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 Main Event: Hans-Jakob Rayer Vs Craig Simmons

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MessageSujet: Main Event: Hans-Jakob Rayer Vs Craig Simmons   Dim 5 Nov 2006 - 17:37

C'est ici que les deux grands gaillards viendront faire leurs 4 roleplays. Nous savons que ce combat va être un show steeler et c'est pourquoi il est notre Main Event. Une grande bataille va renaître et tout le monde a hâte de voir ça!!!

Vous avez jusqu'au 17 Novembre 06 minuit

Bonne Chance
Merci
Sean Martin
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Craig Simmons
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MessageSujet: Skin, flesh, muscle and tongue...   Lun 6 Nov 2006 - 23:45

(C’était de l’étroit hall d’entrée, aux murs blanc cassé dont la teinte se trouvait ravivée par l’éclat d’une lampe suspendue au plafond par une lourde chaîne dorée, que nous arrivaient les premières images de l’appartement du quadruple champion, quelque peu changé depuis la dernière fois. Le plancher de céramique grise crissait sous les bottes du caméraman, qui prit toutefois le soin de les enlever avant d’entrer, s’appuyant sur le chambranle du hall, chambranle dont la plinthe a été sculpté avec une certaine recherche. S’avançant finalement dans l’appartement, un unique, mais large couloir indigo, dont le plancher d’hêtre était recouvert par un tapis de couleur orangée, aux motifs de même couleur que la peinture recouvrant les facettes de ce prisme ouvert formé par le couloir. De la droite s’élève le son particulier d’accords travaillés, une harmonie de percussion et d’instruments à corde. Le caméraman s’avance, ne laissant pas savoir au public que c’est moins la perspective de son emploi que l’odeur puissante de viande, aspiration millénaire de l’être humain depuis sa naissance, symbole du désir pour une masse dont le cri du ventre s’avérait chaque jour plus puissant, la plèbe qui s’entretuait pour la fin. C’était ce hurlement subconscient, animal, qui poussait ici l’employé de la PWF, et qui l’arrêtait face à ce colosse de noir vêtu, à la chemise corbeau ceinturée d’un large tablier blanc, se tachant peu à peu de ce sang, qui, si peu nombreux pourtant, semblait pourtant pouvoir noyer la pièce d’une aquosité écarlate. Les avant-bras luisant d’hémoglobine, concentré sur son travail de coupe sur un membre aux proportions démesurées, appendice de chair à nu réorganisé au couteau. Sursautant en remarquant l’employé de Sean Martin, Craig plante son couteau dans la masse de chair, et fourre ses mains dans l’évier aux lueurs de fer, s’immergeant les mains dans un liquide tantôt froid et transparent, et maintenant tiède et rosé. Agrippant une manette, il tait David Draiman et la formation musicale Disturbed, se retournant tranquillement vers son visiteur et plantant son regard vert et dur dans le sien.)

Craig (jovial) : Tu m’excuseras pour ça, mais un ami à moi est rentré de chasse. En passant, il a eu l’idée de m’apporter ça, mais il a pas pensé que je devrais le rentrer au frigo…mais ça peut au moins attendre la fin de l’entrevue, j’imagine…

(S’avançant dans la pièce, contournant le lourd comptoir à la plaque de marbre, se dirigeant, et évitant d’un coup de hanche rapide une chaise installée de biais à la table, comme si quelqu’un avait négligé de la réinstaller correctement après l’avoir utilisée. S’y arrêtant, Craig dénouait son tablier, et le jetait sur la table, s’asseyant enfin. La détermination dévorait la chaleur de son regard, peu à peu, et bientôt, il ne restait plus dans cette figure abrupte, dans ces globes engoncés dans une persévérance ancestrale, que l’air qui avait été montré à des dizaines d’opposants ayant fini sur le tapis, les épaules au sol, et, quelquefois, incapables de bouger.)

Craig (calme) : La première constatation de Rayer, dès son arrivée sur le ring, s’est avérée véridique. La réaction de la foule en son endroit n’a pas changé, et il en est de même pour la mienne. Un mélange de haine, de dégoût et de dédain profonds. Pas les sentiments que l’on pourrait donner à un génie incompris, mais ceux que l’on voue à une saloperie de meurtrier, une larve qui a par plusieurs fois démontré son incompétence face à son objectif premier, l’établissement de sa pseudo élite qui devait à coup sûr abattre la population, supposément composée de sous-races. Un échec, je le répète, car le cas Vollblut a suffisamment montré par son incompétence que l’établissement d’une telle élite est impossible, car ce qui est supposé faire de cette élite une race supérieur est inexistant. Rayer est un homme exceptionnel, sur les plans physiques et intellectuels, je l’admets, mais il reste un homme. Adheleid Wieber? Un autre qui se sera crû meilleur avant d’aller se terrer dans les montagnes de l’arrière-pays. Tu le disait membre de l’élite, malgré son manque criant de cœur et de courage. Or, même si je ne suis pas de cette supposée intelligentsia, mais j’aurai eu au moins le guts de me présenter à tous mes matchs et d’agir en homme, simonaque!

Et l’autre part du cas Vollblut, je n’ai pas besoin de la nommer, tu t’en souviens parfaitement, mon cher! Et moi aussi, je m’en souviens. Trop bien à mon goût, même. Sûr ce cas, on est semblables, Rayer. On aura chacun reçu un coup de traître du même homme. Cependant, tu en parles comme d’un être maintenant inférieur, comme s’il l’avait toujours été. Mais mis à part le fait qu’il soit une tapette, Rayer, qu’est-ce qui a changé? Il traitait les « inférieurs » avec force, il avait, tu l’as vu de proche, la même force physique, la même apparence…le fait qu’il soit devenu pour toi un inférieur du jour au lendemain, ça prouve pas son hypocrisie, quant à moi, mais plutôt ta cécité quant à la personnalité des autres.

Pour ma part, j’haïs Viktor, pas besoin de te le dire. Mais est-ce pour les raisons que l’on connaît? Du tout! C’est le même homme, j’en suis certain, qu’après avoir avoué son homosexualité. Le même salaud hypocrite, le même batteur d’enfants, la même merde traître qu’autrefois. La aussi, il y a une différence entre nous deux, Rayer. Même si je hais le gars, je reconnais tout de même ses capacités. Je ne crache pas dessus. Car contrairement à ce que tu sembles penser, non Rayer, les homosexuels ne sont pas inférieurs à toi ou moi. Je n’ai pas besoin de te rappeler qui était Moonchild? Well…un autre gars que j’ai haï pour mourir.Un enfoiré de première, et oui, un autre fif. Mais aussi une légende, un des plus grands lutteurs ayant mis les pieds dans l’arène. Tu oserais le nier? Tu oserais cracher sur l’un des champions les plus prolifiques de l’histoire? Ça reviendrait à me chier dans les bottes; ce serait inutile et ridicule.

