser une ? Bien sûr que oui, n’est-ce pas là le but d’un Dieu que d’aider ses disciples, ses créations, ses subalternes ? Vous n’avez pas cru, vous n’avez pas voulu croire, vous avez voulu vivre dans l’incompréhension, dans L’obscurité vous cachant de ce dont vous ne vouliez voir, ce dont vous ne vouliez savoir. Une étincelle, un moment, une seconde, une simple seconde de lucidité qui change du tout au tout. Une vérité qui parvient, dans ce labyrinthe qu’est votre esprit à faire sa place et à s’y incruster pour que vous compreniez mes paroles. La crainte, L’insouciance, à moins que ce ne soient les soucis. Ceux liés à la peur, celle de l’inconnu, celle de ce nous nous ne voulons pas connaître, dont vous ne voulez pas connaître. Une vérité, non pas une croyance, une réalité, non pas une fabulation. Un fait et donc pas un rêve et encore moins une œuvre de fiction. Le commencement, le recommencement, la résurrection ! La routine, l’habitude, la victoire, Ma victoire

Encore une fois, le messie, Messiah allait s’enfoncer dans la forêt des incompris à la recherche de vérité, Sa vérité pour parvenir à convaincre chacun de vous de sa supériorité. Encore une fois, une fois encore l’habitude revenait au galop. Deux hommes, deux ennemis, non pas de lui mais d’eux-mêmes mais qui l’instant d’un combat se découvriraient un autre ennemi. Non pas par manque mais seulement par peur, par crainte, par jalousie. La peur de l’inconnu, la crainte de ne pas avoir un titre que nous ne méritons déjà pas, la jalousie d’un titre dont nous obtiendrons jamais. Celui d’un dieu parmi les hommes, d’un roi parmi les sujets. Celui d’une vedette montante qui parcourant le chemin de l’inconnu parsemait celui-ci de vérités absolues. Celles dont on ne veut pas voir, encore moins entendre. Celle d’une supériorité, de Ma supériorité et celle d’une victoire ma victoire. J’ai battu deux guerriers, deux ennemis, et je le referai encore, et encore, et encore. L’habitude, la routine s’installant, je vaincrai ceux qui me font face. Trust me or not, I have the answer. À quelle question ? cherchez encore, vous avez le temps. Est-ce à propos de ma domination, de ma vie ou vis à vis l’inconnu qui vous guette depuis tout ce temps. Une guerre est facile à bâtir mais plus difficile à détruire. Imaginez combien la difficulté est immense quand depuis des lustres, un être inconnu, n’ayant aucun rapport dans celle-ci et ainsi aucun compte à rendre entre en ligne de compte. Aucun ennemi véritable, rien à perdre, tout à gagner. Le plus dangereux des ennemis. Imaginez encore plus fort. Le plus dangereux des ennemis. N’est-ce pas là insurmontable ? Peut-être pas si c’est un homme ? Mais attendez, je ne suis pas un homme, je suis un Dieu. Quand la douleur surmontera votre courage, pensez-y ! Quand ma victoire surmontera vos rêves, pensez-y et quand ma domination s’élèvera au-dessus de votre pitoyable vie grotesque, pensez-y encore. Somebody says white, somebody says black but everybody says that Messiah is the best ! Amen !


Tout comme à l’habitude, le téléviseur s’était éteint, le visage s’était tût, la noirceur avait repris le contrôle. Un pièce noire, complètement noire, une pièce vide. Oui, le téléviseur y était mais comment en être sûr alors que nous ne voyons rien. Comment être sur de l’inconnu, comment pouvoir le comprendre. En ce moment même, le téléviseur avait peut-être disparu, qui sait. Seul dieu savait la réponse à cette question et malheureusement Dieu avait déjà parlé Ce n’était pas une réponse à une question importante mais rappelez vous du départ, toujours se rappeler du départ. Qu’avait-il été mentionné ? La mémoire fait encore défaut, n’est-ce pas, laissez moi vous rafraîchir la mémoire. Lorsque la curiosité oblige, la torture devient malsaine même devant des questions inutiles. L’existence ou non du téléviseur ne faisait aucun doute mais sa présence oui. Il est superflu de savoir s,Il est là ou pas, n’est-ce pas ? n’ai-je pas raison ? Pourquoi alors y pensez vous encore. Pourquoi cherchez vous la réponse à cette question, pourquoi voulez vous avoir la réponse à cette question. C’est ancré dans votre esprit n’est-ce pas ? Et c’est désagréable de ne pas savoir. L’inconnu dérange, non ! et il reste dérangeant davantage. Une habitude, une routine, celle de Messiah avait refait surface et la vôtre allait commencer. Dans votre esprit, un questionnement, un simple questionnement qui resterait longtemps gravé en vous. Je vous l’avais dit, souvent par de simples mouvements ou paroles ou parfois même sans artifices, Messiah faisait en sorte de rester en vous. Une sensation, une désagréable sensation de manque. Et ce n’est pourtant rien, seulement la présence ou non d’un téléviseur. Seul un dieu connaît les faiblesses de chacun des hommes et seul un dieu sait les utiliser à bons escient. Était-ce un piège. Peut-être, peut-être pas, qui sait ? Une seule réponse est sûre, c’est que ce n’est certainement pas vous !
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Rayer
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MessageSujet: Danse macabre pour tambours et trompettes (Partie 1)   Mar 21 Nov 2006 - 18:46

(La caméra pivote tranquillement dans une salle aux murs de bois franc. Verni d’une teinte assez sombre, il renvoie une lueur fantomatique et diffuse dans l’objectif. Les lampes au plafond ont les allures de celles qu’utilisent les banquiers. L’ampoule, auréolée d’un abat-jour de matière vitreuse verdâtre, éclaire d’une lueur légèrement orangée le plancher de céramique. Ce plancher détonne magnifiquement dans la pièce. Les dalles emboîtées les unes dans les autres resplendissent sous l’action lumineuse qui se produit au-dessus d’elles. La caméra se déplace sur la gauche et nous démontre une masse de gens qui se sont assemblés pour une raison méconnue du téléspectateur. À l’extrémité droite de la salle, une grande porte de bois est fermée et ses rainures cadrent parfaitement avec le style un peu vieillot de l’ensemble. La poignée de cuivre étincelante est gardée farouchement par un agent de la loi affublé de son habituel costume bleu. Ses souliers noirs cirés avec un souci particulier nous laissent pratiquement voir la salle qui s’étale devant lui, à l’abri de la majorité des regards. Des voix sont audibles un peu partout dans la salle, comme un murmure généralisé et réprobateur, mais une d’entre-elle est plus forte que ses congénères. Elle lit d’une voix monocordes des séries de mots à peines audibles et qui ne prennent pas grande importance dans le cas qui nous importe. L’homme de loi aux gants blancs et à l’habit bleuté avec une casquette plus foncée à la palette noire pose ensuite sur l’assemblée un regard scrutateur, comme s’il était à la rechercher de quelque chose en particulier. Son œil se fixe tout d’abord sur un groupement de femmes qui papotent tranquillement et son regard noir vis-à-vis des octogénaires laisse entrevoir une grande désapprobation quant à leur attitude. Tous les gens – une cinquantaine peut-être – sont assis sur des bancs à l’allure dogmatique. Sculptés grossièrement dans un art assez rustique, ils sont disposés en rangées droite et légèrement décalés les unes des autres pour permettre à chaque personne de voir ce qui se passe devant leurs yeux. Certains ont une paire d’écouteurs sur les oreilles et lorsque la caméra pivote, nous voyons un juge qui est assis, avec l’habituelle perruque rocambolesque et la toge noire classique. Devant l’estrade surélevée du juge, nous voyons un podium pour le moment inhabité, puisque les deux avocats sont assis avec leur client respectif. L’un d’eux est, nous le supposons, Hans-Jakob Rayer, accompagné de son fils. De l’autre côté, nous voyons un homme, juif de toute apparence car il porte sur sa tête la kippa. Les boudins virevoltent sur le côté alors qu’il tourne frénétiquement la tête pour regarder Rayer avec un regard mêlé de mépris et de crainte tout à la fois. Son avocat se retourner vers lui et tous deux discutent dans un langage qui n’est pas compréhensible pour la majorité, soit l’hébreux. De l’autre côté, Rayer traite avec son avocat, un homme de grande stature aux cheveux blonds et aux yeux bleus, représentant un quasi-parfait petit aryen, à cause des lunettes qu’il porte sur son nez. Tous deux discutent de manière véhémente en allemand et c’est l’avocat qui semble avoir le dernier mot. Les deux avocats se lèvent ainsi que les membres du juré, qui sont tous assis dans l’estrade en face du caméraman, à côté de celle des journalistes qui sont tous assis là avec leurs crayons, ainsi que quelques dessinateurs. En face d’eux se trouve le secrétaire chargé du procès verbal, tout près du huissier. Le juge frappe avec son marteau pour débuter la séance.)

Juge (sur un ton solennel, en langue anglaise pour se faire comprendre des deux partis) : Plaignant, levez-vous! (le juif se lève, mais Rayer reste tranquillement sur sa chaise et se cure les ongles dans une attitude désinvolte.) Accusé, levez-vous! (Rayer reste assis sur son siège, son avocat lui fait signe de se lever mais Rayer le repousse d’un geste de la main. Le juge se répète) Accusé, levez-vous! (Rayer reste aussi tranquille qu’auparavant, mais s’adresse au juge sur un ton pédant)

Rayer (en allemand) : Ich spreche Deutsch und ich will einen Deutsch Prozess. Ich darf ein. *Je parle Allemand et je veux un procès en allemand. C’est mon droit.*

(Le juge lui lance un regard exaspéré et lance un regard au huissier et qui part vers l’arrière en dégageant un voile, revenant quelques instants plus tard avec une traductrice. Elle semble acceptable, du point de vue de Rayer, puisqu’elle est blonde et paraît intelligente. Il n’a pas vu la couleur de ses yeux, car ils sont cachés par des mèches éparses qui lui couvrent partiellement le visage. Le juge répète son ordre et la traductrice s’affaire au contrôle audio. Rayer met les écouteurs et règle rapidement le volume avant de se lever.)

Juge : Les charges retenues contre l’accusé sont les suivantes. Séquestration d’un individu, antisémitisme, enlèvement au premier degré et lésions corporelles contre un individu. Que plaidez-vous? (la traductrice fait son travail de manière consciencieuse, et même s’il a compris, Rayer attend patiemment qu’elle aie terminé avant de se lever avec son avocat et de dire d’une voie claire : « Sich schuldig » (non coupable).) Alors nous laissons la parole à l’avocat de monsieur Winsk… Wynsczins…

Avocat : Wyspianski, votre honneur. Voyez, mon client est venu seul, contrairement à son opposant qui est venu avec son enfant. Pourquoi venir seul a une si grande incidence, direz-vous? La raison en est simple. L’accusé ci-présent n’a fait venir son enfant que dans une attitude de défi pour bien montrer au monde que lui a encore le sien…

M. Meyer (avocat de Rayer) (en coupant son acolyte, sur un ton direct et franc) : Objection, votre honneur, il donne à mon client des intentions qu’il n’avait pas à ce moment là.

Juge : Objection accordée (Rayer affiche un souvenir satisfait en regardant le plaignant). Continuez je vous prie.

Avocat : Comme je disais, mon client n’a plus d’enfant, car il a été enlevé. Nous ne savons pas ce qui est advenu de lui, mais certaines preuves peuvent nous laisser déduire que l’accusé ci-présent a un lien très direct avec la victime. Nous pouvons donc déduire que cet énergumène est la cause de…

M. Meyer : Objection, votre honneur (Rayer a un sourire fendu jusqu’aux oreilles) le procès que nous poursuivons en ce moment a comme objectif principal de déterminer la culpabilité de mon client dans cette affaire. Ainsi, il est déplacé de porter des déductions hâtives sans pour autant donner preuves au tribunal.

Juge : Objection accordée. (Vers l’avocat de la couronne) Veuillez rester moins évasif dans vos propos et cessez donc de porter des propos irrévérencieux vis-à-vis de l’accusé puisque vous ne pouvez appuyer votre thèse (il jette un regard tendancieux à Rayer) du moins pour le moment…

Avocat : J’appelle à la barre une personne qui a tout lieu de démontrer la culpabilité de l’accusé dans cette affaire car il a tout vu de ses yeux vus…

Rayer (coupant l’avocat avec un ton ironique marqué par une fausse curiosité) : Est-ce que vous avez fait venir l’enfant?

(Le juif se met à pleurer et l’avocat jette un regard noir à Rayer en abattant son marteau.)

Juge : Veuillez ne point parler lorsque le tribunal ne vous en somme pas. (Rayer attend la traduction.)

Rayer : Vous allez accepter un témoin qui m’a probablement pris en filature? Est-ce que c’est un procédure normale dans un procès d’accueillir à bras ouverts les propos de quelqu’un qui a traqué un individu et commis une violation de propriété privée pour simplement venir fouiner là où il n’y avait rien à voir?

Juge : Je vous somme de vous asseoir.

Meyer : Votre honneur, mon client a raison, il n’est point possible de considérer le témoignage de quelqu’un qui a commis un délit dans le but de…

(L’image coupe alors que l’on voit une main blanche qui se pose sur l’objectif.)
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Rayer
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MessageSujet: Danse macabre pour tambours et trompettes (Partie 2)   Mar 21 Nov 2006 - 18:48

(L’image ouvre à nouveau et Rayer sort de la salle de tribunal accompagné de son fils. La grande porte à large rainure ainsi qu’aux gonds et à la poignée de cuivre est grand ouverte et passant près d’un cordon de velours et d’un agent de paix, Rayer s’approche du caméraman, le visage marqué d’un large sourire, accompagné de son avocat. Les deux parlent dans un allemand excessivement rapide, de telle manière que l’on ne perçoit presque qu’un bourdonnement. Derrière Rayer, on aperçoit le drapeau Polonais et le symbole de la cours internationale. Ce qui signifie que Rayer était jugé pour un crime qui s’est produit autant à l’intérieur qu’à l’extérieur de son propre pays. Rayer et son avocat vont un petit peu en retrait de la masse des journalistes qui s’approche tant de l’accusé de du père de la victime. Les deux font de grands mouvements de leurs bras vigoureux pour éloigner cet essaim médiatique qui veut s’attaquer à eux. Rayer fait signe au huissier qui vient s’interposer entre lui et les journalistes. Visiblement satisfait que celui-ci ait fait son ouvrage, il poursuit sa marche avec son avocat et son caméraman. Ils sortent de la salle et entrent dans la salle de bain, où il n’y a personne à part eux : toutes les portes sont ouvertes et personne ne peut être caché. Ils verrouillent la porte et s’adressent l’un à l’autre. Pour les besoins de la cause, la traduction a été effectuée.)

Rayer : Alors, quel est le verdict?

Meyer : Je dirais que nous sommes en assez bonne position. Votre intervention a été quelque chose de très déplacé, par contre. Vous auriez pu tout simplement m’en glisser mot et je me serais interposé. Ç’aurait été selon l’étiquette.

Rayer : L’étiquette ne tient pas dans un tribunal. Je nous ai sauvé de nombreuses questions embarrassantes. C’est en se sauvant de ce genre de témoignages que l’on gagne un procès. Nous nous reverrons donc dans ton bureau la semaine prochaine pour prévoir la suite du procès. Jusqu’à maintenant, notre mise en scène est parfaitement orchestrée. Si le tout se poursuit, le procès n’aura aucune répercussion et cette loque cessera à jamais de m’importuner. Appelle ma secrétaire, elle s’occupera des normalités avec la tienne, de manière à ce que nous puissions planifier le second acte. De toute manière, je crois que la seconde partie du procès a été retardée jusqu’en?

Meyer : En février.

Rayer : La poussière pourra donc retomber sans trop de fracas. (Rayer déverrouille la porte et sort. Au dehors, il voit l’essaim des journalistes mais ne peut apercevoir la personne qui en est la cible. Constatant l’absence d’une personne dans son alentour, il est saisi d’un soubresaut de panique.) Mon fils!