Cela dit, c’est pas le premier cas de « minorités » que t’as dans le cul! Si les aryens sont supposément supérieurs, tu peux m’expliquer, Rayer, que les Kenyans gagnent continuellement cette saloperie de marathon à New York? Tu as une explication quant au fait que le champion dans le domaine des hommes les plus forts soit Mariusz Pudzianowski, un polonais? Que l’homme que l’on considère comme le plus intelligent sur terre, actuellement, soit Stephen Hawking, un gars qui n’est même plus capable de parler sans son petit écran digital. Comment tu peux venir me vomir dans la face tes niaiseries sur la race suprême?

Cela m’emmène à mener mon premier constat, Rayer. T’es si engoncé dans ta saloperie de mentalité stupide, fermée et réactionnaire que tu ne te rends pas compte que les races que tu traites d’inférieures peuvent te battre en presque tout. Tu es si certain de ta supériorité que tu ne te rends pas compte de tous les dangers dans lesquels tu t’enfonces, et même pas de celui qui te chargera dans quelques pieds carrés d’espace, le dix-sept novembre. Tu es incapable de cette intelligence que l’on appelle l’ouverture d’esprit et le sens de la nuance. Et les personnes incapables d’en faire preuve, aujourd’hui, Rayer, elles tombent sur le cul à cause de l’inattendu, exactement ce qui t’arrivera au prochain show. On va voler le main event, les gens achèteront des billets sur le parterre pour venir te voir, les épaules au tapis, la gueule en sang, en train de réaliser que ta vie est basée sur une mentalité que ton père a eu l’imbécillité de croire vrai et de t’enseigner. En clair, ils viendront voir un match de haut niveau qui finira par la perte de tes saloperies d’illusion, quitte à ce que je te les arrache du corps à la main!

(Laissant son argument planer en silence dans l’air, durant quelques secondes, Craig se relève, tournant la chaise de l’autre côté, et y appuyant son large poitrail, accoudant ses bras à peine secs sur le dessus du dossier. Puis, son regard agressif posé à nouveau sur l’objectif, la faille qui lui barrait la mâchoire baillait à nouveau, ouverture dans sa barbe déversant de nouveau son fiel contre un vieil ennemi.)

Craig (avec un peu de rancœur) : Bien sûr, t’as pas pu passer à côté, connard. T’es si fier du coup de traître que t’as fait à Yuufutsu, profitant de sa faiblesse pour le faire tomber. Et c’est toi qui gueulais contre les coups de traître que te faisaient les autres? Tu te vantes de t’en être débarrassé; mais dans les faits, tu n’as que profité de l’état où il était après s’être fait éclater la tronche par Quera. C’est ce que t’as toujours été, après tout, petit enfant de chienne! Une saloperie de petit opportuniste! Un petit connard qui mériterait même pas la corde pour le pendre! Tu dis que cela ne comptais pas comme un meurtre, étant donné que c’était supposément dans le cadre de ton travail! Mais ton travail, Rayer, c’est de lutter, pas de tuer ton adversaire! Tu savais que le panneau électrique était là, tu savais ce que tu faisais, et visiblement, tu as trouvé ça très drôle! Tu dis que tu l’as averti? Tu as menacé, Rayer, mais tout le monde se menace, ici! On est dans un domaine où la menace entre les hommes est constante, et crois-tu qu’un gars comme Yuufutsu allait prendre au sérieux les menaces de mort d’une sous-merde arriviste? Pas plus que n’importe qui! Cade a pris croisade contre toi, et il n’a pas été le seul! Il ne sera pas le dernier non plus! S’il a été incapable de te faire payer ce meurtre, car c’en était un, Rayer, ne tente pas de me faire croire le contraire, eh bien, il me fera grand plaisir de remédier à la situation! Tu te rendras compte d’un truc, Rayer; Lorsque l’on me chie dans les bottes, je deviens bien plus qu’un handicap, comme tu as dit autrefois. Tu peux me croire, je vais devenir ta prochaine grande préoccupation. Alors, voici, en des termes peu révérencieux, les seuls que tu mérites, ma déclaration de guerre. Je t’invite à une première bataille, où tu vas enfin pouvoir expérimenter les effets de la guerre totale sur le corps humain!

(Relevant sa lourde poitrine appuyée sur le dossier, le géant temporairement métamorphosé se préparait à reprendre l’ouvrage dont il s’était déjà distrait depuis trop longtemps. Debout, la chaise entre les jambes, il renouait le tablier dans son dos, ne cessant de parler, se déplacement lentement, mais avec légèreté malgré son poids exceptionnel. Reprenant les couteaux, il recommençait, tranchant la chair, contournant l’os…)

Craig (sérieux) : Car mon cher Rayer, il est une chose que l’on a tenté de t’apprendre et qui te reste sorti de la tête depuis trop longtemps. Cette chose, c’est un principe-clé qui va te rentrer dans le cul lors de la prochaine représentation de TNT, quant ta tentative de domination de la PWF sera rivée avec toi, sur le sol, et que tu me verras te regarder de haut comme plein d’autres l’on fait. Ce principe, que tu as entendu sans l’écouter, le voici Hans-Jakob Rayer; c’est l’imbécillité suprême de croire que l’on peut séparer l’homme selon sa couleur de peau, sa religion, ou encore la pigmentation de ses yeux et de son poil. C’est plus qu’épais de croire que l’on peut ainsi déterminer si un être est un homme ou un animal. Et tu sais pourquoi, Rayer? Parce que l’être humain, tant l’aryen que les autres, n’est pas différent de l’animal. Tu y penseras, Rayer, lorsque tu regarderas mes yeux et les projecteurs, gisant sur le sol : L’aryen, le juif, l’homme et l’animal sont pareils. Ils ne sont que de la viande.

(L’image coupe sur une image de Craig Simmons qui plante ses deux couteaux dans la pièce de viande, avant de rallumer la radio. La détermination se lisait toujours en ses yeux fixés sur leur tâche, la volonté de montrer à celui qui se prenait pour dieu qu’il n’était, somme toute, qu’un homme.)

Fear what’s stayin’back. Despaired ones always take their last chance!

HG: Bon...c'est loin d'être mon plus long ou mon meilleur, mais faut bien que je me rode un peu...bonne chance salaud de nazi!
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Rayer
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MessageSujet: Réponse à un belligérant (Craig Simmons)   Ven 10 Nov 2006 - 0:30

(La lumière fuse des lampes qui sont accrochées aux murs. Les lampes, en demis ovales parfaits, projettent une lueur quelque peu orangée, dû à la couleur de son socle. La lumière vient même porter ses lueurs chatoyante sur le plafond qui se colore étrangement, étant accentué d’un très léger relief qui créer une camaïeu très frappant. Une musique est audible pour qui est présent dans la pièce. Elle semble assez éloignée, comme si l’instrument était à une distance incroyable du lieu en question, avec même un très léger écho qui vient brouiller les pistes et qui empêche toute identification exacte de la pièce en question. Au loin nous pouvons distinguer une cuisine immaculée, le mobilier entièrement dans des tons de blancs et de gris : aucun noir cependant ne vient détruire ce panorama magnifique. Dans le salon où est situé la caméra, un rideau légèrement touffu bouge avec le vent probablement glacial de l’automne, alors que la fenêtre est ouverte. Le thermostat est placé en position zéro, de manière à ce qu’il ne parte jamais. C’est tout juste si le verre d’eau déposé sur une table d’appoint ne gèle pas, tellement l’ambiance est glacée. La caméra pivote très légèrement pour nous montrer un fauteuil. D’un ouvrage fantastique, il démontre quelques scènes qui ont été ajoutées d’une main de maître, probablement à titre de commande pour le propriétaire de l’appartement. Parmi celle-ci nous voyons très clairement une couverture de livre qui, étrangement, n’est aucunement écrit en langue allemande. Le titre qui y figure est «Les Bienveillantes». En deçà de ce fauteuil passablement usé au niveau des bras, ce qui démontre son grand âge et son utilisation peut-être abusive, nous voyons un plancher resplendissant. Uniquement fait d’érable, un bois apprécié pour sa blancheur lorsqu’il n’est que sablé comme dans le cas présent, cette couverture solide et dispendieuse semble se confondre avec la base blanchâtre des murs. Ceux –ci sont quelque peu lézardés par une très légère poussière, qui n’a rien à voir avec de la saleté. On dirait une sorte de poudre de craie qui se serait collé là par l’humidité ou alors par le froid qui les aurait ainsi figé dans le temps et l’espace. Sur un canapé blanc situé tout près, Rayer est assis, la cheville droite accotée sur le haut de sa cuisse gauche, tout près du genou. Les mains étirées, un livre est posé à la jonction des quatre membres, et Rayer contemple les pages qui s’étalent devant lui. On peut observer ses yeux qui bougent progressivement d’un côté jusqu’à l’autre. La caméra propulse l’objectif sur la quatrième de couverture et nous pouvons lire : Vendredi ou les limbes du Pacifique. À l’intérieur du livre se trouvent diverses annotations différenciées par des notes scripturales insérées dans le livre, à la manière de marque-pages. Une note vient soudainement faire plus fortement écho l’oreille de Rayer qui lève la tête et la tourne lentement en direction du bruit. Il dépose ensuite le livre de la main gauche sur le sofa, pour ne revenir que quelques minutes plus tard, sans qu’on n’entende aucun bruit, sinon le fort claquement d’une matière faite de bois, un claquement sourd et étouffé, comme si quelque chose en avait amorti le choc. Une fois le livre de nouveau en sa possession, Rayer prend la parole et à la suite d’une profonde insufflation, s’adresse à la caméra d’un air impérieux.)

Rayer (légèrement ironique) : Ton sens de l’observation m’étonnera toujours : «La réaction de la foule en ton endroit n’a pas changé.» Je crois que mon fils aurait fait une constatation plus pleine de sens pendant son sommeil. La réaction de la foule à mon égard est quelque chose qui me touche très peu. Elle n’est que le signe évident que je fais mon travail, ma quête ultime. Cette quête ne plaît pas à la majorité, car pour la première fois dans leur inutile vie vide de sens, elles se rendent compte que ce n’est pas le pouvoir de la majorité qui influe dans le vrai monde. Je leur démontre que c’est une minorité d’élite, les gens de perfections qui ont l’ultime droit de domination et cela les choque profondément, en mettant toutes leurs croyances en doute. Les sentiments de la foule sont tous dirigés vers ce superobjectif. La force de la majorité peut être puissante, certes, mais ils ne peuvent égaler la puissance déchaînée de l’ensemble parfait de la communauté. Or, cet ensemble, c’est moi qui l’incarne. Leur dégoût à mon endroit n’est pas le dégoût ou le dédain que tu prétends. Ce n’est que la crainte. La crainte car un génie s’est levé, un génie plus terrible que tous les autres car je ne suis pas habité par la flexibilité que vous confère la pitié. La pitié n’a rien à voir dans mon jeu comme je l’ai déjà démontré en agissant de sang froid à des situations parfois troublantes. Mais cette crainte, j’y reviens, n’est liés qu’à ma puissance. Autant certains craignaient Hitler alors qu’il montrait dans la hiérarchie allemande qu’il était vilipendé par certains, adulé par d’autres. Le fait d’être détesté par la foule ne me dérange donc en aucune manière, car je sais que c’est un mal nécessaire et que pour chaque personne qui ne veut croire en la vérité que je véhicule, une autre personne pourra venir la… convaincre sur mon ordre.

Mais je te connais beaucoup plus que tu peux le croire. Tu me rétorquerais probablement que je suis le seul à croire à mes objectifs parce qu’ils sont faux. Veux-tu une preuve de ce que j’avance alors? Voici un passage de Michel Tournier, un philosophe contemporain dans l’un de ses ouvrages pour lequel il a gagné de nombreux prix.

(Rayer prend le livre et après l’avoir feuilleté, tourné les pages vers la gauche, vers la droite, encore un peu à droite… parfait! Il est tombé directement dessus. Il y pose son doigt et les yeux rivés sur le texte, il s’adresse à nouveau à la caméra.)

Rayer (sur un ton neutre en mettant l’accent sur certains mots) : «P.-S. – Il fallait trouver un nom au nouveau venu. Je ne voulais pas lui donner un nom normal avant qu’il n’ait mérité cette dignité. Un sauvage – un noir dans le cas présent – n’est pas un être humain à part entière. Je ne pouvais pas non plus lui donner un nom de chose, encore que c’eût été peut-être une solution de bon sens.» Ainsi donc, l’un des préceptes de la philosophie occidentale abonde en mon sens. L’être noir n’est pas un véritable être humain. Ce n’est, d’une certaine manière qu’une chose avilissante qui dans ce livre causera de nombreux torts, en détruisant tous les biens matériels de son maître, tout cela de manière inconsciente. Cette inconscience chez eux est une plaie. Ils ne savent pas ce qu’ils font et sont paresseux. Mon but est de les domestiquer pour leur donner ce minimum de civilité dont il faut pour vivre. Car s’ils sont noirs, c’est qu’ils ont été entachés, et qu’ils sont maintenant loin de la perfection du peuple aryen, le peuple fondateur. Cette destruction de l’être le relègue à un rang qui est très inférieur, avec ses vices, sa paresse et son apparence déficitaire. Une telle attitude mérite punition, mais dans ma grande générosité, je me propose plutôt à les aider, comme une mère Térésa un peu plus radical et sans la faiblesse de sa compassion absurde qui l’a poussé à donner son seul bien matériel à quelqu’un qui ne le méritait pas.