(Rayer pousse les journalistes à grands coups de bras, en faisant tomber quelques-uns dans son sillage. Une fois qu’il atteint le centre du cercle formé par les médias, il prend son fils par la main. Celui-ci est livide, comme s’il avait été traumatisé, ou sinon les flash trop nombreux auront eu raison de son teint et de ses rétines. Mais il ne pleure pas, il regarde plutôt d’une manière incrédule les journalistes qui posent des questions embarrassantes.)

Journaliste (au fils Rayer) : Bonjour, ici Robert Lagacé d’Acadie Nouvelle, j’aimerais tout simplement l’effet que cela vous fait d’avoir un père aussi despote, mauvais, raciste,…

(Le journaliste ne peut terminer sa phrase car le gamin lui envoie un coup de pied dans les parties intimes, ce qui le laisse sur le tapis. Rayer le tire de toutes ses forces vers l’extérieur et ils entrent dans un Mercedes noires qui attend à la sortie de la court. Une fois à l’intérieur, Rayer se tourne vers le caméraman.)

Rayer (un peu essoufflé, ses cheveux en brosse n’ont aucunement changé de position) : Mon premier propos à ton égard, Craig, serait une citation de Boris Vian et si tu connais un peu mieux le français écrit que celui que tu parles, tu pourras la répéter et peut-être ainsi… l’assimiler. Cette citation, puisque tu sembles apprécier mes soutiens littéraires : «Comment ne pas apprécier un homme qui peut dire n’importe quoi sur n’importe quel sujet?». Cette phrase est très lourde de sens pour toi car si tu parles de mes fabulations, celles-ci arrivent toujours à un objectif bien précis et s’il m’est possible d’être un peu évasif et de retourner par la suite au sujet principal, c’est mon affaire. Quant à des introductions auxquelles je m’attaque, c’est mon erreur, je pensais que la majorité des propos que tu expirais étaient sensés, mais il semble que ce ne soit pas le cas. Tes introductions dites bidons étaient pourtant chez toi l’une des seules choses qui aies du contenu.

Maintenant, retour sur la cas d’Hawking. On dirait que tu n’as pas saisi l’image que j’ai tenté de projeter de cet homme. Certes, il a… certaines connaissances dans certains domaines mitigés, mais on a trop tendance à faire comme si tout ce qu’il disait était totalement réel. Les mathématiques sont une science abstraite et le domaine de l’astrophysique. Si suis cet homme comme une poule sans tête alors qu’il n’a aucun argument réel à te prodiguer, je te laisse le faire, mais ne vient pas dans mes bras pour pleurer quand ta vision du monde basée sur ses théories sera complètement détruite. En plus, d’Autres personnes ont émis des théories semblables à celle-ci bien avant Hawking, soit Newton, Gauss (l’inventeur de la matrice) et bien d’autres. Hawking, dans sa théorie, se sert des miettes qu’Einstein et les autres savants ont bien voulu lui laisser. Il exprime un certain type d’évolution, mais nous ne devons pas prendre toutes ses paroles pour du vrai, car si ses théories qui n’ont pas encore été mises à l’épreuve ne résistent pas, cela peut chambouler le monde scientifique de manière drastique. Quel hurluberlu, vraiment, peut venir supposer la masse d’un trou noir et songer que l’univers n’est formé à la base que d’hélium et d’un autre atome? Il a émit cette hypothèse mais il ne peut répondre à la première question qui lui est posée : d’où viennent-ils, ces deux premiers atomes? Quelle est cette victoire que celle d’émettre une hypothèse à laquelle on ne peut pleinement répondre? Ce n’est qu’une victoire très partielle, comme sa mobilité. Et de ta part, j’attendais une plus grande idéalisation de la victoire. Une victoire, ce n’est pas échapper à la mort ou à la honte, car elle continue toujours d’envahir notre peau jusqu’à ce qu’elle nous achève. Ton handicap te restera toujours et il te définira toujours. Certaines personnes dans la rue qui te regarderont se diront : «Quel homme! C’est un handicapé qui peut maintenant marcher!» mais ce qu’ils penseront vraiment, je vais te l’exposer : «Le pauvre petit, il a perdu une partie de sa vie et de sa dignité!». Les gens sont trop hypocrites. Je suis le seul qui soit assez juste pour dire les choses qui sont réelles, et c’est pourquoi les gens me détestent. Ils ont une peur bleue de la vérité car elle ne s’adapte pas pleinement à leurs désirs. Cette vérité, c’est celle que j’apporte, non pas par un excès de nationalisme fou, mais parce que j’ai des convictions et que parmi elle, la justice est à l’honneur. La justice, c’est que chaque personne aie le niveau social qu’elle mérite, sans prendre en considération son âge, mais plutôt ses capacités physiques et mentales, sa race, sa religion, sa couleur de peau et ses antécédents familiaux. C’est à ça qu’on juge un homme, à sa nature physique.

Maintenant qu’on parle de combat idéologique et de tri des races de manière sélective, il me semble approprié que l’on parle de Yuufutsu. S’il n’a pas prêté attention aux propos d’un «arriviste», ce n’est pas mon problème. Je te l’ai dit et si tes neurones ne peuvent pas assimiler une telle information d’un seul coup, ce n’est pas moi qui suis à blâmer.

Que tu appelles ça du couillonisme, de l’opportunisme, du masochisme interracial hardcore, cela je m’en fou. Le fait est qu’il est mort et le fait que tu t’en prennes à moi pour cette mort est illégitime. Je ne l’ai qu’améliorer et si tu ne peux pas entrevoir l’expoir qu’il a servi à projeter, c’est que tu es encore plus bouché qu’il l’a été. Il n’a pas voulu s’ouvrir les yeux alors ils se sont fermés à jamais. Est-ce que c’est ça que tu veux, que sa mort n’ait servi à rien? C’est une belle preuve d’égoïsme de ta part. Le numéro qu’il a adopté grâce à cette mort, c’est le numéro 2, juste après moi. C’est une très grande amélioration de sa part et il ne pouvait pas espérer une plus belle mort. Cette mort, c’est la dignité, celle qu’on ne peut pas obtenir quand on est un impur. Il a, d’une certaine manière, atteint l’état de l’esclave qui est affranchi du joug de son maître. Vois-le donc avec philosophie et cesse de te morfondre sur la dépouille de ton ami pendant que le seul souvenir qu’il te reste de lui, ses cendres, se désagrège par l’humidité.


(Rayer prend un bout de papier et se met à lire d’une voix monocorde)

« Tu peux être un handicap, certes, mais un handicap n’est pas un mal mortel, comme tu l’as expérimenté, et on peut s’en remettre, pour le malheur des autres dans un égoïsme sans pair. Or, si tu es mon handicap, je puis affirmer que je serai ton cancer. Je m’attaquerai à tout ce à quoi tu tiens dans le but de te faire mal et à chaque fois que tu croiras avoir le dessus sur moi, un coup de couteau dans le dos viendra te rappeler que ta place dans la société est échue et qu’une toute nouvelle ère se lève, une ère ou la juste porte les faibles au niveau les plus faible, au lieu de leur donner des pouvoirs dont ils ne comprennent pas l’entière importance. Par contre, selon mes termes, tu es plus qu’un handicap. Mais ce plus qu’un handicap, c’est un peu comme se faire couper une jambe. C’est douloureux au début, on peut y ressentir des élancement quand notre corps la recherche, mais d’une manière ou d’une autre, on s’adapte et on apprend à vivre avec ce qui s’est produit sans pour autant sombrer dans le désespoir. Voilà le sens du handicap que tu représentes à mes yeux. Une grosse, très grosse nuisance.»

« Car il ne faut pas se tromper, Rayer; un handicap peut vaincre un homme; des gens qui réalisent que leur handicap est trop grand pour leur volonté et qui se laissent abattre, ça existe; cependant, ton cas est spécial, mon cher; car si je suis ton handicap, je sais que tu ne perdras pas ta volonté de me vaincre, mais je ne doute pas non plus de ton incapacité à y arriver. Cela dit, pour moi, tu représentes davantage une bonne tourista qu’un cancer; tout ce que tu fais, c’est me faire chier, pendant un temps, et ensuite, je t’oublie au fond de quelque égout. Tu veux t’attaquer à ce à quoi je tiens, à ceux à qui je tiens? Il faudrait déjà que tu connaisses ces détails, princesse! Et comme ma vie personnelle ne concerne aucunement les téléspectateurs, je ne vois pas pourquoi je lancerait à la ronde les faits entourant mon identité intime. »

Rayer (un sourire en coin) : Ce que j’aime de ces paroles, c’est qu’elles démontrent de un ton manque de la subtilité et ton manque de l’imaginaire. Ce n’est que top pitoyable de reprendre les mêmes formulations que moi, les mêmes idées pour les déformer dans une parodie des plus grotesques. Tu as usé de la forme argumentative la plus simple en tournant à la dérision les propos sensés que j’ai tenté de t’inculquer. Mais si la méthode douce ne marche pas avec toi non plus, fais gaffe aux panneaux de contrôle, ils tombent assez rapidement cette année…

Alors pour quelqu’un qui dit des paroles en l’air, je trouve assez absurde que tu portes un souci si particulier à ce que j’avance. Serait-ce que tu commences à saisir la portée de ce que je peux affirmer et que mes songes pratiques déterminés par une longue expérience commencent à te travailler? Car si je ne dis que des monceaux d’absurdités, pourquoi te donnes-tu alors la peine de les modifier, de les travailler, sans pour autant en changer vraiment le sens? Serait-ce une révélation soudaine dans la volonté de Mein Kampf? Ou bien mes «fabulations» qui t’ont marqué et fait comprendre plusieurs choses qui t’échappaient auparavant? Si tu as réellement compris, c’est moi qui devrai m’en plaindre car si tu joins mon côté, c’est que la décadence est proche malheureusement.

(Rayer prend quelques instants avec un sourire en coin pour penser à ce qu'il va dire. Il croise les jambes, assis sur son banc de cuir, et regarde son enfant comme s'il pensait que celui-ci allait lui donner la réponse à ce qu'il cherche. Il se retourne vers le caméraman)
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MessageSujet: Danse macabre pour tambours et trompettes (Partie 3)   Mar 21 Nov 2006 - 18:49

Maintenant, retour au début de ton argumentation, soit le cas Pudzianowski. Tu ne comprends peut-être pas les nuances que j’emploie ni les exemples que je peux donner pour te simplifier les choses, mais ce n’est pas grave, je suis patient, jusqu’à un certain point même si ton imbécillité et ton manque de jugement me navre à un point tel que… (Rayer semble se «pomper» un peu puis se calme en prenant une grande bouffée d’air frais) Bon, reprenons notre calme… Alors, où en étais-je? Oui! Pudzianowski! Tu ne vois pas comment les améliorations portées par les Allemands ont porté leur fruit? Je vais commencer par te montrer un principe rudimentaire de la génétique. Si jamais on fait travailler tes parents toute leur vie et que leur corps de cette manière est conditionné à changer les protéines en muscles, il y a de très fortes chances pour que l’enfant soit dans la même condition. Ainsi, ses parents, ses Polonais, ont dû trimer dur dans les camps de concentration, des camps qui étaient créés dans le but d’améliorer, d’épurer la race. En premier lieu ceux qui en sortent sont plus forts et même s’ils sont un peu mal-en-point ils se recyclent, et ceux qui en sortent en bonne forme sont ceux qui ont terminé le processus de modification. Leur corps était maintenant plus sain car il avait été purgé de toute la nourriture et des obscénités, des vices qui l’empêchent de fonctionner adéquatement. Une fois leur corps purgé, ils ont pu donner naissance à un fils qui est moindrement digne de la race des aryens mais tu oublies une chose. La force n’est jamais là pour durer, seule l’intelligence pratique va demeurer.

La volonté n’a donc rien à voir avec la perfection. Si l’on veut être parfait, il faut premièrement avec les attributs de naissance pour cela et aussi maintenir ses attributs. Ce que nous prévalons n’est pas la volonté, ni le courage, c’est la détermination et la compréhension. Parce que les cancres dans ton genre peuvent très bien avec beaucoup de volonté pour se dire qu’ils ont échoué ailleurs. C’est une seconde place, cette volonté. Pourtant, tu l’arbores comme si c’était une médaille, un honneur alors que c’est tout le contraire, ce qui montre ta naïveté vis-à-vis du monde.

Viens maintenant le temps de traiter de la question de la race. Tu n’as toujours pas compris, je le comprends, je le conçois, parce que ça s’oppose radicalement à ta version ambiguë du monde. Mais la mienne prend compte de la nature humaine, vois-tu? Un noir n’est pas paresseux parce qu’il est noir nécessairement. Il y a des noirs qui ne sont pas paresseux et ceux-ci ont découvert le bonheur des champs de canne à sucre. D’une certaine manière, c’est donc toi qui se trouves à stéréotyper les différentes catégories de gens. Est-ce que j’ai dit que les noirs étaient des paresseux? Non! Qu’ils étaient moins intelligents? Je l’ai laissé entendre mais c’est le docteur Mailloux qui l’a affirmé en premier. Ce que je dis à propos de ces énergumènes, c’est qu’ils peuvent se trouver à un niveau meilleur en comprenant leur position et je veux leur faire comprendre leur palace dans la société, sous le joug de l’homme blanc, comme il était d’usage auparavant. Le point dans ce que j’annonce, c’est qu’il y a une différence entre les races et ce n’est pas un petit arriéré de communiste dans ton genre qui me fera un jour croire le contraire. Tu ne peux pas nier qu’il y a une différence. Elle est plus que visible et la refouler est une hypocrisie de première. Ne pas admettre qu’il y a une différence fondamentale c’est refouler l’être humain à un niveau bien inférieur au sien. L’homme que je suis est supérieur, c’est un fait, et si tu n’est pas prêt à l’admettre, c’est que tu ne veux pas comprendre que tu es inférieur car tu as peur du changement. C’est cette même peur de changement qui a occasionné la perte de vos référendums, car vous êtes un peuple de couards. Le changement est quelque chose de drastique le plus souvent et cette drasticité ne convient pas à tous, mais ils devront s’y faire. Une fois que le tout aura commencé à réellement se mettre en branle, le tri sera désormais chose normal et les faibles iront sous la tutelle des réels seigneurs, ceux qui ont le sang et l’apparence pure.

Les races que je détruis et que je méprise ne sont pas des boucs émissaires. Tu fais une version très absurde de ce terme. En fait, je préfère ne plus l’utiliser car il est issu de l’ancien testament. Nous parlerons désormais des autres. Ces autres, ce sont ceux qui réellement détruisent la société. Les juifs ont eu une main mise sur l’économie allemande au moment où celle-ci allait à son plus mal. S’ils n’avaient pas eu main mise sur cette économie, c’en aurait sûrement été autrement. Les juifs étaient partout, ils contrôlaient pratiquement le pays, et une fois qu’ils ont été boutés à l’extérieur, les choses ont tout simplement commencé à aller mieux. La faim est partie et les vrais hommes, ceux qui méritaient d’exister, ont pu sortir de leur trou parce qu’ils n’avaient plus à être méprisés par ces excréments humains. Le bouc émissaire, comme tu veux le rappeler dans un commentaire faux et déplacé, ce n’est pas une manière de cacher quelque chose d’autre. C’est tout simplement un symbole, la chose qui est la plus représentative. Dans le cas de l’Allemagne, c’étaient els juifs qui étaient représentatifs car ils détruisaient l’économie qu’ils avaient déjà affaibli pour s’enrichir eux-mêmes. C’étaient donc eux les responsables principaux et ils représentaient avec une certaine exactitude les troubles qui sévissaient partout dans le pays. Quant à la question de compréhension dont pouvait faire preuve Hitler, il est à un niveau pas mal supérieur au tient. Le problème de la société actuelle, c’est qu’elle est trop indulgente. Elle prend tout comme si elle faisait parti de la nature humaine mais celle-ci est basée sur un complexe système hiérarchisé. Hitler a simplement transcrit le système de pensée humaine pour découvrir qu’un seul type d’homme pouvait la diriger. Il n’est que l’intermédiaire génial dans la compréhension de l’humanité. Et si tu es trop ouvert d’esprit pour accepter les tares de l’humanité, c’est que tu en as une très grande et que tu espères que les gens l’accepteront. Qu’en penses-tu?