(Rayer dépose son livre sur le fauteuil écarte les jambes pour se pencher un peu en avant, comme s’il voulait parler à la caméra et prend un ton enfantin, comme s’il voulait parler à un enfant borné qui ne comprend rien à une situation qui l’excède.)

Rayer : Maintenant, Craig, je vais t’expliquer quelque chose. Je t’ai montré que je ne suis pas seul et que mon idéologie est partagée, peu importe la polémique qu’elle peut de ce fait entraîner. Mais, pour te démontrer ma bonne foie, je vais te prouver quelque chose d’élémentaire : est-ce que j’ai échouer dans l’établissement de mon élite? Je ne crois pas, mais je n’ai pas complété encore ma tâche, cela est véridique, et les gens de ton acabit peuvent très difficilement faire ce genre de nuances. La nuance, je te la démontre pour que tu comprenne une bonne fois pour toute. Si je n’ai pas encore établit l’élite, c’est parce que je commence à tout mettre en œuvre dans ce but. Une fois que tous les éléments seront emboîtés les uns dans les autres, je pourrai resserrer l’étau et le reste sera un jeu d’enfant. Cependant, la dernière ligue où j’ai tenté cet exploit a fermé au moment même où j’allais le refermer, cet étau. Par contre, j’ai eu le temps de faire un léger ménage, car nous avons enlevé le clan qui était présentement en train de dominer. Si ceci n’est pas une réussite en soi, qu’est-ce que c’est?

En parlant de faire le ménage, je vais coucher une autre fois pour ton esprit hébété une question capitale sur le tapis. La mort de Yuufutsu. Il est mort dans un cadre professionnel ainsi qu’en héros. Je suis sûr que sa famille… qu’est-ce que je raconte? Il n’a pas de famille! Il n’est une perte pour personne et sa destruction a probablement été l’un de meilleurs moments de ma vie car j’ai propulsé un imparfait complet vers le firmament pour qu’il se rapproche de mon niveau en laissant sa carcasse atroce sur le sol. Seul son esprit serait à corriger, mais il est un peu tard. C’est un peu le même cas qu’Orval Ménard, car nous n’avons pu terminer notre modification. Il aurait même cessé de se faire appeler par un stupide nom espagnol! Mais Yuufutsu a quand même eu la possibilité de se défendre, je te le rappelle. De cette manière, sa mort était complètement fair-play. S’il en avait eu les capacités, il aurait renversé la machine et peut-être, si je n’avais été aussi brillant et compétent, me serais-je trouvé en bas, en train de me faire électrocuter, mais la perfection et les gènes ont fait leu choix. Quant aux menaces que je lui ai proféré, j’avais déjà démontré qu’il ne fuat pas prendre mes propos à la légère. Si Yuufutsu n’est pas capable d’arriver à une conclusion si élémentaire, c’est que son règne tirait à sa fin. Je suis allé lui porter une plaque à Tienanmen pour dire qu’il allait mourir pour une bonne cause, comme les étudiants, mais heureusement, ceux là, c’est le gouvernement qui s’en est chargé! Or donc, Yuufutsu aurait dû s’attendre à cette possibilité et ce n’était pas de mon devoir de l’avertir d’avance de mon stratagème, cela en aurait enlevé out le brio et le suspense. Maintenant, je me dois de plaider coupable. Je suis coupable d’opportunisme, si l’opportunisme consiste en un nettoyage racial intensif par tous les moyens possible. Quera a frappé Yuufutsu et a très bien fait son travail : c’est tout ce que ses compétences intellectuelles lui permettait de faire, mais c’est tout de même moi qui a posé le geste critique, car Quera ne pouvait comprendre ce que représentait une telle situation. C’était l’occasion que j’attendais, car en le tuant de manière… professionnelle, je me sauvais de toutes les poursuites auxquelles l’ALNF devaient s’adonner par la suite, et maintenant le cas est réglé, mais sa famille n’a pas porté plainte, alors… Quant à mon travail, ce n’est pas à moi de me le dicter. Je fais ce qui est juste, tout simplement. La ligue m’a engagé et je leur avais déjà énoncé mon projet de purifier l’endroit, question de le rendre un peu plus habitable pour mon règne. Alors, si tu es prêt à contester ces décisions, va voir Reed, je crois l’avoir vu mendier quelque part à Londres l’autre jour. Mon travail est de rendre le monde meilleur et pour cela, je dois faire un tri très sélectif des races auquel je me suis déjà soumis, et pour lequel j’ai renié une partie de ma famille car elle ne concordait pas à mes idéaux. Si je suis prêt à faire ces sacrifices, d’autres gens peuvent en faire tout autant, tu ne crois pas? Regarde Yuufutsu d’une autre manière. Ce n’est pas un meurtre, il n’est qu’un pas en avant, une étape parmi tant d’autres : un numéro. Il doit en avoir l’habitude dans son pays.
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Rayer
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MessageSujet: Re: Main Event: Hans-Jakob Rayer Vs Craig Simmons   Ven 10 Nov 2006 - 0:33

(Rayer prend une grande respiration et se passe une main dans les cheveux. Les rallonges ont disparus et sa coupe en brosse ne se déplace même pas lorsque ses mains y passent, tellement ses cheveux sont coupé courts. Et regarde la caméra d’un œil vitreux, animé par la fatigue.)

Rayer (réprimant un baillement): À ce point ci, j’aimerais traiter avec toi de ta notion de handicap. Qu’est-ce qu’un petit québécois, un traiteur de fourrure de castor et adorateur de René Lévesque peut avoir affaire avec moi. Tu ne peux pas vraiment me faire mal, tu peux être un handicap, certes, mais un handicap n’est pas un mal mortel, comme tu l’as expérimenté, et on peut s’en remettre, pour le malheur des autres dans un égoïsme sans pair. Or, si tu es mon handicap, je puis affirmer que je serai ton cancer. Je m’attaquerai à tout ce à quoi tu tiens dans le but de te faire mal et à chaque fois que tu croiras avoir le dessus sur moi, un coup de couteau dans le dos viendra te rappeler que ta place dans la société est échue et qu’une toute nouvelle ère se lève, une ère ou la juste porte les faibles au niveau les plus faible, au lieu de leur donner des pouvoirs dont ils ne comprennent pas l’entière importance. Par contre, selon mes termes, tu es plus qu’un handicap. Mais ce plus qu’un handicap, c’est un peu comme se faire couper une jambe. C’est douloureux au début, on peut y ressentir des élancement quand notre corps la recherche, mais d’une manière ou d’une autre, on s’adapte et on apprend à vivre avec ce qui s’est produit sans pour autant sombrer dans le désespoir. Voilà le sens du handicap que tu représentes à mes yeux. Une grosse, très grosse nuisance. Et qui suis-je pour toi? « Rayer est un homme exceptionnel, sur les plans physiques et intellectuels, je l’admets, mais il reste un homme » J’apprécie beaucoup ta franchise, mais tu n’aurais pas dû… car je ne serai pas clément avec toi pour autant, même si la crainte t’a probablement poussé à m’amadouer.

Quant à mes anciens coéquipiers, j’ai quelque chose à te dire à leur sujet : ils sont morts. Ils ont pendant un temps démontré des facultés et des compétences propres dans un domaine intéressant, mais leur domestication s’est avérée un échec car ces têtes folles refusaient tous les apprentissages que je pouvais leur donner. Ils souillaient leur corps avec des houkas et d’autres substances illicites mais je ne voulais rien y faire. Pour moi, ce n’était qu’une phase. Ceci était faux, car à la longue, l’un s’est avéré tout simplement incompétent et l’autre s’est avéré fourbe, grossier, crédule, naïf et impur. Il s’est laissé bordé par un côté que je n’aurais jamais soupçonné de sa part. La seule chose que tu aies correctement rapporté de mes propos à leur sujet, cependant, c’est l’usage de l’imparfait. Je le DISAIS pure, et autre… ils ne le sont plus car nous avons eu une divergence d’opinion et que dans ces cas là, c’est mon choix qui prime car je suis l’incarnation même su principe de pureté. Sur les questions de pureté éthique, je ne peux me tromper, car je connais parfaitement l’ouvrage de référence de toute l’idéologie, Mein Kampf. Personne ne peut tenter de me boucher sur ce sujet car j’ai étudié la question à fond, de manière à tout saisir à la perfection de cette ligne de pensée solide et sensée. Par contre, cette ligue ne me donne que peu de chances de me prouver, car il n’y a pas la plus grande problématique, soit les juifs. Mais il y a tout de même d’autres boucs émissaires qui peuvent prendre cette place… peut-être cette fois-ci dans un opéra? Qu’en dis-tu?

(Rayer éclate de rire et se balance légèrement vers l’arrière avant de se replacer dans la même position d’intimité réciproque avec la caméra, de manière à clos l’espace autour de lui. Il n’y a plus aucun son tour de lui, le piano n’a plus émis de sons depuis le claquement sinistre.)

Rayer : Un autre point duquel j’aimerais discuter avec toi est la question de l’homosexualité. Que tu aies une sexualité ambigu et refoulée ne me regarde en rien, mais la moral et l’idéologie s’oppose directement à de telles pratiques. C’est tout simplement animal! Seuls les animaux ont des relations dans le seul but d’avoir du plaisir, encore là, il a que le lion et l’être humain qui véritablement peuvent le faire, mais bon. Le but réel de la procréation devrait être la création d’une élite. Les inutiles et autres rebus de la sociétés ne devraient pas pouvoir procréer – seul les êtres à part entière devraient pouvoir le faire. Le principe des crèches durant la seconde guerre mondiale en était un exemple remarquable. Quant à Moonchild, il n’est qu’un individu parmi tant d’autres et je répudie ce qu’il a pu faire et ce qu’il a pu dire. Il restera dans le néant et sombrera dans l’oubli, contrairement à moi qui aura suffisamment marqué les esprits pour atteindre un niveau d’idéalisation, un peu comme votre René Lévesque l’a fait, quoique lui n’était qu’un fumeur sans grand avenir qui a tenté de prendre les gens par les sentiments plutôt que de faire ce qu’il avait à faire, ce qui a causé la mort de votre possibilité d’indépendance.

Pour l’instant, puisque tu tiens à tes exemples complets, je vais réfuter tes positions les une après les autres pour te démontrer l’inutilité de tes propos et à quel points ils se retrouvent infondés. Premièrement, Stephen Hawking, l’homme que l’on considère comme le plus important au monde est en chaise roulante. Qu’est-ce qui nous prouve que ses phrase ne sont pas déjà programmées? Je veux bien admettre qu’il ait découvert certaines choses, mais les philosophes allemands tels que Emmanuel Kant et les autres VRAIS philosophes ont découvert plus sur la pensée humaine que dans l’espace. Les théories de Hawking ne sont basées que sur des constatations physiques qui avaient été faites auparavant. S’il les a retranscrites et amélioré, c’est bien pour lui, mais il ne sert à rien de connaître les théories cinétiques de notre univers et son avènement. Tout ce qui compte pour le moment, c’est comme il va se terminer et il s’annonce très mal si je ne fais rien. En lien avec son handicap, ce n’est pas cela qui le définit le plus. D’une certaine manière, il est bon pour la potence, quoiqu’il ne vaille pas la peine que l’on dépense plus qu’une corde usagée pour son cou déjà désarticulé. Comme toi, ton handicap ne s’Est pas avéré permanent, mais d’une manière ou d’une autre, il t’aura laissé des cicatrices. Ce sont ces cicatrices qu’il faut absolument abolir car le handicap majeur, s’il est un trouble, en est un encore plus grand lorsqu’il n’est pas entièrement guérit et que le patient a atteint son niveau optimal de réhabilitation. C’est une tare à anéantir. Car comme le dit le diction : «Un handicapé par jour éloigne le désordre pour toujours!»