En lien avec cette tare, nous pouvons traiter de ma… consommation personnelle. En fait, elle ne compte pas vraiment car elle est en extrême diminution. Tu n’as jamais vu quel combat farouche j’opposais à mes gardiens pour qu’il m’en fasse prendre? Si je continues, c’est tout simplement parce qu’en contrepartie, je purge mon corps et que si j’abdique à cette solution, je n’aurai plus la garde de mon enfant et qu’ainsi je ne pourrai plus éduquer la prochaine génération, ce qui serait une grosse perte. Je suis donc prêt à me sacrifier, un instinct qui te fait cruellement défaut, car ton avarice et tes vices créent un halo qui te sépare du reste du monde et qui t’empêche de constater les différences entre les gens véritables et les gens simulés.

Maintenant, le cas de Michel Tournier. Je ne veux pas entendre ce que je veux bien entendre. Toi, par contre, tu ne sembles comprendre que ce que tu PEUX comprendre. J’ai dit que certaine personne pensaient encore comme nous et cela signifie tout simplement que notre philosophie n’a pas été oubliée. L’allusion à Vendredi, par la suite, ne faisait que démontrer l’affirmation implicite selon laquelle notre philosophie de vies est encore existante. En fait, le sauvage dans ce livre agit comme il devrait agir au niveau de l’homme blanc. L’homme blanc continue son ascension mais tout simplement parce que vivre avec un homme noir lui a fiat comprendre qu’il peut devenir beaucoup plus que les autres parce que lui est habité par la civilité. Dorénavant, pour une raison qui m’échappe complètement, je t’appelle minoune, parce que t’as la face d’un gars qui roule en Géométro pis qui se stationne en triple.

Alors, minoune, il faut parler de mon influence. Selon toi, pourquoi Angela Merkel, la toute première chancelière d’Allemagne est du parti conservateur? J’ai une influence que tu ne soupçonnes pas dans le pays et que personne ne peut la prouver. Je suis un Al Capone en plus subtil. Mais dans l’ALNF, tout se mettait en branle, à l’heure de la fermeture, si cela n’avait été des petits ennuis routiniers. Le tri commençait bientôt et j’étais près d’avoir les ressources nécessaires à la construction de mon camp de réhabilitation et Orval avait déjà tenté notre petit entraînement. L’Élite, que tu le veuilles ou non, s’en venait à grand pas et il était inévitable que tous et chacun y adhèrent. Tu n’étais pas là, alors tu ne peux pas vraiment constater la forte emprise que j’ai eue avant que ça ferme, et c’est pourquoi le jaune est mort. TU me fais bien rire, par contre : Yuufutsu, plus pur que moi! Je crois que c’est la meilleur que j’ai entendu dans ma journée.

(L’image se tamise et Rayer se tourne une dernière fois en direction de l’objectif avec une allure désinvolte, lançant un commentaire comme s’il était d’une importance très réduite et excessivement médiocre.)

Rayer : En passant, Messiah, je te félicite, tu m’as fait passer les quelques minutes les plus assommantes de ma vie, à l’exception de celui où un traître m’a sauvagement attaqué avec une pelle. Veux-tu que je t’envoie une médaille? (au conducteur) Tu diras à ma secrétaire de lui envoyer une médaille pour médiocrité barbante. C’est la pile qui est à l’extrême droite de son bureau…

(Rayer baisse la tête dans une attitude de salutation; l’image se ferme doucement dans un noir totalitaire.)


«La perfection soit avec toi, et avec ton esprit: quelque réduit qu'il soit»
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MessageSujet: Re: Main Event: Monster Glass Match   Jeu 23 Nov 2006 - 23:17

Encore et toujours cette même routine ! Rappelez-vous des paroles précédentes, des messages passés, des évènements qui n’appartiennent maintenant qu’en nos mémoires. Ne voyez-vous pas ressemblance ? Ne reconnaissez-vous pas les similitudes. Non celles du message précédent de Messiah et celui présent mais bel et bien entre les deux premiers combats de ce ménestrel du sport de combat. Rappelez-vous, souvenez-vous, gardez en mémoire. 3 hommes, un combat. 2 hommes qui ont des comptes à régler alors que pour le troisième, le seul compte important est celui de 3. 3 hommes, un combat, et pourtant un qui ne parle pas, qui reste muet devant les déblatères des belligérants. Coïncidence, pur hasard. Peut-être, peut-être pas. Ce n’est peut-être que le destin qui s’acharne, Oui, s’acharne. Non pas sur Messiah mais bel et bien sur les pauvres hommes qui se dressent sur son chemin tel des cônes dans un parcours de courses à relais.

Ses dires ne sont non pas pour dénigrer les adversaires du Dieu mais pensez-y deux secondes. Comment pourrait-on battre un Dieu ? Parce que l’on se croit parfait ? Pourquoi un homme parfait serait-il supérieur à un dieu. Ces deux ne vivent-ils pas dans deux mondes différents, deux mondes complètement différents. Alors qu’un vit parmi ses alliés, ses semblables, l’autre les observe de son altitude, de sa grandeur, autant celle de l’âme que celle de la supériorité. Nous avons beau nier cette supériorité mais elle reste réelle. Peut-être nions-nous seulement parce que nous craignons. Craignons qui ? Craignons quoi ? Seul nous le savons. N’Est-ce pas notre vie après tout. Mais même si la réponse à cette question ne nous appartient à nous seul, il faut se rendre compte que la crainte qui nous envahit, qui nous habite, qui nous domine n’est pas là pour rien. Peut-être est-elle là pour nous éviter de prendre des risques inutiles, non calculés, désespérés. Ou peut-être est-ce le contraire. Peut-être que c’est cette peur qui nous empêche de réaliser, de nous réaliser. Par crainte, nous fuyons, nous quittons, nous abandonnons. Qui ? Notre famille, nos amis mais surtout nous-mêmes ! Quoi ? Notre vie, notre existence, ce que nous sommes. La crainte est toujours présente certes mais il faut savoir quoi en faire, comment la gérer. Doit-on la comprendre ou l’affronter, la laisser nous dominer ou la vaincre. Aussi petite soit-elle, cette crainte à son importance. Comme tout ce qui nous entoure dans ce monde qui est le nôtre. La crainte survie à tous sauf à nous-même. Comment pourrait-elle disparaître autrement que si c’est nous qui l’obligions à quitter ?

Mais délaissons quelque peu ces questionnements sur la crainte, la peur, nommez là comme vous voulez et revenons au vif du sujet. Pourquoi parlez de la crainte alors que The Sweet Damn King n’en affichait aucune. Il avait vu Rayer se battre à TNT, il avait vu les remarques de ce derniers mais rien de ce qu’il avait vu aurait pu le faire craindre. Un Chien craindrait-il un os ? Aucunement ! Pourquoi ? Parce que c’est son rôle sur cette terre de dominer cela. Comme Messiah. N’oubliez pas, n’oubliez jamais, il ne faut jamais oublier, Messiah est un dieu, non pas un homme comme vous et moi. Comment ce dieu pourrait-il craindre un être qu’il domine en tous points, un être qu’il aurait pu créer, un homme parmi tant d’autres.

Comme dit auparavant, Messiah avait tous vu et entendu de la part de Rayer et rien ne l’impressionnait. Car entres vous et moi, qu’avez dit de si important ce simple mortel ? On avait compris qu’il avait des problèmes avec la justice mais en quoi cela était-il important dans le combat ? Il amènerait le juge, les jurées et l’audience dans le ring pour l’accompagner lors du combat ? Évidemment, non. Alors, passons à autres choses. Qu’avait-il dit d’autres. Ah oui, rappelez-vous, il avait divulguer son passé, continuer ses enfantillages avec Simmons, l’homme qu’il avait battu, l’homme qui allait sûrement crier haut et fort à un moment ou à un autre que de parler de son passé le rendrait furieux et sa vengeance serait inoubliable. Comment deviner cela ? n’est-ce pas là l’identique phrase que disent tous ces gros bras sans cervelle quand la domination de l’adversaire se fait outrageuse. N’est-ce pas là les seules phrases pouvant être dites quand on comprend que la fin approche à grands pas, que notre destin nous mène vers la ruine, vers la chute, vers le vide ?

Simmons n’avait encore rien dit depuis l’annonce du match mais pourtant la majorité du commentaire de Rayer lui était adressé. Pourquoi me direz-vous ? La réponse est simple ! Car ces hommes ont un passé commun. Rappelez-vous leurs cris, leur commentaires l’un envers l’autre, leur haine viscérale qui les regroupait depuis on ne sait quand. C’était une histoire de meurtre, une histoire de deuil, ce genre de deuil qu’on ne peut faire tant qu’on recherche vengeance, tant qu’on exige revanche. Ce deuil qui nous creuse au plus profond de nous même pour nous enlever ce que nous possédons de plus important notre âme. Simmons sans rien dire, sans agir avait quand même réussit à faire parler de lui, seulement par son passé, seulement par leur passé car comment Rayer pouvait-il oublier un autre homme à qui la vie est si étroitement lié. Ces deux hommes avaient donc une histoire commune et pourtant Messiah s,en foutait éperdument. N’avais-il pas vécu cela auparavant, dans un passé pas si lointain. Et comment cette histoire s’était-elle terminé ? Par une victoire, par sa victoire.

Si Rayer voulait parler de Simmons et ne pas s’occuper de Messiah, c’était son problème. Ce serait lui qu’il ne verrait pas venir lors du combat, ce serait lui qui le surprendrait maintes à maintes fois dans ce périlleux combat et qui emporterait la ceinture devant une foule qui applaudirait à tout rompre. Mais attendez, attendez un instant, attendez une seconde. Rayer n’avait pas été muet par rapport au dieu, il avait parlé, bafouiller, du moins émis quelques mots par rapport au futur champion. Qu’avait-il dit de si grandiose, de si jubilatoire que notre mémoire pourtant sélective s’était efforcé de se rappeler ? Rappelons nous, fonçons au plus profond de notre mémoire pour se rappeler ces vaines paroles. Souvenons-nous des paroles précises, de l’exactitude des mots. Il avait dit qu’il avait été assommant, qu’il était médiocre. Oui, c’était ça qu’il avait dit, c’est exactement cela.

Pourquoi ces mots alors que Messiah avait commenté les actions. Pourquoi cette médiocrité était-elle associée au Sweet Damn King ? Parce qu’il avais osé dire ce que certain n’osaient pas ? Parce que Rayer restait sans voix devant la vérité absolue que prodiguait Messiah. Probablement. Seul lui le sait et lui poser la question ne nous enverrait qu’une réponse inutile, futile même. Car devant des commentaires gracieux et plein de bons sens, il n’avait su quoi répondre. Comment aurait-il pu trouver réponse à une seule simple question. Simmons occupait trop de place dans la vie de Rayer, dans l’esprit de Rayer. Et cette place était si imposante qu’elle ne laissait rien pour le dieu, pour le Sweet Damn King, pour Messiah. Et cette absence d’espace, cet endroit qui ferait craindre n’importe quel claustrophobe n’effrayait en rien Messiah, cela le réjouissait au contraire. Pourquoi s’énerver avec ce manque de crédibilité qu’on lui adressait, un chasseur ne souhaite-il pas que sa proie ne se préoccupe pas de lui. N’est-ce pas là la meilleure façon de réaliser son but. Effectivement ! Et en ce moment même, la manque de préoccupation que Rayer lui adressait l’accommodait. Alors que Messiah traquait le titre qu’il avait devant les yeux, les deux autres chasseurs étaient prêts à se tirer dessus pour une vieille querelle au lieu de repartir d’un point de départ plus loin dans leur existence, plus important dans celle-ci


Messiah était debout devant ses disciples, qui eux, étaient à genoux devant la splendeur sublime qu’était Messiah. Alors que Messiah, sourire narcissique sur son visage et incontournables lunettes soleil sur les yeux prodiguait de prestigieuses paroles, les disciples écoutaient attentivement l’homme de foi, les mains en croix les oreilles prêtent à s’abreuver de tout ce flot de saintes paroles provenant même de la source de l’être suprême. Messiah continue son discours, conscient que la caméra l’observait, le scrutait, l’examinait. Il l’avait vu mais n’avait jamais détourné les yeux. Du moins, il l’avait fait mais L’œil du public ne le verrait jamais. Comment voir devant l’opacité des lunettes fumées ? Messiah continua encore et encore de diriger cette disciple vers la droit chemin puis s’arrêta. Ceux-ci qui semblaient en transe revinrent à eux et Messiah les invita à quitter, ce qu’ils firent. Il les regarda quitter lentement, hochant la tête de gauche à droite et se passant la main dans les cheveux. Il était fier de lui, de ce qu’il était mais encore plus de ce qu’il faisait. Il dirigeait, guidait et sans aucune opposition. Comme un dieu, bref, comme ce qu’il avait toujours été. Il regarda alors la caméra, baissa ses lunettes et s’adressa aux téléspectateurs.

Messiah : Par où commencer, par quoi commencer. Par dire que tu ne parles que de Simmons ? Pourquoi le dire, tu le sais déjà. Et ne vient pas me dire que cette phrase signifie que même un dieu cherche de l’attention et bla bla bla, cela ne servirait à rien. Je devine tes pensées Rayer, je devine tes questions. Que tu ne me parles pas ne me perturbe aucunement car ce n’est que la simple preuve que tu ne sais pas ce qui t’attend. Tu ne vois en moi qu’un homme qui parle, qui guide, qui déblatère et qui ne sait rien faire d’autre. Tu crois que de me dire que je suis assommant, qui je suis médiocre m’affectera au point de perdre le focus de mon but ultime, le championnat. Pourtant, il n’en est aucunement le cas. Ton ignorance intentionnel me fait bien rire Rayer. En ne me parlant pas, en t’occupant seulement de Simmons, c’est toi qui perd le focus comme tu perdras le contrôle du combat

Tu as beau dire que c’est faux, que je mens, que je fabule même mais pense-y Rayer, réfléchis-y sérieusement. Si tu avais à choisir d’être dans la peau d’un de nous 3, qui choisirait tu ? Prendrais-tu l’homme qui n’arrive pas à vaincre le passé, qui continue de vivre dans le deuil avec comme seul but une vengeance qui ne mènera à rien ? Non. Prendrais-tu un homme qui a des problèmes avec la justice, qui agit comme s’il était le maître de l’univers alors qu’il n’est rien, qui se croit tous permis et qui pourtant vit dans une bulle qui lui éclatera en plein visage à un moment ou à un autre ? Jamais ! Je sais ce que tu te dis Rayer. Tu te demandes comment interpréter mon message, comment retourner cette phrase pour faire en sorte de déclarer que par cette affirmation, je parlais de moi. Malheureusement, tu ne pourras le faire car comme à chaque fois, je devine ta manœuvre. Comme dans la vie, comme dans ta tête, dans tes idées et évidemment, comme au combat.