En dernier lieu, je veux te représenter deux choses. Premièrement, c’Est grâce à nous, d’une certaine manière, que Mariusz est l’homme le plus fort au monde. Je te le démontre. Les Polonais sont des gens avec des gènes faibles, mais avez nos camps de… réhabilitation, appelons les comme cela, nous avons fait un grand tri entre ceux qui étaient bon pour le four et ceux qui méritaient de cuire. Parmi les survivants, il y a les parents de Mariusz, qui ont eu des gènes suffisamment bons pour survivre, car ils étaient plus proche de l’idéal aryen probablement que les autres, ou sinon ils y avaient des prévalences. Or, si ces deux parents sont issus de ce ménage, il était normal que le fils ait certaines habilités. Ainsi, c’est l’Allemagne qui a formé l’homme le plus fort du monde, d’une certaine manière. Une autre absurdité issue de ton propos serait celle selon laquelle on ne peut pas différencier les gens par la couleur de leur peau. Dis-moi ce qui est le plus stupide : remarquer la différence ou continuer dans l’indifférence et faire comme si elle n’existait pas? Elle est présente et si quelques réactionnaires, car c’est ce que nous sommes, ne le faisaient pas remarquer au monde, probablement qu’eux ne le verrait jamais, aveuglés par… «le fascisme de leurs préjugés». Nous ouvrons les yeux du monde, car ils les ferment pour ne pas voir ce qui leur fait peur, et c’est aussi pour cette raison que je suis détesté. Vois-tu comment tout s’emboîte? La crainte, la peur et le dégoût sont entremêlés vis-à-vis de ma personne, mais je te le garantis, je me sortirai de ce moule où ils veulent m’intégrer et ainsi que me démarquerai de mes pais mes capacités absolus mentales, cérébrales et physiques ou physiologiques.

(Rayer prend une longue pause sans rien dire, puis ajoute à voix basse des propos à la caméra.)

Rayer (dans un murmure):
« La perfection soit avec toi, et avec ton esprit, quelque réduit qu’il soit.»

(Rayer se lève tranquillement et cesse de faire du bruit, écoutant en direction de la chambre de son fils. Il semble entendre quelque chose et fait signe au caméraman de partir dans les plus brefs délais, laissant ainsi entendre que son fils dort. Une main passe devant l’objectif, l’image coupe.)
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Craig Simmons
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MessageSujet: Réponse à un meurtrier   Mer 15 Nov 2006 - 21:52

(Une vision certes déprimante s’étendait à la fenêtre de ce petit cabinet pourtant chaleureux, dont la lumière abondante se reflétait sur les couleurs violentes des murs de la pièce. La large fenêtre devant laquelle était installée une rangée de chaises et de petits canapés donnait un décor où la pluie brisait sa chute sur l’asphalte, arrêtée par le sol et redirigée vers l’abîme d’un égout pluvial. Les passants allaient et venaient, pressés de rentrer chez eux, en cette fin d’après-midi, leurs figures sombres camouflées dans le col d’un manteau ou derrière quelque foulard, luttant autant contre l’eau que contre le froid. Les visages longs, cernés par la fatigue, ne s’attardaient même pas à jeter un œil aux autres passants, aux voitures, ou encore aux enseignes aux couleurs et lumières criardes qui les enjoignaient d’entrer dans un commerce ou un autre, d’acheter ceci ou cela, de regarder ici ou là. Mais cette image était bien loin, séparée de nous par un centimètre de verre et deux étages, la clinique trônant au sommet de ce petit immeuble, planté au devant d’un large stationnement. Les gouttelettes d’eau brouillaient de plus en plus la vue de cet extérieur déprimant, qui était maintenant abandonné au profit de la pièce. Pièce aux façades ocre et écarlates, faite au long, possédant à une extrémité une porte en verre avec une inscription, illisible, car elle est faite pour être lue de l’extérieur, et non de l’intérieur, et à l’autre, un couloir, écarlate lui aussi, s’étendant jusqu’en un endroit inconnu. La céramique gris chaud qui recouvrait le sol s’étendait, elle, jusqu’à un petit comptoir derrière lequel, classant des papiers, se préparant à sortir, une jeune femme au chemisier blanc, aux cheveux corbeau noués par un élastique, coulant en une longue mèche, se lovant au centre de ses omoplates, était assise. La moue boudeuse de ses lèvres teintes de rouge, l’air acéré, voire redoutable, de ses yeux, qui semblaient vous fusiller même lorsqu’il ne vous regardaient pas, ne trompaient en rien sur le caractère déterminé, impétueux et violent de la jeune fille, qui, pourtant frêle, ne devait avoir aucun mal à faire plier les plus grands. Elle en avait fini de sa paperasse et posait maintenant sur ses épaules un trench-coat sombre, défiant du menton l’homme qui se tenait devant lui.)

Secrétaire (dédaigneuse) : Pis? Tu veux entrer ou t’attends jusqu’à Noël? Décide, j’ai pas toute la soirée!

Caméraman (surpris) : Bin…

Secrétaire (exaspérée) : Ah, pis crisse, tu rentres; une fois là-bas, tu seras plus mon problème!

(Se penchant sur le bureau, appuyant sur une petite machine gris clair, et plus précisément encore sur un petit bouton noir posé en son bas centre, la secrétaire s’adresse à son patron à la manière d’un sergent enguirlandant une bande de recrues.)

Secrétaire (supérieure) : Heille, doc! Veux-tu prendre ta cochonnerie que je puisse débarrasser?

« Doc » (sur le même ton) : Bin envoye-moi le pis décrisse! Ça va me faire des vacances!

(Le menton de la secrétaire pointait maintenant le couloir dans une attitude de dédain, de mépris et de défi, alors qu’elle traversait le comptoir, passant au niveau du visiteur. Étrangement, un bruit sourd, sec, froid semblait suivre la jeune femme, alors qu’elle partait vers la porte en verre. Intrigué, le nouveau venu se retournait, et fixait avec attention la jambe droite de la jeune femme; un savant alliage de pièces de métal remplaçait cette dernière. Offusquée que l’on se soit retournée à son passage, la secrétaire, fureur au visage, se retournait, criant vers le jeune homme.)

Secrétaire (hargneuse) : Alors quoi, p’tit con? T’as un problème? Jamais vu de prothèse?

(Sans répondre, son interlocuteur, sûrement gêné, s’enfonçait dans le couloir, passant devant deux petites pièces aux lumières éteintes, inutilisées pour le moment. Enfin, il arrivait à une troisième pièce, dont la porte de peuplier portait une courte inscription : « Dr Craig Simmons, physiothérapeute ». La porte rapidement ouverte, le jeune garçon s’avançait, ses pieds frôlant le tapis indigo à poil court, et contemplant les alentours de la pièce, de la bibliothèque de chêne emplie d’ouvrages traitant de médecine générale, de physiothérapie, d’ergothérapie et aussi quelques traités de cardiologie et de techniques de guérison alternative, tous des recueils d’information sur la mécanisme, le mouvement, les capacités et incapacités, les merveilles et imperfections de l’homme. Sur le mur turquoise était aussi accroché une multitude de diplôme, de certificats, de reconnaissances et d’autorisations, toutes attribués à un homme reconnu comme étant le plus compétent et le plus vulgaire des membres de l’Ordre Professionnel de Physiothérapie du Québec, homme qui occupait, devant un lourd bureau taillé du même bois que la bibliothèque, où étaient appuyés ses talons, entre des piles de dossiers déjà remplies, le lourd fauteuil noir. Les mains derrière la tête, le regard perdu dans la pluie, le praticien avait retiré son sarrau, accroché à une patère, près de la porte, et ne portait maintenant qu’une chemise vert pomme et un pantalon noir. Son regard dur perdu dans le vide, son visiteur s’asseyait dans l’un des deux petits fauteuils posés devant le bureau, attendant patiemment que son interlocuteur lui adresse la parole, ce qui ne prit que quelques secondes, avant que ne filtrent quelques mots de cette ouverture taillée dans le bloc rigide de sa figure.)

Craig (calme) : Rayer a toujours eu un grand défaut, qui le rend particulièrement emmerdant à écouter et difficile à supporter; il ne peut s’empêcher de tourner autour du pot, et parfois même de dériver du sujet donné. Je lui reproche son aveuglement et sa fermeture d’esprit, son incapacité à voir plus loin que le bout de son nez et de se rendre compte de sa normalité, et lui, il m’attaque sur une première phrase, qui est une introduction trouvée à la dernière minute….pathétique. Enfin, j’espère que tu vois, Rayer, que tu te rends compte des conneries que tu dis; tu dis que la foule te hait à cause de ta quête; vrai. Mais t’as jamais pensé au fait que la foule avait pas nécessairement tort? Le problème avec ta maudite quête supposément ultime, c’est que tu prends constamment en considération que tu es le seul à posséder la vérité, tu prends en considération que la foule a tort. Et qu’elle agit selon son intérêt; la vérité, mon cher, c’est que la foule te hait parce que tu craches sur ses idéaux de liberté et de justice. Des idéaux qui sont faux, selon toi, je le sais; mais comme je te l’ai déjà montré, tant au niveau physique qu’intellectuel, les gens que tu considères comme inférieurs sont égaux aux autres êtres humains, et ont des têtes de file dans tous les domaine; tu rejettes l’exemple de Stephen Hawking? Très bien, mais je te ferais remarquer que tu ne convaincras personne avec un argument aussi pourri que « Ses phrases sont peut être déjà programmées »…je suis sûr que le gars qui a installé le fauteuil a décidé, à tout hasard, d’y garrocher sa théorie sur les trous noirs! Stephen Hawking est un être d’une intelligence rare, peu importe que ses théories nous soient pour l’instant utiles ou non. Et cet être malgré tout handicapé a fait ses constatations avant d’autres chercheurs, et même avant les quelques chercheurs aryens qui se seront mis sur le projet. Cet homme est donc un vainqueur, qui aura réussi à faire avec son handicap pour faire quelque chose de grand. Exactement ce que j’ai l’intention de faire; faire quelque chose pour le monde en écrasant les imbéciles qui l’ennuient du revers de la main. Ainsi, mon cher, je peux te remercier de t’en inquiéter, mais même si mon niveau de réhabilitation n’est pas optimal, j’en ai repris assez pour pouvoir lutter et t’écraser sur le ring, comme je l’ai fait durant le house show, comme je l’ai fait avec tant d’autres avant toi, et tant d’autres après toi. Je suivrai ton conseil, et dès vendredi, je m’appliquerai de mon mieux à l’élimination définitive d’une grosse tare.

(Un léger sourire flottait maintenant sur les traits durs du praticien, qui d’un bond écartait ses talons du bureau, reprenant son équilibre et se projetant devant le fauteuil, debout. Un déplacement rapide, et le voilà de nouveau assis, sur le coin du bureau, cette fois. Aussi large que dans ses belles années, le colosse semble dans une force resplendissante, affirmation non démentie par son sourire et sa bonne mine.)

Craig (calme) : Pour continuer à traiter de la grosse bullshit que tu as lancé pendant ton gaspillage de temps d’écran, je n’ai qu’une chose à te dire par rapport à tes supposés faits sur la vie des parents de Pudzianowski. En bon québécois pas, on dit : « Essaie pas de me passer un sapin, mon p’tit crisse! » En clair, ne dit pas n’importe quoi; Tu dis que les effets des camps de concentration auront laissé des gens avec des gènes forts, et que ce sera pour cette raison que Mariusz est devenu l’homme le plus fort du monde? De la merde en canne, Rayer. Si ce polonais est actuellement l’élite des hommes forts, c’est parce qu’il a passé des années à s’entraîner, à expérimenter, à faire des efforts, à souffrir. C’est comme ça qu’il est devenu meilleur. Il avait la volonté de se développer, et il a réussi. D’ailleurs, je serais curieux de te voir m’expliquer le fait que Mariusz ait gardé un esprit et des gènes aussi forts, suite à la seconde guerre mondiale. Comment ton idéologie expliquerait-elle que cet homme issu d’un ancien territoire soviétique ne soit pas un « petit épais impur inculte incapable de faire quoi que ce soit de bien », qu’il ait gagné trois fois ce championnat, alors qu’aucun allemand n’a réussi un tel exploit? En vérité, seule la volonté compte, tant dans le rétablissement d’une blessure, que dans l’entraînement, que dans le sport ou la vie. Et alors que tu diriges ta volonté et ta haine envers le monde entier, ma volonté à moi est centrée sur ta personne. Et crois-moi, je n’aurai aucun mal à faire une nouvelle fois la différence.

(Se redressant, il laissait le coin de chêne sur lequel il avait posé son séant afin de regarder le paysage dépressif de la fenêtre; il ne semble pas prendre une vue d’ensemble, mais bien porter son attention sur un item particulier, qu’il ne devait plus lâcher des yeux par la suite. Quelques secondes, et il recommençait à parler, à distance de son visiteur, regardant toujours à la fenêtre.)