Ma vie est peut-être a clé de l’énigme Rayer. Peut-être est-ce la manière de me comprendre, peut-être est-ce la manière de me battre même s’il semble impossible de dominer l’invincible. Mais comment trouver cette clé ? En cherchant, en fouillant, en creusant. Par la recherche, nous trouvons ce que nous voulons. Pae l’ignorance, nous le laissons passer. Depuis le début, tu ignores, tu fermes les yeux sur ce que je suis, sur ce que je dis. Loin d’être jaloux, j’évoque les faits. Loin d’avoir peur, j’émets mes commentaires pour te faire réaliser des erreurs. Loin de fabuler, je prédis ma victoire. Tu n’as aucune clé de l’énigme qu’est Messiah pour l’instant et comme pour No limits, tu n’auras jamais la clé de l’énigme, énigme qui te permettrait de comprendre bien des choses, de réaliser bien des choses. Le combat est encore loin, certes, plus d’une semaine mais bien qu’il soit loin, il restera gravé longtemps. Non pas pour ma victoire, non pas pour ta défaite mais seulement pour illustrer le fait que ne pas voir le danger qui arrive, on finit par en souffrir ! Amen


Par ses paroles, Messiah avait tenté de faire comprendre à Rayer que de l’ignorer de lui apporterait rien de bon. Messiah n’était pas jaloux et il avait encore moins besoin d’intention mais tel un guide spirituel, il avait senti le besoin de guider cette brebis égarée vers de plus verts pâturages. Est-ce que paroles lui causeraient la perte. Pourquoi cela le ferait-il Parce que guider cette brebis lui permettrait d’être sur le droit chemin ? Certes, elle le serait mais qui resterait le berger ? Pensez-y. Bien que nous soyons dans notre monde idéal, l’idéal n’est jamais humain, il nous surpasse, il nous domine, il nous observe. Cherchant à comprendre, cherchant à gérer et surtout, cherchant à avoir tout ce qu’il désire !
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Craig Simmons
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MessageSujet: La clé sous les verrous (Partie 1)(avec Rayer)   Dim 26 Nov 2006 - 1:54

(La salle commune, la lumière des néons fixée sur le plafond est striée par les tiges métalliques qui les recouvrent. Le résultat : un plan cartésien lugubre qui s’étend sur le sol et qui sépare le visage des habitants en deux face, l’une lugubre et l’autre lumineuse. Les murs de bétons, par contre, permettent une réverbération très forte de la lumière de manière à abaisser partiellement les clairs-obscurs causés par les cages qui recouvrent les lumières. Néanmoins, le tout a une apparence excessivement macabre et triste. Les murs ont une hauteur considérable et les fenêtres sont recouvertes d’une substance qui élimine la majorité des ondes lumineuses qui fraient difficilement leur chemin dans la fange matérielle des lieux. L’atmosphère est si lourde qu’elle semble bloquer la lumière. Les murs qui réverbèrent le tout sont crasseux à la base mais semble s’éclaircir vers le heur pour se terminer dans une abominable couche de poussière. Les ventilateurs qui palpitent lentement au dessus tentent de déplacer ces amas allergènes. À la base des murs, les mousses s’accumulent de manière accablante et inesthétique. Les pierres sont souillées, autant par la poussière, le sable véhiculé par les nombreux passant que par l’urine des prédécesseurs de ces lieux. La saleté rajoute considérablement à l’allure glauque de l’endroit. Mais sinon la lumière et la poussière, les grilles de fer rendent le tout complètement mélancolique. Les gros barreaux de fer étroitement cordés, pour qu’un bras même ne puisse passer, obscurcissent l’allure des cellules isolées : nous sommes dans une prison. Les habitants départagés en cellules simples laissent voir leur mine décrépie et leur allure pitoyable à la caméra. La crasse couvre partiellement le visage, nous permettant de constater ou tout du moins d’approximer le temps qu’ils ont passé en ce lieu. Leur habit est rigoureusement identique. Il est composé d’une pièce unique de tissu de toile bleu, assez peu flexible et bon marché, avec, du côté droit au niveau du pectoral droit, une petite étiquette avec le numéro de référence de dossier, ce qui permet de retracer rapidement l’énergumène que l’on recherche. Certains ont apporté quelques corrections de style à leurs habits. Certains ont enlevé une seule manche, d’autres les deux; certains ont déterminé que les jambes ne servaient à rien et d’autre, plus ludiques, ont défini que l’habit en son intégralité ne revêtait aucun intérêt particulier. Ceux là arboraient du maquillage qu’ils ou elles, dépendant du point de vue s’étaient procurés grâce au trafic de cigarettes à l’intérieur de la prison elle-même. Mais, outre ces personnages aux allures troublantes, il y a les gardes de sécurités, au nombre de cinq, qui postés un peu partout dans la salle circulent dans un mouvement semi-circulaire pour jeter un coup d’œil rapide à l’intérieur de chaque cellule, comme pour s’assurer que personne n’était sorti, in cognito de l’institution. Ils revêtent un habit semblable à celui que revêtait le huissier au tribunal. La matraque qu’ils font pivoter d’une manière quasi-systématique dans leur main droite, leur visage fixé dans la dureté que leur impose leur métier. Un pivot rapide de la caméra nous montre Rayer dans une cellule. Il semble très bien portant, mais très assoupi par l’atmosphère qui règne dans le lieu. Il regarde ses mains et effectue des exercices assez agiles de ses deux mains, soit simultanément, soit l’une après l’autre, de manière à ne point perdre de sa surprenante dextérité. Puis, cessant tout mouvement, il se retourne vers la caméra, l’œil en alerte, comme si a présence seul suffisant à raviver les lueurs quelconques de son esprit et à le connecter à nouveau avec le monde humain. La caméra s’approche tranquillement de la cellule mais suite à l’ordre intempestif d’un gardien, le caméraman conserve ses distances. Puis, suite à un nouveau pivot sur le côté droit, l’objectif définit exactement la silhouette d’un homme qui passe sous une arche de pierre crasseuse pour se diriger dans la salle principale. Il vêt un habit très simpliste composé d’une grosse tuque de laine de couleur rougeâtre avec un pantalon du même acabit. Dans la même allure, il arbore de manière assez bizarre une chemise à carreaux bleus et noirs et une ceinture fléchée orangée. Il possède aussi une pipe qu’il a posé entre ses lèvres et dont il aspire d’excellentes bouffées qui ravivent ses ardeurs. Aussi, il tient un carnet de note et un crayon. Passant devant la cellule de Rayer, il va se poster en plein milieu du couloir, en plein milieu d’une large tuile située à distance exacte entre les deux extrémités du couloir. Une fois là, il tourne la tête du côté gauche, pour parler à Rayer qui s’est collé sur les barreaux de sa cellule, au risque d’encaisser un coup de matraque en plein visage.)

Robert Lagacé (comme s’il avait de la ouate dans la bouche) : (à lui-même) Y’étions donc bien sale le deuxième plancher, bâtinsse… (en hurlant en direction de Rayer) Bonjour, c’étions Robert Lagacé qui venions vous parler pour le compte d’Acadie Nouvelle. Scusions pour le français parfait, je sais que j’étions un… comment je dirions ça… un homme de grand savouère… J’étions bien impressionné de constater que vous étions embarrassé par les circonstances blasphématoires de votre internement. Or, j’avions le goût qu’on fassions un écrivaille dans ma manière de langage, Monsieur Rayer…

Prisonnier (furieux) : Non! C’pas vrai, crisse!

(Au fond de ce couloir obscur, plantée au fond, face à la cellule de Rayer, une masse imposante agitait les bras derrière les barreaux. Gesticulant, récitant avec savoir une diversité de termes ecclésiastiques, l’être opposé au teuton agrippait de ses deux mains puissantes et blanchâtres les tiges d’aciers qui le séparaient d’une liberté qui était le don fait à l’être naissant. Au fond de ce retranchement noir et humide, un visage s’avançait, son regard perçant et redoutable d’homme qui a trop vécu braqué sur l’athlète encore silencieux, à l’autre bout de la pièce.)

Craig (encore furieux) : T’as pas assez de me faire chier au travail, faut que tu viennes me voir en prison, princesse?

(Rayer tourne la tête et se va dans le coin le plus éloigné de la cellule de Craig Simmons, de manière à le voir en son intégralité. Une fois dans le coin en question, il se colle le visage aux barreaux, ce qui lui permet de mieux, voir, aussi, le journaliste qui note ses constatations dans des gribouillis rapides sur le papier. Rayer jette un coup d’œil rapide à son opposant avant d’esquisser un rapide sourire et de s’adresser à ce dernier dans ces termes…)

Rayer (d’une allure dure qui trahit très fortement sa joie de voir cet individu dans la prison) : Bon dieu, minoune! (les prisonniers se collent tous à aux portes de leur cellule pour voir qui se fait appeler par ce pseudonyme absurde) Je ne m’attendais pas du tout à te voir ici (son allure trahit sa connaissance des circonstances qui ont amené à l’emprisonnement de Simmons). Mais dis-moi… pourquoi es-tu venu me rejoindre ici, aux États-unis, dans le trou du cul du monde qu’on appelle le Wyoming?

(Une hésitation de trois secondes, trois courtes secondes où le visage seulement frustré de Craig Simmons prend d’abord une mine penseuse, juste avant que les sourcils ne s’arquent de manière inquiétante, l’épaisse peau du front ne laissant briller qu’une lueur méchante au fond des yeux, alors que, hérissés, les cheveux semblaient frissonner frénétiquement, les poils se hérissant dans son cou, Son visage prenait une teinte écarlate alors que ses dents blanches surgissaient, tentant de voiler une vague de sons de tempête.)

Craig (en colère, hurlant) : C’EST TOI! C’est toi, mon p’tit tabarnaque! Tu savais que je passais par le Wyoming pis tu t’es arrangé pour que j’me fasse arrêter! Attend qu’on sorte, pis tu vas voir que j’assomme pas mal plus qu’une entrevue avec Messiah, princesse!

(Intrigués, les prisonniers se retournent suite à l’appel lancé par Craig, le mot affectueux les surprenant. Ils fixent les uns après les autres les allures dignes et froides du docte aux cheveux blonds pour s’enserrer dans la dureté de son regard. Ce dernier se retourne vers son interlocuteur.)

Rayer (froidement, mais parlant très hautement et intelligiblement pour bien se faire comprendre) : Eh bien quoi? Tu n’apprécies pas que je mette un policier à tes trousses pour qu’il découvre toutes les lois que tu peux enfreindre dans une seule journée? Tu devais pourtant t’attendre à ce que ton rythme de vie te revienne en plein visage. Je t’avais dit que j’avais le bras long et il semble que comme Yuufutsu, tu n’as pas pris mes paroles comme étant significatives et cela, comme cet antécédent, a causé quelques remous. Quant au fait de sortir d’ici, je crois que je risque de sortir d’ici bien avant toi car rappelle-toi bien l’une des clauses de mon contrat : rappelle-toi la clause que j’ai fait ajouter, et rappelle-toi aussi, Sean Martin, si je suis possiblement vis-à-vis d’une absence prolongée, la partie patronale doit faire le maximum pour me sortir de la présente situation. Or, cette clause est complètement absente de ton contrat. Je te souhaite donc de pouvoir sortir à temps pour notre match… (Rayer est pris d’une crise de fou rire complètement fausse) C’est étrange, vois-tu? Parce que j’ai l’impression de revivre le cas Stivers à une échelle un peu plus extravagante.
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Craig Simmons
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MessageSujet: La clé sous les verrous (Partie 2)(avec Rayer)   Dim 26 Nov 2006 - 1:56

(Alors que seuls quelques prisonniers avaient tendu l’oreille d’un air désintéressé au départ, un petit groupe s’agglutinait au-devant de leurs barreaux, intéressés par cette rencontre étrange d’un teuton et d’un canadien français au fond du Wyoming. Suivant (la conversation est en anglais) la conversation, ils se retournent, d’instinct, pour connaître la réponse du géant excédé.)

Craig (tranchant) : Pendant qu’on en parle, comment as-tu aimé que TON style de vie te revienne dans la gueule? On s’est pris pour plus fort qu’on ne l’était, princesse, et ça a été quoi, le résultat? Une belle petite purée allemande scotchée au tapis du ring! Oh que si, tu t’y connais, pour ce qui est d’un style de vie qui revient en pleine face…comme tu t’y connais dans les coups chiens! Tu te prétends plus fort que tout le monde, princesse, mais si tu n’utilisais pas tes p’tits tabarnaques de coups chiens, tu serais probablement plus bas que tout le monde, en train de te demander comment battre Stivers. Tu joues au chien sale, et ensuite, tu viens de parler de la noblesse et de la dignité de ta race de bouffeux de choucroute? J’te pisse dans l’cul, Rayer! Quoique, maintenant, à y penser, je suis pas surpris que tu m’aies envoyé ici.

(À ce moment, Craig laisse paraître sur son visage un petit sourire hautain, alors qu’il redresse le cou, semblant fixer au-dessus de la tête de son interlocuteur un point fixe.)

Craig (hautain) : T’es probablement trop chieux pour vouloir te battre une seconde fois contre moi, maintenant que tu vois que ton p’tit jeu de me zigner sur la jambe ne marche tout simplement pas. Et quant à mon incarcération, ne t’en fais pas pour moi, je t’en prie…le Wyoming est une nation d’alcooliques. Je serai libéré d’ici trois jours max.


Rayer (l’œil enflammé par le début de discussion et un sourire au coin des lèvres suites au dernières paroles de son interlocuteur) : Je ne cesserai jamais de me surprendre de ton langage de fin roturier. Je dois par contre admettre que tu sais trouver… non pas les mots justes, mais les idées principales qui produisent une argumentation sensée, contrairement à certains… Mais mon style de vie ne me dérange guère, si tu veux réellement le savoir. Je vis exceptionnellement bien et je me plais assez en prison. Je vois ici les gens les plus bizarres que l’on peut jamais rencontrer au cours d’une vie et je peux ainsi changer les gens de l’intérieur. Car, qu’on le veuille ou non, ce sont les prisons qui d’une certaine manière régissent la société. Réussi à te trouver des suiveurs dans tous les domaines, et tu seras un grand homme ou sinon reste seul et morfonds-toi sur la mort d’un ami qui est bien mieux là où il est, tout cela sans progresser. Pour ton incarcération, je ne doute pas que tu seras sorti pour le match, mais d’ici trois jours? Je ne crois pas, le temps que le jury se relève de sa gueule de bois, ça peut prendre du temps, et une fois qu’ils seront remis, ils se remettrons à picoler avec plus de vigueur puisque leurs vomissures auront cessé. Le policier qui t’a traqué m’a fait un compte-rendu rapide et je dois avouer que cela m’a impressionné d’une certaine manière. Je ne croyais vraiment pas que l’on pouvait violer autant de lois en même temps, ou tout simplement en une seule journée. D’une certaine manière, tu es un pionnier, car tu repousses les limites de la possibilité humaine. C’est seulement dommage que tu sois un pionnier dans un secteur qui n’a absolument aucun avenir car les hommes comme toi sont voués à un futur emblématique de l’apocalypse génocidaire mondial. Ah! Et aussi… nous avons déjà âprement discuté de mon… opportunisme comme tu sembles tendre à l’appeler. Que penses-tu de mes méthodes? Je sais qu’elles peuvent t’apparaître comme bien peu orthodoxes, mais au moins, elles, sont efficaces, non? Mes « coups chiens » sont certes désapprouvés du public, mais ce n’est pas non plus une raison de les bannir. Il n’y a rien qui les puis supprimer complètement des méthodes de lutte. Chacun les a utilisé. Ce n’était pas un coup chien, d’après-toi, de me donner un coup de pelle derrière la tête? Pourtant, est-ce qu’on t’as banni de la ligue pour autant? NON! Et c’est pourquoi je les utilise, parce qu’ils sont en ma possession. Celui qui se refuse à les utiliser a tout simplement un intellect déficient, car ils sont devant lui et sans être une solution facile, au contraire, ils permettent d’arriver à l’objectif global de manière plus prompte. Alors, je ne suis pas un opportuniste. C’est toi qui es trop limité par les frontières de ton éthique inutile et futile.
(L’œil de Rayer est maintenant grand ouvert et il semble que son esprit se nourrit de la discussion qu’il a maintenant avec Craig Simmons, comme si ces chamailleries allumaient en lui les lueurs d’une enfance cachée depuis longtemps et que le jeu avec un confrère lui donnait des raisons de se réjouir.)

Craig (l’humeur occulaire échauffée par les propos de son interlocuteur) : Bien sûr que mon argumentation est sensée, imbécile. Tu crois que c’est parce que je ne prends pas la peine de travailler mes phrases avant de te les vomir qu’elles sont moins porteuses de sens? Bin t’es probablement encore plus conne que je pensais, princesse. Je pourrais élaborer des phrases plus compliquées si je le voulais, mais je n’en ressens pas la besoin. Je suis pas comme toi; je sais que je suis intelligent, et j’ai pas besoin de parler en langage d’universitaire pour me prouver. Enfin…ton style de vie, ma belle, je te ferais remarquer que le problème, c’est pas qu’il te dérange, c’est qu’il dérange les autres. T’es trop fermé pour comprendre un truc aussi simple que « ta liberté s’arrête où commence la mienne », et c’est un peu ça, aussi, qui te reviens en pleine face…en vérité, si tu te plais tant que ça, en prison, t’aurais dû te laisser incriminer. Tu serais resté en prison, tu serais heureux, ton fils serait avec sa mère, y serait heureux, pis tu serais en prison, je serais heureux! Mais nooonnn…fallait que tu viennes faire ta grosse tâche dans toutes les ligues de lutte que tu trouverais! Oh, et au fait, j’ai pas besoin d’une bande de p’tits suiveux sortant de Saint Quentin pour devenir un grand homme! Je suis capable d’en devenir un par moi-même, contrairement à certains qui vont chercher leurs contacts à gauche et à droite, et qui se trouvent entourés par une moumoune et un gay! Et pour les lois que j’ai violées…j’suis certain qu’il en a rajouté, bon! C’est impossible que je risque deux ans pour un avant-midi au Wyoming! Ce serait dans ton genre, d’en faire rajouter un peu, n’est-ce pas, princesse? Ça m’amène à parler de tes coups chiens. Il y a toujours une distinction à porter entre les différents types de coups chiens portés, mon cher, qui font qu’une action sera correcte, ou lâche. Tu sais c’est quoi, cette petite notion, beauté? On appelle ça un CONTEXTE! Tu parles d’un gars que tu as tué traîtreusement avec plaisir et tu parais prêt à jouir sur le ring? Mon coup de pelle devient légitime, car il t’empêche de tourner davantage le fer dans la plaie des proches de Yuuf. Tu fais suivre un gars pour être certain qu’il aille en prison, afin de pas avoir à l’affronter? On appelle ça de l’imbécillité, de la peur, du manque de courage, bref, du couillonnisme. Ce sont des moyens peu orthodoxes, c’est vrai, mais ils restent bannis, tant et aussi longtemps qu’il n’est pas moyen de faire autrement. Celui qui les refuse fait preuve de dignité humaine et acte de foi en la noblesse de son prochain, pendant que celui qui les utilise, il fait…dur. Alors, mon cher, mon éthique futile et inutile tient à se foutre de la gueule de cette grosse cochonnerie pédante, hypocrite, lâche, veule et imbécile qui croit pouvoir lui porter atteinte…satisfait par ce niveau de langage?

(Son ton était toujours colérique, mais sa tête surélevée trahissait toutefois une attitude crâneuse qui se voulait plus découlant d’une provocation bien plus amicale que de l’agressivité et de la haine franche qui l’avaient poussé à imprimer autrefois derrière la tête de son vis-à-vis les mots Black & Decker.)

Rayer (tranquillement, il s’assied sur un banc de bois qui est fixé au mur par deux chaînes de métal reliées à la pierre par des anneaux solidement ancrés.) : Je crois que tu t’es légèrement fourvoyé dans tes arguments, cette fois-ci. Yuufutsu n’avais pas de proche. C’est une loque, une âme en perdition, un orphelin, un sans ami. Qui donc est là pour le pleurer sinon d’autres loques dans le même genre tel que Crow et toi? Personne, tu entends? PERSONNE! Je ne peux pas tourner le fer dans plaie qui est inexistante. De plus, cette plaie s’est cicatrisée sur le moment, alors que les courants électriques calcinaient les lésions qui avaient été auparavant causées. C’est drôle comment les choses peuvent s’emboîter parfois, non? Quant à cette histoire de contexte, je ne crois pas que cela suffise à prouver ta thèse. Le contexte n’est pas une justification valable : le monde est plein de contextes! Les contextes pourraient donc tout démontrer. Une femme a tué son mari; ce n’est pas grave, elle était simplement dans son syndrome prémenstruel ou ce n’est pas grave, c’est la secrétaire à Simmons, on savait que la corde allait briser d’un moment à l’autre! Le contexte, ce n’est qu’une invention des simples d’esprits pour justifier leurs actes. Les miens ne sont pas dans un contexte, ceux-ci changent trop. Les miens sont dans l’idée, et celle-ci ne peut pas changer parmi les siècles car elle s’adapte aux différents contextes. Et mon style de vie, ma personne, mes mœurs et ma famille, ça ne regarde que moi, tu m’entends? Pour moi, tout est parfait dans le meilleur des mondes mais il faut changer votre vision du monde, vous qui vivez dans un monde perverti où mes principes ne semblent trouver place qu’au travers de discours. Comme pour le piano, il faut inculquer une discipline sans bornes pour annuler les écarts de conduite d’individus tels que toi. Tu donnes un exemple des plus pitoyable alors que je tente d’enseigner au monde la réelle manière de réussir sa vie. Tu pourrais, certes, être un contre exemple mais je n’ai pas vraiment envi de jouer à ce petit jeu avec toi. Je pensais que tu étais parvenu à un niveau e maturité suffisant pour que nous puissions discuter de manière à peu près normale, même si je ne m’attendais pas à ce que tu puisses saisir toutes mes subtilités de langage de par tes oreilles insipides. Aussi, je ne sais pas pourquoi vraiment tu t’en prends aux petits jeunes de Saint Quentin : tu ne les as jamais vu! Peut-être que par miracle, l’un de ces insignifiant a entendu parler de la réalité pure qui nous est transmise par Mein Kampf. Car j’ai fait un rêve : un rêve où les fables de La Fontaine que les parents lisent à leur enfant, au berceau, sont remplacés par le réel ouvrage, Mein Kampf ainsi, nous pourrions établir de manière concrète la destiné imminente du monde, non pas de manière superficielle avec de coups de pelle en pensant faire quelque chose d’intelligent par notre cerveau grillé par l’alcool ou quelconque substance illicite qui abaisse l’homme au stade d’animal, mais en utilisant la parcelle psychologique qui l’a fait se détacher de ses ancêtres primates. L’éthique, c’est quelque chose de très subversif, vois-tu? Pour toi, c’est éthique de me frapper avec une pelle alors que j’use de mes mains pour m’en prendre aux autres mais si, pour moi, c’est complètement justifié de pendre un homme par les pieds à un crochet de boucher, est-ce quelque chose d’éthique? Eh bien la réponse est simple, oui!
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Craig Simmons
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MessageSujet: La clé sous les verrous (Partie 3)(avec Rayer)   Dim 26 Nov 2006 - 2:00

Craig (calme, mais roulant des yeux avant de répondre, sautillant sur place afin d’éliminer une douleur dans ses mollets, répondant toutefois instantanément) : ….en tout cas. Me fourvoyer dans mes arguments? Dans tes rêves, Rayer! Bien sûr que Yuufutsu avait des amis, et oui, mis à part les gens de la ligue! Il était solitaire, mais il avait tout de même plusieurs proches, dont le nom ne me reviens malheureusement pas…je comprend pas qu’un gars comme toi, peureux comme dix, ait pas j’té un œil à ses rencontres pour voir s’il pourrait pas y avoir de problèmes. Mais le problème est pas là, de toute façon. Le problème, c’est que Yuufutsu était un être humain, et qu’il est né avec le droit naturel à la vie, un droit que ni toi, ni moi, mais seulement une quelconque instance supérieure, qu’elle s’appelle Dieu, Allah ou Sylvie, et NON, Messiah ne compte pas dans les réponses possibles, a le droit de lui enlever. La plaie est existante, mais pas dans l’âme des proches; la plaie est plutôt un gros trou béant dans les côtes non défendues de la dignité humaine. Parce qu’en le tuant, c’est elle que tu as blessée, princesse. Et un tel affront ne peut pas rester impuni, et si la justice est trop pogne-cul pour faire quoi que ce soit, je m’arrangerai bien…dans le cadre de mon métier, bien sûr. Maintenant, revenons à notre histoire de contexte. Je vais faire comme si je n’avais pas entendu la petite pique que tu as lancée à ma blonde, Rayer, car oui, Audrey, mieux connue sous le nom de « la secrétaire à Simmons », est ma blonde, et te dire ceci : un contexte, ça s’évalue. Toute situation a un contexte, il faut encore voir s’il justifie le geste posé, sacrament! Une femme tue son mari parce qu’elle est en syndrome prémenstruel? Le contexte tient pas. Son mari la bat et viole sa fille? Le contexte me semble bien plus légitime. Pas toi? Le contexte n’est donc pas une invention, mais bien un fait. Tu peux pas nier qu’il y a un contexte à chaque situation. Maintenant, passons à un autre truc. Je crois que tu n’as pas compris l’idée qui sous-tend le fait de « s’intégrer à la société ». L’idée veut que tu arrives dans le monde en emportant tes idées, et que tu tentes d’enrichir notre culture pour rendre notre monde meilleur…plus pur, si ça te fait plaisir. Mais le fait d’imposer tes idées, ça ne fait qu’appauvrir la société, lui faire perdre sa richesse et sa diversité, car oui, Rayer, on vit dans un putain de monde de diversité, où tous sont libres tant qu’ils n’empiètent pas sur la liberté des autres. Pas besoin d’une discipline froide et stérile. Emmène-moi plutôt la diversité et le savoir de toutes les cultures. C’est de ça qu’on a besoin, princesse, et certainement pas besoin de ta bande de gros colons génériques d’aryens. Tu crois détenir la vérité, alors que cette dernière n’existe pas…tu es probablement le plus pitoyable de nous deux, princesse…te battre pour une fausse idole, franchement…c’est tout de même moins pathétique qu’une fausse idole qui se bat, mais quand même…tout ça pour dire, Rayer, que le monde qui mérite d’exister n’est peut être pas celui que l’on a maintenant, plein de ses imperfections, mais pas celui des landes et des peuples stériles auxquels tu rêves, pour une raison obscure. Et pour ça, pour un monde où la diversité restera, je me battrai jusqu’au bout. Je me battrai pour les éléphants qui peuplent cette terre, pour que l’homme apprenne à laisser de la place à tout, même à ses géants les plus encombrants. J’imagine que tu…

Robert (le coupant) : Scusez-moi, m’sieurs dames, pourrions-vous répéter vos dernières parlures?

(Rayer le regarde d’une manière complètement offusquée. Il se retourne vers le journaliste et lui fait un signe du doigt pour l’attirer. Une jambe en avant de l’autre, le journaliste va tranquillement son chemin vers les barreaux. Une fois arriver devant, Rayer le tire avec violence. Sur le coup, de nombreux agents de sécurité se précipitent vers le grillage mais l’Allemand n’a pas l’air de s’offusquer. Il prend la ceinture fléchée et lui écrase le nez sur les barreaux. Le sang gicle de tous les côtés tandis que l’arête se fracasse dans un bruit de concassement effroyable.)

Rayer (en hurlant et postillonnant abondamment pour bien faire comprendre son point de vue) : C’étions pas de même qui faut parler! (la veine aux abords de son cou prends des allures très disproportionnées tandis que Rayer le fixe d’un regard assassin et perforant)

(En lui donnant un grand coup de pied au niveau abdominal, Rayer le laisse tomber sur le sol alors que les agents de sécurité entrent dans sa cellule. Ce dernier sourit légèrement et plusieurs hommes ouvrent la porte de manière précipitée. Sans trop leur porter attention, Rayer tend le bras gauche alors qu’un homme vêtu d’une blouse médicale s’approche avec une seringue. Un sourcil levé, Rayer fixe le mur du fond. Sur celui-ci, nous ne pouvons voir que quelques dessins, probablement faits par l’enfant de Rayer, à moi que ce ne soit le nazi qui a des compétences artistiques visuelles des plus déplorables. Sur l’une de ces œuvres primaires, nous pouvons voir une croix gammées excessivement bien proportionnée, contrairement aux autres gribouillis que nous pouvons observer. Le sourire de Rayer s’élargit précipitamment, comme si cette vision, ce dessin revêtait pour lui une sorte de fierté. La caméra pivote rapidement alors que Rayer sombre dans le sommeil et que les agents de sécurité le traînent de toutes leurs forces, le corps inerte étant très sujet à la gravité. Le corps inerte de Rayer passe tout près de celui de Robert, auprès duquel s’affaire un infirmier avec des éponges très nombreuses pour nettoyer un peu le sang qui s’est écoulé. Malheureusement, il n’y a pas grand-chose à faire pour lui sinon laisser le tout sécher. Les gardiens empruntent une porte tout près de la cellule du nazi, de telle sorte qu’ils ne passent pas devant la cellule de Craig Simmons, qui se délecte de la scène de pas les orifices nombreux que comportent ses barreaux. Une fois les gardiens et Robert sortis de la salle, avec l’infirmier, un concierge se pointe avec un seau d’eau pour nettoyer le sang qui s’est écoulé sur le sol. La caméra se détourne des mouvements répétés de la vadrouille qui tente d’extraire de la surface déjà croûtée les substances diverses qui s’y sont coagulées pour se fixer sur les néons, les lumières dansantes qui sont dans les airs et qui se reflètent étrangement sur les parois emplis de moisissures et de salissures diverses de la prison. Les poussières masquent une partie de la lumière qui se dirige vers le sol et comme des nuages dans un ciel bizarrement proportionné, ils absorbent une partie de l’énergie qui était toute désignée pour les habitants de l’endroit.)

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«La perfection soit avec toi et avec ton esprit, quelque réduit qu'il soit...»
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Messiah



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MessageSujet: À travers des pensées lointaines   Dim 26 Nov 2006 - 21:07

Il y a de ces choses qui sont dans ce monde et qui ne disparaîtront jamais. L’amour, la joie, la tristesse, la colère. Tous ces sentiments, émotions, feelings, appelez cela comme vous voulez, nous les avons eu, nous les avons encore et nous les aurons toujours, et ce pour l’éternité. Certes, ils n’apparaissent pas souvent. Ils se cachent, ils se terrent tel une proie craignant l’attaque. Certains se montrent le bout du nez alors que pour d’autres, cela semble mission impossible. Ça dépend de l’endroit, du moment, de l’individu. On ne voudra pas pleurer pour ne pas faire rire de soi ou se montrer faible. On ne voudra montrer sa joie de peur de choquer ceux dont la vie n’est pas aussi rose, n’est pas aussi belle, aussi facile. On ne voudra pas non plus démontrer sa colère, de crainte que les gens nous pointent du doigt, s’éloignent de nous, nous croyant violent, impulsifs ou incontrôlables. Bref, pour les autres et non pour soi-même, jamais pour soi-même, nos sentiments, émotions, feelings se cacheront ou apparaîtront. Ne pas être mais bien paraître, n’est-ce pas là l’importance. Est-ce ces sentiments qui décident ou est-ce nous ? À moins que ce ne soit un heureux mélange des deux.

Néanmoins, le verdict reste le même, la sentence demeure semblable. Nous ne le faisons pas pour nous, nous le faisons pour eux ! Pourquoi montrer ses sentiments est-il aussi tabou dites-moi ? Connaissez-vous la réponse ? Car, de mon côté, comme du vôtre, je ne la connais pas et peut-être que cette réponse est inconnu et le sera longtemps pour chacun de nous. Cela me fait penser, il n’y a pas que les sentiments qui existent et qui ne disparaîtront jamais. Il y a des millions d’autres choses. Les secrets par exemple….


Messiah : Dans la vie, des choses montrées, des choses cachées par notre seul bon vouloir

Ces secrets qui restent enfouis, n’attendant que d’être dévoilés, vivant de patience, de tolérance et attendant des heures, des jours, des semaines, des mois, années, décennies même avec un seul et unique but, exister à travers d’autres ! Certains auront ce privilège, d’autres pas. C’est que dans ces moments, leur destin n’est aucunement, et je dis bien aucunement, entre leurs mains. Leur destin, si prestigieux ou honteux soit-il, réside entre l’âme, l’esprit et le cœur du cachottier, celui qui le garde depuis le départ ou celui qui l’a reçu d’autrui. Mais ce qu’il y a d’étrange avec les secrets, c’est que le don de ceux-ci n’est jamais véritable. Pensez-y ! Donner signifie ne plus avoir mais quand tu transmets un secret, ce dernier t’appartient encore, il t’appartiendra toujours, il réside en toi, vit dans ta mémoire, pour un moment, pour un long moment, pour un trop long moment, l’éternité !

Messiah : L’éternité n’est rien de notre existence, que l’aboutissement, que l’horizon sur notre route. L’éternité ne mène à rien si tu ne vis pas comme il se doit, comme dieu le veux, comme dieu l’exige, comme je le veux, comme je l’exige !

La volonté, autre aspect continu depuis des lustres, autre aspect éternel, autre aspect qui ne disparaitra jamais et ce même si nous le souhaitons, nous le désirons, nous le voulons. Délicieux paradoxe n’est-ce pas ! On voudra toujours, c’est universel. On voudra ce que l’on n’a pas, on voudra réussir, on voudra tout que ce l’on veut. N’est-ce pas là le premier pas vers un but ?

Messiah : Un but, un seul but à No Limits. Une domination franche, une victoire, une ceinture, une glorification.

Glorification, qui comme tous les autres, vie sans naissance et continuera de vivre sans mort. Nous la voulons tous, sans se l’avouer peut-être, mais reste que nous la voulons ! Nous voulons être connu, être reconnu. Nous nous plaignons des autres mais ce n’est que pour seule raison; L’envie, la jalousie. Nous jalousons, nous envions, nous critiquons seulement car nous sommes du mauvais côté, celui de ceux qui n’ont pas, celui de ceux qui veulent, celui de ceux qui espèrent. Nous sommes tous contre l’injustice, nous ne voulons pas qu’il y ait des êtres avantagés mais pourtant, nous nous bousculons, nous nous combattons pour être les premiers dans la file pour avoir des privilèges ! Ne serait-ce pas là la clé de la faiblesse des hommes ?

Messiah : Clé, celle qui ouvre toutes les portes, celle du cœur, celle de l’âme, celle de l’esprit, pour une compréhension, pour une domination, tout simplement pour être le meilleur, l’être supérieur, le roi du monde, le Dieu parmi les hommes, pour être ce que vous n’êtes pas, moi !

La clé de la faiblesse des hommes réside dans l’envie, la jalousie qui nous fait craindre, qui nous enivre, qui nous chavire, qui nous fait oublier ce que nous sommes, ce pour quoi nous sommes, qui nous sommes vraiment. La jalousie crée des combats, des guerres qui n’ont pas lieu d’être. Mais pourquoi s’en étonner ? Ceux qui la détiennent ne sont que des hommes, des êtres inférieurs, dans un monde créé pour eux, des humains qui ne savent que faire des pouvoirs, des dons qui leur sont transmit. Ils ne savent pas ce qu’ils ont, ils ne le sauront jamais, il n’en ont tout simplement pas conscience !

Messiah : Conscience que je détiens, qu’ils ne connaissent pas, qu’ils n’apprivoisent pas. Conscience de savoir qu’une guerre personnelle ne mène à rien outre qu’à la perte, la perte de notre vie, la perte de notre but mais plus encore, la perte de ce que nous étions au départ, avant ce pénible commencement.

Le passé, celui qui nous appartient mais que nous partageons en d’innombrables parcelles par ci par là. La naissance, naissance que nous partageons avec notre mère, le médecin, le personnel de l’hôpital. L’enfance, la petite école, les camarades, les enseignants, les amis, les ennemis, ce que nous vivons, ce que nous avons vécu, ce que nous oublions, ce que nous aurions voulu oublier, ce que nous aurions dû oublier.

Messiah : Il est à croire qu’il y a de ces souvenirs qui resteront à jamais gravés alors que notre seule volonté serait de les faire disparaître. Comment faire ? Impossible ! Comme une défaite de ma part à No Limits, tout simplement impossible. Certes, j’ai essayé, non pas de perdre, mais de créer une disparition. Ni la mienne, ni la leur a fonctionné. Ces souvenirs flottent encore, voguent toujours dans la rivière qu’est ma mémoire. La fuite n’aura pas suffit, la prière non plus. Une nouvelle vie est peut-être la clé de l’énigme, celle qui ouvre toutes les portes, toutes mes portes. Mais comment savoir si celle que l’on ouvre est vraiment la bonne ? Si c’était au contraire, la pire chose à faire ? N’est-ce pas là le jeu du destin ? Je crois bien que oui, et vous ?

Le questionnement, celui qui vient, celui qui survient, celui qui arrive, celui qui reste, ancré en nous, entre dans notre esprit, dans ce qui nous sert de mémoire, n’en ressort pas, n’en ressortira jamais. Pour le meilleur… ou pour le pire. Ce questionnement, questionnement qui amène à des choix, des choix difficiles, des choix incompréhensibles, des choix qui mènent à notre perte. Est-ce parce que le choix était trop difficile pour nous ou parce que le questionnement ne fut pas fait adéquatement que nous faisons des erreurs. Pensez-y, si nous pensions avant d’agir, si nous envisagions les conséquences, les erreurs se feraient moins voyantes, moins fréquentes. Mais comment choisir ? Comment envisager quand rien nous guide, rien ne nous aide à faire le bon choix ? Quand es choix sont divers, tous aussi attrayants, tous aussi mystérieux, si identiques et différents à la fois. La battement d’aile d’un papillon peut causer un ouragan à l’autre bout du monde. Si notre mauvais choix au départ créait un ouragan dans le tourbillon de notre existence. Si ce mauvais choix, aussi petit soit-il, venait à faire en sorte que notre vie jusqu’à là résidant entre nos mains venait à changer soudainement de propriétaire pour devenir la possession du Seigneur lui-même. Ne serait-ce pas désastreux ? Certes, le seigneur sait ce qui est bon pour nous mais quand nous ne sommes pas conscients, le fait de voir que notre vie nous file entre les doigts est un sentiment horrible, effrayant, épouvantable inimaginable. Que faire quand nous ne dirigeons plus rien, quand nous ne sommes plus capitaine sur notre propre navire ? Que faire quand notre vie n’est plus nôtre ? Et dire qu’avant, elle l’était mais que par notre faute, par notre, nos erreurs de jugement, elle soit déménagé sous d’autres cieux !

Messiah : Il ne faut pas juger, ne pas juger les évènements, ne pas juger les hommes. Nous ne les connaissons pas, nous ne les connaissons que trop peu. Comment savoir ce qui exact de ce qui ne l’est pas ? Impossible ! Alors que faire ? Absolument rien car c’est ce qu’il y a de mieux à faire. Pourquoi juger si nous ne connaissons pas ? Ne serait-ce pas là un geste inutile, dépourvu de sens ? Je ne juge pas, je ne jugerai jamais, mais j’observe, je scrute tel un inventeur face à création et ce que je vois me désole. La nature humaine est faible, trop faible à mon goût. Ils ne sont qu’humains, inconscients de ce qu’ils sont, de ce qu’ils pourraient être, de ce qu’ils transmettent. Dieu n’est pas responsable de la guerre puisqu’il ne le fait pas. Quand bien même il l’avait créé, n’a t-il pas aussi créé l’homme et ce, à son image, donc apte à contrecarrer ses plans ? Le questionnement est difficile mais pourtant primordial tout comme la réponse s’y rattachant. Nous sommes responsables de nos choix et des conséquences s’y rattachant

Si le pire choix pouvait mener au meilleur dénouement, ce serait tant mieux. Mais, vous le savez, ce n’est que rarement le cas. Les choix que nous faisons nous suivent à la trace, nous rappellent notre existence. Il faut donc penser, réfléchir avant d’agir, mais nous n’avons pas toujours le temps, ni même le désir de le faire. La fougue, l’adrénaline, la peur nous dirigent parfois; c’est peut-être pour notre bien, peut-être pas. Mais les questionnements qui ont lieu à ces moments sont souvent les plus importants et malheureusement, ils le sont au pire moment car nous ne sommes pas aptes à agir, à réagir et à choisir le mieux possible. À No Limits, il n’y aura pas de limites à nos choix, à VOS choix ! Que faire, où aller, à qui s’allier, que choisir ? Que de questions, peu de réponses et encore moins de temps pour y répondre. Pourtant nécessaires, ces choix sont plus souvent manquants, cinglants par l’absence de réflexion s’y liant.

Réfléchirez-vous avant d’agir ou votre instinct, votre feu intérieur aura-t-il le dessus ? Qui dominera, le passé de votre querelle ou le futur d’un règne. À moins qu’une pièce manquante à l’histoire vienne s’y rajouter, brouillant les cartes pour une incompréhension la plus totale. Un questionnant, résurgent pour des hommes troublés, une victoire troublante pour un homme ressuscité. Think about it cause I’m right. Fin your way, follow my voice, Amen !


7 jours, 7 cycles de 24 heures avant l’heure fatidique. 7, chiffre important de la religion chrétienne. 7, nombre de péchés capitaux. Colère, gourmandise, avarice, luxure, jalousie, paresse et orgueil, chacun allait les vivre à sa manière mais de ce combat épique où il ne doit y avoir qu’un vainqueur, surgirait un dieu, qui, du haut des cieux , se lèvera pour diriger les hommes ! Un pouvoir, dans 7 jours ! La gloire éternel aux portes du jour !
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MessageSujet: Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y! (Partie 1)(w/Craig)   Mer 29 Nov 2006 - 20:14

(La scène démontre un décor de cinéma entièrement monté de manière concentrique. En effet, tout ce qui est autour du plateau semble pointer irrémédiablement vers le centre d’attention, l’objectif des nombreuses caméras qui sont braquées sur l’amas cartonneux qui compose la pièce maîtresse du lieu. Aux alentours, un enchevêtrement de fils divers, pour la majorité de couleur noire pour qu’ils se fondent dans le plancher de même couleur. La poussière qui voltige est visible de par la lumière des projecteurs, avec leurs ampoules de grande puissance qui procurent une lumière semblable à un plein jour. Les fils sont chacun reliés à divers composantes matérielles qui sont visible sur le plateau. Des perches avec des micros sont posées de manière stable et précise selon un ordre de grandeur de la perche le long d’un mur, histoire de ne point endommager le matériel. D’autres fils sortent des nombreuses caisses noires qui sont éparpillées un peu partout sur le plateau. Leurs charnières de cuivre resplendissent à la faible lumière qui règne hors de la scène. Vissées solidement aux caisses de bois, les charnières ont pour principal objectif de maintenir les couvercle en place, pour ne point révéler le contenu des différentes caisses, même si celui-ci, pour des fonctions utilitaires, est écrit sur le dessus sur des feuilles organisées à la perfection par la régisseuse. Sur ces feuilles plastifiées et fixées sur le couvercle avec des agrafes, nous pouvons lire des très nombreuses inscriptions. Parmi celles-ci : costumes (avec la mention de l’époque et du style vestimentaire); replacez au bon endroit après usage; survêtement pour micro (avec la taille du micro) et de manière insolite, surplus de thermos à café est inscrit sur l’un d’eux, probablement pour le jour où le tournage devra s’étirer jusqu’à une heure avancée de la nuit. De nombreux fils sont aussi disséminés dans les différentes caisses, car les techniciens, dans leur hâte de terminer ou de se débarrasser de ces derniers, ne pensent pas vraiment aux difficultés techniques qu’ils encourront plus tard à rechercher ces fils qu’ils auraient dû ranger dans la régie. Au plafond, de nombreuses lattes de métal permettent un mouvement des projecteurs et un roulement rapide entre les scènes. Tout semble avoir été agencé de manière à être fonctionnel. Certaines caméras, avec une toile pour le caméraman pour qu’il vérifie la qualité de son image sans être importuné par la luminosité ambiante, sont sur des rails, elles aussi, pour les plans panoramiques ou tout simplement pour un mouvement accéléré et une cadence réglée à la perfection. Le scène, le centre de cet assemblement concentrique, est légèrement surélevé, et autour nous distinguons quelques ouvertures, ce qui a probablement été un temps réservé à on ne sait quelle machine étrange. Ces ouvertures sont par contre invisibles du point de vue des caméras, du moins celles qui filment la scène qui va possiblement se dérouler devant eux. L’ensemble semble assez terne. Il n’y a que deux sections, deux chaises. Les deux sections sont séparées par un bout de papier cartonné mis de manière transversale pour que l’on distingue la séparation, mais qu’elle soit symboliquement infime. Le centre du papier cartonné blanchâtre ondule avec une régularité esthétique extrême. Ce produit usiné paraît tout bonnement fait pour cette vocation plastique. Les deux pièces ensemble forment un rectangle qui une fois sectionné par la division de carton donne deux carrés pratiquement parfait, si ce n’est que certaines faces ne sont pas fermées pour la simple et bonne raison qu’une caméra ne peut pas voir au-delà des murs, pas plus qu’elle ne peut voir au-delà de ce qui est invisible. Deux hommes sortent des rideaux satinés qui pendent tranquillement près de la scène principale, disposés à cet endroit pour que la lumière, encore une fois, trouve obstacle à sa course. Ces deux hommes qui sortent sont Rayer et Craig Simmons. Ce premier vêt son habituel chandail de laine rougeâtre avec une croix gammée noire sur un fond blanc défini par une limite de couleur jaune ocre. En plus de ce chandail, il a mis un jeans de couleur un peu sombre, pour la beauté que cela aura à la caméra, car il scintille très légèrement de reflets diffus, flous, blanchâtres. Ses cheveux blonds coupés en brosse qui encerclent à moitié son visage un peu rond et dur sont placés de la même manière que d’habitude. Ses souliers sont blancs et cirés pour qu’ils soient très apparents à la caméra. Seule la semelles de bois a été peinte en noire de manière à se fondre dans le plancher et à donner une impression de légère surélévation vis-à-vis du sol. Craig Simmons, qui rendre par le côté gauche de la scène, en opposition totale à Rayer, porte plutôt un costume, un complet noirâtre qui craque sous toutes les coutures. La chemise qu’il porte sous son veston soigneusement pressé est légèrement entrouverte pour permettre au colosse de respirer. Par contre, il ne porte par de cravate. Son allure a donc un semblant de décontracté. Ses cheveux et sa barbiche noirs reflètent légèrement la lumière et la cicatrice de son bras droit en fait autant, mais la chemise la couvre en très grande partie, ne laissant qu’une très légère traînée rougie le haut du poignet. Les deux hommes s’assoient dos à dos, autant dos à l’autre que dos au mur, sur les chaises qui sont postées de manière perpendiculaire au carton séparateur. Une fois assis, ils prennent la pose du penseur de Rodin d’une manière complètement ludique et ridicule. Le costume de Craig craque légèrement par endroits, mais si les coutures sont excessivement tendues sur la masse musculaire en pleine effervescence, elles sont aussi solides que le colosse qui les porte. La cicatrice de Simmons est très légèrement visible par la caméra, puisque la manche de sa chemise a très légèrement baissé, son bras droit étant levé pour soutenir son menton dans un moment d’effort intellectuel caricatural. Un autre homme s’approche tranquillement et se poste en avant des divisions. Un très léger pivot de la caméra, sur les rails probablement pour garder une stabilité optimale, nous démontre une porte dans le carton : une porte très mince, simplement pour marquer de manière posée le passage entre les deux pièces, sans pour autant avoir besoin de descendre du plateau. Ainsi, le tout pourra se dérouler en une seule prise, un seul essai en direct. Ce petit homme qui s’approche est de taille légèrement inférieure à la moyenne. À titre comparatif, il est un peu plus petit que Rayer encore et Craig donne l’impression d’être à sa hauteur lorsqu’il est assis et voûté. Les couleurs s’apaisent peu à peu, le cadre devient tout de noir et de blanc. La cicatrice de Simmons ne paraît plus et le teint de Rayer est plus blanc que jamais, par contraste à l’environnement qui l’entoure. L’endroit au complet se couvre d’une atmosphère particulièrement glauque. Le petit homme est légèrement bedonnant et de grandes cernent perchent en dessous de ses yeux ternes et légèrement clos par la fatigue, probablement. Ses habits sont extrêmement simples et se composent d’un complet marron élimé, particulièrement au niveau des coudes et de l’arrière train. Les deux mains liés devant lui, il se pose en face de Rayer, le regard fixé vers la caméra. Ceux qui ont correctement observé son allure ont probablement reconnu là le grand maître de l’épouvante de du suspense psychologique, M. Alfred Hitchcock, mais ce dernier étant mort, il s’agit probablement dans le cas présent d’un sosie parfait, un clone autrement dit. La bouche légèrement pincée et les yeux légèrement refermés en demi-lune, il se balance en d’avant arrière sur ses talons, sur le plancher dur et froid, du moins à ce qu’il paraît, puisque le prélart posé directement sur n’est pas reconnu comme un excellent isolant. Une petite lumière s’allume directement sur l’homme en question et les autres se tamisent, de telle sorte que Rayer et Craig ne paraissent plus être que des ombres de différente proportion l’un par rapport à l’autre. L’homme prend la parole d’une voix mal assurée, en français, avec un léger accent, comme s’il avait de la ouate aux articulations maxillaires et que celle-ci l’empêchait partiellement de parler. Par contre, il articule assez bien, de sorte que sa voix ressemble à celle de Stephen Harper, Premier Ministre canadien.)
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MessageSujet: Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y! (Partie 2)(w/Craig)   Mer 29 Nov 2006 - 20:16

Hitchcock (de sa voix ouatée, avec un ton un peu mal assuré) : Bonjour… je suis Alfred Hitchcock et comme il est d’usage excessivement courant dans mes œuvres cinématographiques, je vais faire une apparition subtile (Les lumières s’éteignent complètement et une seconde plus tard, avec un bruit de charnière abominable, un rai très puissant illumine le réalisateur de film célèbre, du moins son sosie, qui fait des coucous à la caméra avec un sourire ignare et stupide collé au visage. Il y a une autre baisse lumineuse pour qu’il puisse reprendre sa place.). Voilà qui est fait. Maintenant, je vais vous dire pourquoi je suis ici. Je viens faire la narration du récit et des songes de M. Rayer ici présent et de son homologue masculin M. Simmons. Comme j’ai très souvent faire dans mes œuvres cinématographique, le récit que vous pourrez observer sera très porté sur le psychologique des personnages, ne vous offusquez donc pas si l’action n’est pas des plus palpitante, selon ce scénario, je crois même qu’il ne se passe pratiquement rien du tout… allons voir!

(Alfred Hitchcock sort tranquillement du plateau et après un très bref bruit de micro suivi de : « Vous m’entendez? », la lumière augmente très légèrement sur la scène puisqu’elle s’était progressivement baissée lors du départ du narrateur-réalisateur-coordonateur-cinématographe. Les deux sujets sont toujours dans une position de penseur de Rodin, puis Rayer tourne lentement, très lentement sa tête vers la caméra tandis que la narration débute tranquillement, sans précipitation.)

Hitchcock (avec sa voix semi-anglophone, semi-francophone expliquée ci haut) : Il avait la tête pleine de songe, mais il ne pouvait s’empêcher de réfléchir. C’est étrange, parfois, comme les gens ne peuvent cesser de faire aller leurs neurones. Jour et nuit, il réfléchissait. Il ne se donnait d’arrêt que lorsqu’il serait officiellement déclaré mort par le corps policier. Mais cette folie raisonneuse et systématique allait un jour avoir raison de lui, il le savait, car la compréhension est toujours gage de folie.

(La lumière s’éteint complètement et pendant une fraction de seconde, il n’y a aucun bruit d’audible, plus d’image. Puis, une fraction de seconde lumineuse où rien n’est perceptible avant de retomber dans la ténèbre la plus totale. Tout à coup, la lumière revient pour de bon, de manière très prompte, passant tout de même par un très contrastant camaïeu de luminosité. Rayer fixe désormais la caméra d’un regard fixe et interrogateur. Il tourne très légèrement la tête vers la droite jusqu’à ce qu’elle atteigne un angla anormal puis la redresse pour l’incliner très légèrement vers la gauche, tout ceci en prenant son temps dans des allures mélodramatiques. Son corps entier est appuyé sur son genoux gauche, qui lui, en plus de soutenir le point de la jambe droite, soutient le bras droit, soutenu au niveau de la cuisse, et le reste du corps en son entier, emporté par la chute u bras gauche plus profondément vers le sol. Son regard vide et illuminé reste fixé sur la caméra, sans ciller, Rayer ne ressent pas non plus le besoin de cligner des yeux, si l’on se fit au long délai entre les battements très peu récurrents.)

Hitchcock (sur un ton monocorde, mais faisant très légèrement monter ou descendre la note sur certain mots revêtant plus d’importance dans la fluidité de la phrase) : Les cycles, les régularités, il les tenait en horreur. Chemin faisant, il prêtait bien attention à ce que chacun de ses gestes se distingue très légèrement, inostensiblement du précédent pour qu’une progression se fasse avec les années. Ceux qui disent les mêmes monceaux inutiles de parables futiles, ceux là lui donnaient des hauts le cœur. Il espérait un jour les éradiquer, sporadiquement, lentement, en évolution, chaque jour un peu plus. Mais certains ne se lassent jamais de répéter les mêmes choses, de rester dans le même cycle continu. Ceux-là méritent la mort, mais il sait qu’on ne l’écoutera pas : on ne l’écoute jamais et ensuite un vient se plaindre de ce qu’il avait prédis. Outre les différents cycles, certaines personnes attachent une grande importance aux significations superficielles de la vie : la numérologie, les signes de l’apocalypse… ces gens là n’ont tout simplement que du temps à perdre et rien à transmettre comme enseignement. La numérologie est un art particulièrement absurde. Les numéros qui nous sont montrés ne servent à rien prouver. La religion ne peut accorder d’importance à un nombre, car la religion même est infondée. Car la religion n’a pas toujours été ce qu’elle est là, non! La religion chrétienne actuelle voit la majorité de ses psaumes et histoires calquées sur la religion grecque. Le plus absurde, c’est qu’Héraklès était considéré comme le Jésus des Chrétiens, et ce jusqu’à la moitié du Moyen-Âge, où on lui a donné les allures d’un homme chétif et déplorable. Les 7 péchés capitaux, les 7 femmes de Mahomet : cela ne veut strictement rien dire sinon que c’Était le chiffre chanceux de l’auteur ou que celui-ci avait une imagination bien peu fertile. Les seules 7 images qui seront vus prochainement, ce sont les 7 atrocités dont souffriront les impurs et les ignares.

La routine, toujours est le comble de l’abrutissement de l’esprit. Lorsqu’on fait les mêmes actes tous les jours, c’est que nous nous sommes nous même fondus dans la masse que nous nous sommes créé. Ce moule, c’est la destruction du conscient car les mêmes gestes répétés nous reviennent sans qu’on ait à y penser. Un faux semblant d’originalité et un vent de fraîcheur simulé ne change strictement rien à l’inutilité sociale qui est advenu de l’être. Il faut tout jeter au sol et recommencer à zéro. C’est contre ce genre de mentalité que luttent les nazis. Autant veulent-ils changer le monde par la race qu’ils empêchent l’abrutissement de la nation. Leur mission sacrée est par contre mise en péril par une seule chose, l’institution religieuse. De par les siècles, trop de personnes se sont soulevés contre elle en tant qu’institution politique : Diderot, Voltaire,… mais celle-ci les a jeté en prison de manière indigne pour espérer les faire taire, car elle sait que son heure approche. Son heure semble réellement sonner car les gens perdent la foi. Ils perdent la foi et il fut dit que cela est une bonne chose, car leurs esprits ne sont pas gouvernés par un système hiérarchique absurde. D’autant plus que les religions ne sont entre-elles que de pures caricatures. La religion chrétienne est basée sur la religion grecque et le culte de Mithra. La religion grecque, à l’exception de la majorité des mythes provient des peuples anciens de la région de l’empire perse, et la religion musulmane est une copie et la religion chrétienne. Ces montagnes, ces monceaux d’âneries ne sont que de terribles subterfuges qui camouflent des machinations sans mesures définies encore. Ces machinations sont cachées et le peuple, avide de savoir désormais se rebelle contre l’autorité papale et la parole de Jésus Christ. Pourquoi? Parce qu’ils ont découvert que la vie, c’est pas se faire clouer au bout d’un morceau de bois putride et faire de soi-disant miracles qui ont été mal transcrit pour donner des allures divines à un quelconque individu qui s’est fait faire souffre douleur.

La routine, pour certains, c’est constater jours après jours que personne ne les écoute. Qu’ils sont incompris et seuls au monde. D’autres peuvent dire qu’ils ne sont pas seuls, qu’ils ont des gens qui les suivent, ceux là sont de hommes réels. Ceux par contre qui restent seuls dans le coin d’une chambre noir sont des immondices qui croient en une fausse idée, comme s’ils étaient eux-mêmes une sorte de puissant hégémonie culturelle.

Outre la routine, d’autres questionnements sont très présents dans ce petit cerveau qui jamais ne trouve le sommeil car toujours, toujours il est en train de mûrir quelque songe. Parmi ceux-ci nous en retrouvons un qui revient sans arrêt. Il se demande, son esprit se tort dans des efforts de compréhension tandis que la gymnaste cérébrale se détruit les vertèbres de neurones, comment diable une caméra peut voir ce que le reste ne voit pas. Une caméra ne voit que les choses matérielles. On ne peut distinguer dans le noir que l’obscurité, soit l’absence apparente de tout, même de lumière. Il se réveille aussi, parfois, dans la nuit, en se demandant comme un objectif fait de vitre, supposé filtrer la lumière peut pénétrer l’âme des gens. Car il l’a vu, l’autre jour à la télévision. En ouvrant son poste, subitement, il a vu l’intérieur d’une âme humaine, une âme en loque, une âme solitaire en perdition qui pour se sauver elle-même tentait de sauver les autres. Or, cette proie des limbes était bel et bien dans son téléviseur. Cette vision infernale lui a fait une peur bleue il n’a pu s’endormir à nouveau depuis…

Et ne pouvant s’endormir, ses songes se sont pervertis jusqu’à en devenir une incroyable obsession qui rongeait chaque jour son âme et détruisait ses sens les plus basiques. Tout ceci jusqu’à ce que l’âme humaine lui apparaisse à nouveau, de par le téléviseur. Le simple fait de lui faire voir cette âme à nouveau lui a fait prendre conscience qu’elle était bien réelle. Il a tenté à nouveau d’écouter ce que cette âme avait à dire, mais ses sens se sont apaisés et il s’est endormi, car la routine d’un quelqu’un d’autre avait pris le dessus et dominé l’esprit des autres par l’abrutissement mauvais.


(Dans un immense éclat de lumière, Rayer se laisse pencher complètement devant lui et dans un deuxième brillant éclat, moins saisissant cela dit que le tout premier, il se laisse au contraire, mou et flasque comme une poupée de chiffon, sur le dossier de sa chaise, sa tête chutant vers l’arrière, les bras détendus et les épaules dénudées de tout stress. Rayer se ressaisit et reprend la position de penseur de Rodin. Soudain sort du sol, face à lui, un téléviseur. Un petit peu de vapeur et de fumée blanche accompagne cette arrivée subite. Rayer en position de penseur fixe donc la télévision.)

A. Hitchcock (il revient tranquillement dans l’écran du côté de Rayer, tout près de la porte incrustée au mur de carton) : Des phrases éparses surgissaient de nulles part. Étrangement, elles n’avaient aucun lien entre-elles, comme si elles étaient le résultat fantasmagorique d’un individu d’ascendance douteuse et indigne. Mais il en avait vu d’autre, de nombreux autres qui comme les impurs et les indignes avaient fait leur temps et étaient partis sans laisser de traces. Ce genre d’énergumène ne méritait pas de vivre, mais tout à la fois, il était habité par d’étranges remords. Ces remords, ce n’était pas, comme dans le cas d’une guerre ou d’un assassinat, celui du survivant, mais plutôt le remord de celui qui n’a encore rien tenté. Il se demandait comme il allait réussir son coup, cette fois-ci. Le budget de la ligue ne lui permettait pas des grands effets pyrotechniques ni un panneau de contrôle à portée de main, alors il devrait trouver quelque chose de mieux pour que tout soit accompli dans les règles. Mais ce remord, encore une fois, lui faisait du tort. Comme l’obsession de l’âme télédiffusée, il se demandait ce qu’il allait faire, ce qui allait se produire de cette âme. Une idée lui est donc venue en tête, sur un coup inopiné, puis il mûrit son songe durant trois jours et trois nuits. Tout était donc décidé, rien n’était plus à changer, le plan étant parfait, comme il aurait toujours dû l’être. L’âme, bientôt, quitterait les limbes, et les termes épars d’une discussion solitaire seraient bientôt chose du passé, puisque l’âme troublée qui est revenue sur terre pour les proférer serait bientôt loin, dépassé le Styx, plus loin encore dépendant de la force des remords. C’est l’œil fou qu’il observe les corbeaux à l’écran, ceux qui amènent dans leurs ailes un futur prophétique, tandis qu’ils se repaissent des carcasses des crucifiés.
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MessageSujet: Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y! (Partie 3)(w/Craig)   Mer 29 Nov 2006 - 20:20

(Alfred Hitchcock, ou tout du moins son sosie traverse la porte. Il la pousse très légèrement pour qu’elle se détache non sans difficulté du mur cartonné qui ne tient qu’à un fil. Une fois l’autre côté, il observe l’autre personnage, qui vient d’apparaître sous les feux d’un projecteur, en position du penseur de Rodin. Cependant, le veston qu’il arborait à son entrée semble avoir disparu, ne laissant qu’une chemise blanche légèrement ouverte, affichant avec défi la large cicatrice qui lui barrait le bras droit, rouge sous la chemise, brillante au niveau du poignet. Le projecteur qui frappait de sa violence le Hitchcock, ou plutôt son sosie, s’éteignait, plongeant le narrateur dans le noir. À présent, le poing refermé quittait le menton du colosse, puis se sublimait, laissant les cinq doigts bien écartés, avant de s’abattre dans la masse épaisse des cheveux du lutteur. Simmons s’affalait lentement dans sa chaise, un bras ballant, les genoux se pliant graduellement sous l’avancée de son corps glissant. Sa bouche s’ouvrait graduellement, d’un air ébahi, jusqu’à prendra des proportions grotesques et démesurées, la figure grande ouverte et les yeux ronds sous l’effet d’un ébahissement caricatural. Déjà, le sosie de Hitchcock réapparaît, plus loin, les mains croisées sur le ventre, reparlant de cette même voix ouatée à laquelle il nous habituait depuis le départ.)

A. Hitchcock (Dans fond de la pièce, côté jardin. Il s’avance légèrement vers le centre en observant Simmons, avant de reporter son attention à la caméra) : La consternation. Un sentiment étrange, certes, mélange d’indécision et de surprise qui saisissait l’homme jusque dans ses entrailles. La consternation frappait cet homme-ci à un niveau important, celui de sa propre philosophie de vie. Il croyait à la malléabilité de l’homme, à sa capacité à changer, pour le meilleur et pour le pire, à sa capacité à trouver le courage qui lui fournirait l’effort requis pour faire mieux. Après tout, à l’effort, n’avait-il pas triomphé d’un mal qui aurait mis à mal la « self esteem » et le moral de plusieurs? Son homologue, caché dans sa pièce, à côté, emprisonné dans le carcan représenté de son âme, n’avait-il pas lui aussi, à un moment ou un autre, changé pour le mieux? Bien sûr, notre personnage n’approuvait pas les idées de son homologue. Cependant, il reconnaissait sa volonté de faire des efforts pour changer. Ce qui le consternait, plutôt, aujourd’hui, c’était l’incapacité d’un tiers à changer, à comprendre que le fait d’aligner les phrases les unes après les autres ne donnait aucunement un tout cohérent, un discours suivi, tout filé autour d’un fil conducteur utilisé comme fer de lance pour faire valoir ses idées. Il parlait de routine, plus tôt, mais semblait faire exception de la routine qui l’habitait, lui-même; tout le monde n’a-t’il pas toujours une routine, à la base? Certes. Même s’il est toujours des exceptions à cette routine, une percée de la différence, qui fait revivre l’homme écrasé par son cycle, qui lui apporte un léger sourire avant de le noyer à nouveau dans la monotonie de sa propre existence, tous le monde vit à peu près, chaque jour, chaque heure, les mêmes choses que la journée précédente, et l’autre d’avant. En vérité, il fallait comprendre que seuls les hommes les plus routiniers prenaient conscience de la routine qui leur est propre, des autres personnes qu’elle inclue, des actions entamées, des autres terminées. C’étaient aussi ces mêmes personnes, plus routinières que toutes, qui finissaient par s’ennuyer, dans leurs propres routines. Mais pourquoi ceux-là et pas les autres? Pourquoi, si tous ont une routine, ceux-là sont-ils les seuls à s’ennuyer? En vérité, ces hommes, trop sûrs d’eux, sont blasés, écrasés dans leur suffisance, et finissent par se croire supérieurs à tous. Ainsi écrasés par tout, par leur routine, leurs illusions, les voilà incapables de poursuivre le but qui les avait poussés à poursuivre leur routine, un peu, chaque jour. Les voilà blasés, repus, comme un gargantuesque géant, écrasé dans une forêt, oubliant les raisons de son voyage. Ce sont ces personnes qui seront un jour balayées, avec la surprise affichée à leur visage, voyant leurs illusions soufflées par la foi d’un homme, une foi non pas en son idéologie, ni en sa prétendue divinité, née de l’assurance de sa routine morne, mais une foi inébranlable en les efforts qui l’ont amené jusqu’ici. Ainsi, le dieu gras, repu, blasé et écrasé par la passivité de son existence sera chassé par l’homme, par sa foi en son effort et en son humanité.

(Se levant de sa chaise dans un mouvement mou, fluide, laissant son corps glisser du dossier avant, d’un grand effort des cuisses et des abdominaux, Craig se remet debout, se tenant toujours le front, le sentiment de consternation mélodramatique toujours figé en sa figure. Puis, il rend un long soupir, un râle rauque retentissant, qui trouve sa réponse dans le mutisme soudain de l’éclairage, le projecteur qui l’avait éclairé se taisant, cessant de vomir sa lumière violente, laissant seul Hitchcock au milieu de la scène. Or, ce dernier se déplace de nouveau vers le centre, les mains dans le dos, cette fois. On entend, très distinctement dans l’obscurité, un bruit de caoutchouc roulant sur le sol, juste avant que la poussière ne paraisse de nouveau, volant entre la lumière renaissante et le nouveau spectacle sur la scène; Simmons, torse nu, cette fois, les muscles saillants sous un effort volontaire pour bomber ses muscles, tient entre ses mains, levées au-dessus de sa tête, une grande balle blanche, globe soutenu de chaque côté par deux mains larges, aux doigts longs et puissants. Une jambe tournée vers le côté, la tête penchée, Craig fait une grande grimace d’effort, fort exagérée. Hitchcock (ou son sosie) l’observe de côté, se penchant, observant le géant suant dans son effort et dans son immobilité.)

A. Hitchcock (retournant son attention vers la caméra, mais jetant fréquemment un coup d’œil au personnage plié sous l’effort, à côté de lui) : Le géant Atlas avait été, selon la mythologie des anciens grecs, condamné par les dieux à soutenir la voûte céleste sur ses épaules, pour l’éternité, alors que les dieux décadents retournaient à leurs vénaux habitus. Il y avait ici une forte contradiction. Les titans n’étaient-ils pas, en quelque sorte, aux moins les égaux des dieux, qui eurent besoin de l’aide des cyclopes forgeurs de foudre afin de les vaincre? En vérité, la seule différence entre le torturé et le tortionnaire, entre le titan et le dieu, c’est que l’un est plié sous l’effort constant, alors que le second, fier de quelques petits combats gagnés, à presque oublié la présence du premier, qui lui, fait effort sur effort pour soutenir a charge, pour la porter mieux sur son dos. Le dieu se blase, se targue, se vante, alors que le second souffre, travaille, grandit. Mais si un jour ils se rencontrent, si le titan, travaillé par des années d’efforts, rencontre un dieu, et non pas Dieu, car il ne faut pas oublier cette importante distinction : alors que Dieu est, selon les personnes qui y croient encore, tout puissant et éternel, un dieu, lui, a un pouvoir limité. Il est puissant, mais pas infaillible. Après tout, Ulysse n’a-t’il pas triomphé des ruses de Poséidon? Au prix d’un sacrifice important, certes, mais il a réussi. Tout comme Prométhée, au prix d’un sacrifice important, a réussi à voler le feu à Zeus. Ainsi, il faut savoir faire cette nuance. Un homme qui se prend pour Dieu note sa toute-puissance, se rendant ainsi parfaitement ridicule dans ses affirmations, alors qu’un homme se prenant pour un Dieu admet se fait sa faillibilité. Or, que se passera t’il, lorsque ce dieu imparfait, blasé, engraissé par son assurance, satisfait et ennuyé rencontrera deux titans endurcis par l’effort et habités d’une foi, différentes l’une de l’autres, mais toutes deux nourries du même feu de volonté ardente? La réponse reste simple; le dieu tombera de l’Olympe, une chute d’autant plus dure qu’il croyait sa place assurée, et les titans reprendront le contrôle de cette terre qui leur appartient.

(Le projecteur s’éteint rapidement sur Craig, alors que le bruit sourd d’un ballon rebondissant sur un morceau de bois retentit sur la scène, accompagné d’un : « Y était temps, tab… ». Le projecteur s’allume à nouveau, montrant Craig, toujours torse nu, la sueur se réverbérant, effet confondu de la clarté de sa peau et de la force des projecteurs, qui lui chauffent la peau. La cicatrice rouge, maintenant visible, monte jusqu’au milieu de l’épaule, mais l’attention du spectateur n’est pas là, mais bien sur les yeux de Craig. Ce dernier, la tête en l’air, exhibant davantage sa poitrine haletante, regardait attentivement ce veston qu’il portait à son entrée, alors qu’il descend du plafond, soutenu par de petits fils translucides qui semblaient trancher le décor comme autant de fines lames. Arrivé à son niveau, Craig se glisse aisément dans le veston, qui, toujours serré, semble portant glisser aisément sur le torse nu du géant, qui l’attache, avant d’installer deux fils supplémentaires, au niveaux des genoux. Au fond de la scène, un autre homme, habillé en blanc, apparaît, un sosie, sans doute, car il ressemble énormément à Pierre Régimbald, défunt créateur des marionnettes cannelle et Pruneau, de la très célèbre série télévisée Passe-Partout. Cette homme, en entrant, agrippe une série de fils qu’il pose sur ses doigts, faisant quelques tests. Observant le fait que Craig bouge bien selon les mouvements de ses doigts, un système compliqué d’articulations reliant le marionnettiste et son sujet. Ainsi, Hitchcock commence à parler, alors que le marionnettiste fait gesticuler le géant devant la scène, en une série de mouvements fantaisistes.)

A. Hitchcock (toujours de sa voix ouatée, semblant s’adresser plutôt au marionnettiste, derrière Craig) : Y avait-il, d’ailleurs, quelque chose de plus pathétique que de renier sa condition humaine, de cracher du jour au lendemain sur son identité afin de se porter à un autre niveau sans fondement aucun, se mettre au niveau d’un dieu, qui, comme nous l’avons déjà signalé, n’est ni immortel ni invincible, mais bien une entité puissante et différente d’un homme. Or, une personne qui se laisse bercer par de telles illusions n’est-elle pas plutôt sous l’homme? Un homme reconnaît sa faillibilité, connaît ses forces et ses faiblesses, et tente d’y pallier par l’effort. Or, l’homme qui joue aux dieux se croît tout puissant, et il l’est, dans son monde composé d’une toile rigide et inflexible de mensonges et d’imaginaire. Mais dans la réalité, c’est l’homme qui ne sait où s’arrêtent ses forces et faiblesses. C’est l’homme qui commet des erreurs, et ces erreurs lui en coûteront énormément. Napoléon s’est pris pour un dieu, et il a péri à Waterloo. Staline est entré dans le jeu du Génial Père des peuples, et il a plongé son peuple dans la pauvreté et la souffrance. Quant à Jules César, il s’est pris pour supérieur au Sénat, qui a eu tôt fait de lui rappeler sa véritable identité à l’aide de 23 coups de poignard. Tous ces hommes, en se prenant pour des dieux, se sont ainsi abaissés, ils sont devenus les pantins de leurs propres illusions, guidées par elles comme par un diabolique marionnettiste. Mais lorsque la vérité frappera ces personnes qui se prennent pour des dieux, lorsqu’elles rencontreront les titans, le marionnettiste les abandonnera, et elles se rendront enfin compte de leur véritable position.
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MessageSujet: Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y! (Partie 4)(w/Craig)   Mer 29 Nov 2006 - 20:23

(À ces mots, Pierre Régimbald, ou tout du moins son sosie, lâche les fils d’un coup sec, les laissant parcourir d’un bruit grinçant, protestant contre un tel traitement, les câbles, coulant dans les poulies avec un bruit continu, rejoignant le géant, qui, coupé du soutien du marionnettiste, s’effondre vers l’arrière, un bras en l’air, l’autre en bas, une jambe sous lui, et la dernière écartée dans un angle étrange. Sa tête tournée vers le côté laisse voir une grimace de détresse exagérée, alors que le projecteur s’éteint une nouvelle fois sur ce triste spectacle. Les secondes se succédaient, l’immobilité soutenue par l’obscurité ambiante se faisait plus épaisse dans le silence ambiant. Lourd, chaud et suintant, le statisme de cette scène alourdissait le spectateur, suspendu dans son rêve comme dans l’air, en absence de toute gravité. Puis, soudainement, le noir succédait à la lumière, deux projecteurs s’allumaient, le premier sur Hitchcock, dont la figure bonace et neutre à la fois restait immuable malgré son discours, et le second sur Simmons, cette fois assis en position du lotus, entouré cette fois de deux personnages fantastiques en cet endroit. Le premier, dont l’on aurait su dire s’il s’agissait d’un chien ou d’un loup, gigantesque canidé campé sur ses pattes postérieures, montrait une série de dents, l’air féroce et caricatural dans une pose monstrueuse. Sa gueule ouverte, ses dents pointues, aussi blanches que son pelage, semblait encore grogner, même s’il était évident que l’animal n’était qu’empaillé, comme son autre partenaire, dont la tête était tournée vers l’avant, le corps de profil à la caméra. Montrant lui aussi les dents, son pelage se réverbérant à la lumière, le gigantesque grizzly était à la gauche du lutteur, qui, fixant le sol, ne faisait que caresser le pelage des deux animaux, sans même regarder la caméra.)

A. Hitchkock (Assis sur la chaise qu’occupait Simmons plus tôt, épongeant d’une main potelée son front suant) : L’ours et le loup. Deux animaux puissants, chacun formés de caractéristiques propres, l’un cherchant son pouvoir dans la bande, l’autre créant seul le tien. Deux chasseurs puissants, qui utilisent leurs techniques, leurs mains, plutôt qu’un lâche coup de fusil. Ils méritent tout le respect qui ne leur est pas échu. Ces deux animaux, fort différents, sont deux êtres forts, dominants, se battant pour le territoire, des ennemis naturels, mais fraternels, tous deux fils de Dame Nature. Ils se sont souvent battus, cherchant à opposer à l’autre leur domination, leur force, à le chasser de leur territoire. Cependant, ces deux bêtes animales, cherchant du regard et du nez le même objectif, sont aussi capables de cohabiter, de se supporter dans un effort commun de survie, de lutte contre quelque chose qui, s’il n’est pas nécessairement plus grand qu’eux, les dérange. Ils mettent leurs luttes ancestrales de côté et entrent dans la bataille des instincts, luttant contre l’ennemi jusqu’à ce que ce dernier ne soit plus, qu’il soit passé hors de cette frontière qui est la leur, qu’il l’aient annihilé jusque dans son essence. Et ensuite, peut être la lutte initiale reprendra t’elle. Mais il ne faut pas prendre l’ours et le loup pour des êtres désorganisés, des êtres gouvernés par leurs entrailles, qui leur disent constamment de s’entretuer. Ils peuvent passer, ne serait-ce que pour un temps, par-dessus leurs haines viscérales, pour faire front commun contre ce qui leur fait horreur, les dégoûte et, sans aucun doute, les énerve beaucoup plus qu’il ne les effraie.

(Toutes les lumières s’éteignent toutes subitement et deux seuls projecteurs éclairent faiblement les deux lutteurs, en position du penseur de Rodin sur leur chaise, le regard fixé sur un poste de télévision. Des bruits de botte sont audibles, mais leur écho semble profond, comme si le son provenait des entrailles imminentes du plateau, à un endroit à la fois loin, inaccessible et caché. Puis, les bottes qui produisaient ce son paraissent. Elles sont toutes de noir et Léonard Nimoy fait son entrée sur le plateau. Il vêt un costume qui à la caméra semble assez sombre : par sa teinte, nous pourrions supposer qu’il s’agit soit de rouge, soit de bleu, profond. Le petit signe de Star Trek est visible sur le côté gauche de son habit, en diagonale supérieure de son cœur. La tête très légèrement baissée et ses cheveux cours aux allures plastiques démontrent ses oreilles pointues, origines d’un effet de maquillage assez rudimentaire. Les traits légèrement tirés par les rides qui lui couvrent maintenant le visage, Léonard, alias Spock vient se poster devant le mur cartonné, qui ballote très légèrement sous le vent que produit son arrivée. Le bruit des bottes se tait, Léonard se tient droit, l’une de ses jambes pratiquement perpendiculaire à l’autre et les deux bras croisés dans le dos comme dans une position militaire. Il lève la tête tandis qu’une lumière ascendante lui parvient du sol, par une petite cavité posée à cet effet. La lumière qui le suivait lugubrement depuis son arrivée, comme l’aurait fait une lumière divine ou alors le spot du début de M. Bean. Léonard Nimoy s’adresse sans grande expression, un peu platoniquement même, à la caméra, avec le même ton de voix que celui qu’il arborait lorsqu’il était dans Star Trek, mais en un peu moins exclamatif.)

Léonard Nimoy : Bonjour, ici Léonard Nimoy. Nous avons vu comme autrefois une grande diversité des mœurs qui changent de race en race, de terre en terre. Mais toutes les scènes qui vous ont été montrées n’ont démontré qu’une seule chose : la télévision ne peut pas démontrer l’âme humaine; celle-ci est intraduisible, tout comme le Klingon. Les âmes sont insondables et flexibles tout à la fois, et nous ne pouvons définir leur place dans le monde, car qui sait… elles peuvent aussi bien être ici, qu’à l’autre bout de l’univers. Fin de transmission.

(Léonard Nimoy fait son habituel salut avec la main droite, soit le pouce, l’index et le majeur collés ensemble et ostensiblement espacés sur le plan transversal par l’annulaire et l’auriculaire. Il sort ensuite tranquillement de scène dans une lumière descendant quant à la force de projection, pour laisser sa place à Alfred Hitchcock qui vient se poster où Léonard était quelques instants auparavant seulement. Les deux mains sur son ventre proéminent, il laisse tomber légèrement les coudes pour encadrer sa bedaine. Il tourne ensuite son regard vers la caméra pour poursuivre la discussion avec sa voix légèrement ouatée et monocorde.)

A. Hitchcock (tranquillement avec une once de sourire et de bienveillance) : Voilà maintenant cet extrait terminé. Nous avons exploré les tréfonds d’une âme humaine tourmentée par les dégâts d’un présent inimaginable, improbable même. Quant à l’autre vie que nous avons explorée, elle était pleine de mystères et d’images profondes, toute empreintes d’une vie dévastée par la colère. Les deux panoramas qui nous ont été prouvés démontrent une certaine incompréhension d’un phénomène sociétal idéologie, la compréhension de l’homme. Mais, aussi, les images peuvent laisser croire, cher téléspectateur, que l’homme est la seul bête qui existe réellement car son âme découverte démontre une grande lâcheté, une grande méchanceté. Louez donc, chers hommes, la bête humaine!


(Hitchcock fait un tout petit pas par en arrière pour sortir de la lumière. Par contre, le bout de ses souliers cirés reflètent toujours un tout petit peu de ces ondes qui sont envoyées par milliers, par milliards. La lumière lui découvre aussi une mince partie du visage, soit le dessous du nez ainsi que le menton. Se rendant compte de cette irrégularité lumineuse, probablement, il fait un autre pas par en arrière qui nous renvoie en écho le bruit que ses souliers font sur le sol, à la fois très réverbérant et feutré. Ensuite, la lumière s’éteint et le tout s’ouvre à nouveau dans une atmosphère camouflée, puisque les projecteurs ne sont qu’au quart de leur capacité. Les deux hommes abandonnent leur pose du penseur de Rodin pour regagner les coulisses, de la même manière, sensiblement que celle par laquelle ils sont arrivés. Puis, une armée de technicien se rue sur la scène pour commencer à débarrasser la scène. Alors, les lumières se ferment à nouveau pour ne plus jamais s’ouvrir, la caméra s’était dans un bruit faible.)
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