Craig (tranchant) : Bien sûr, Rayer, tu n’as pu t’empêcher de faire le clown; faire semblant que tu ne comprends pas ce que je veux dire, et te prétendre plus intelligent que moi, c’est du ridicule à l’état pur. Quoique pour défendre ta tabarnaque d’idéologie, tu dois pas avoir vraiment peur du ridicule…bon. Quand je qu’il y avait pas de manière de différencier les gens par la couleur de leur peau, je veux dire que leur couleur de peau ne fait aucune différence quant à leurs capacités physiques ou intellectuelles. Ce n’est pas parce qu’un noir est un noir qu’il est paresseux ou imbécile, et ce n’est pas parce qu’un asiatique est un asiatique qu’il est nécessairement propriétaire d’un dépanneur! Ce que je veux dire, par « on ne peut différencier les gens par leur couleur de peau », c’est que les gens ayant une couleur de peau différente de la tienne ou de la mienne ne sont pas génériques, et qu’ils ont chacun des rêves et des aspirations différentes. Ils ont une identité. Ils sont des êtres humains, et pas question de les classer selon un ordre d’humanité, car comme je te l’ai déjà dit, certains d’entre eux s’avèrent plus talentueux que toi ou moi dans certains domaines. Tu prétends ouvrir les yeux aux gens et leur faire réaliser leur peur. La vérité, mon cher, c’est qu’avec tes saloperies de stéréotypes et tes cochonneries de préjugés, tu leur insuffle la peur pour des raisons aussi solides qu’un mur d’essuie-tout. Tu mens, tu triches, et tu prétends que c’est ce qui te différencie des autres, qui te rend supérieur. En vérité, Rayer, les gens comme toi sont plutôt la lie de la société, ceux qui auraient mérité la mort qu’ils ont dispensée.

Quant à ton petit commentaire de la part de Michel Tournier, il ne démontre rien, sinon le fait que tu n’entends bien ce que tu veux bien entendre, et que tu ne comprends que ce que tu veux comprendre. Alors, débouche tes oreilles bouchées par 26 ans et quelque de merde national-socialiste et écoute. Si Michel Tournier avait bien signifié ce que tu as dit, je te répliquerais que malgré ses prix, il ne reste qu’un homme, un homme dont l’opinion, qu’elle soit reprise par d’autres ou non, reste emplie d’imbécillités et de préjugés. Mais ce n’est pas ce qu’il a dit; selon notre ami l’éminent philosophe, il ne pouvait lui donner un nom avant qu’il n’ait mérité sa dignité. En clair, le sauvage dont il traite dans le livre PEUT mériter sa dignité. Je ne sais pas, n’ayant pas lu le livre, s’il l’a obtenue ou non, mais l’important est qu’il PEUT gagner sa dignité. Pour Tournier, le noir n’est pas un être humain non pas parce qu’il est un noir, mais parce qu’il n’est pas encore « civilisé ». Je ne partage pas cette opinion, mais je conçois que l’on peut y percevoir quelque chose de très important, soit la possibilité pour tout être de changer, de devenir meilleur, de s’élever. Tournier souligne uniquement, ici, que son sauvage, n’étant pas un être civilisé, ne mérite aucun…attends une minute. Tu sais qu’aujourd’hui, la société prône l’ouverture d’esprit et l’intelligence de comprendre que personne ne détient une vérité ultime? Et ce cas, j’imagine que tu n’est pas véritablement une part de notre société, Rayer, et donc, par conséquent, un être non civilisé, un hérétique, un fossile, un sauvage…tu ne mérites pas de nom. À partir de maintenant, je t’appelle princesse.

(Un rire aigre filtrait doucement des lèvres du géant, qui délaissait sa vision de la fenêtre afin de reporter son attention au jeune homme assis face à lui, dans le fauteuil. S’appuyant au rebord de la fenêtre, il regardait maintenant fixement devant lui, dans ce fauteuil ou était installé le messager.)
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Craig Simmons
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MessageSujet: Réponse à un meurtrier (2)   Mer 15 Nov 2006 - 21:53

Craig (dur) : Mais il y a un truc que j’aimerais savoir, princesse : Ton étau que tu voulais refermer sur l’ALNF, tu allais le refermer avec quoi? Ton clan était en miettes, dissout à grands coups de baisers gluants autrichiens, et tu étais désormais le seul gars encore assez épais pour croire en ton idéologie; alors, dis-moi : Quelle élite voulais-tu instaurer? Une élite d’un seul homme, qui n’avait pas encore été sérieusement appelé à se battre pour le titre mondial? Non, mon cher. Tu n’allais instaurer aucune élite, et par ces quelques paroles, tu as tenté de te faire passer pour plus important que tu ne l’es vraiment. Tu remarqueras que c’est aussi ainsi que tu agis +dans le cas du décès de Yuufutsu. Pour la énième fois, tu tentes de te faire passer pour un nouveau héros national alors que tu n’es qu’une saloperie d’enfant de chienne d’assassin! Ce que tu appelles une réussite n’est rien d’autre qu’un meurtre crapuleux produit par un ennemi de l’humanité. Tu dis avoir amené Yuufutsu à un niveau de pureté jamais atteint? Je te ferais remarquer qu’en ce qui me concerne, Yuufutsu était plus pur que tu ne l’as jamais été, et que tu ne le seras jamais. LUI, prouvait ses arguments par les mots, pas à grands coups de panneau électrique! Et je te ferais remarquer que sa mort est une perte pour un grand nombre de personnes, contrairement à ce que tu pourrais croire; il avait des amis, des collègues, à qui il manque encore énormément, des gens qui t’en veulent énormément…mais ça, tu dois commencer à y être habitué, non?

La mort de Yuufutsu? Fair-play? Mets-toi à sa place! Un petit arriviste lui dit qu»’il va mourir bientôt, y prête t’il attention? Yuufutsu a entendu de pareilles menaces des dizaines de fois, de la part de petits imbéciles de ton genre. Seulement, toi, tu as été assez con et opportuniste pour profiter d’un moment de faiblesse et donner un coup vicieux et traître qui l’a envoyé valser sur ce câlisse de panneau! Ce que tu appelles de la compétence, j’appelle ça de la chance, du couillonnisme et de l’opportunisme. Ce que tu appelles le choix des gènes, j’appelle ça profite d’une situation où l’on ne peut perdre; tu n’as pas joué fair-play, Rayer. Tu as profité du moment où il était le plus vulnérable, sachant pertinemment qu’il t’aurait abattu en tout autre cas, pour le tuer. Et maintenant, tu voudrais qu’en mon esprit, je ne le réduise à rien d’autre qu’un numéro? C’est toi, qui sera réduit à un numéro, bientôt, princesse. Tu seras réduit au numéro de matricule qu’on t’accrochera au gros orteil!

(Semblant soudain écoeuré de sa position, le voilà qui commence à marcher tranquillement vers le bureau, regagnait quiètement son fauteuil, s’y écrasant, ne semblant pas du tout apprécier le confort de sa position, perdu comme il est dans ses pensées, tout concentré qu’il est sur son discours.)

Craig (écoeuré) : Maintenant, si tu le veux bien, on va répondre à une question fondamentale; est-ce que je peux faire mal à princesse? Le fait est que même si cela m’a pris dix-huit minutes, j’ai réussi à t’abattre et à t’immobiliser; mieux encore, à gagner par tombé! Alors, est-ce que je peux te faire mal? Non seulement je le peux, mais en plus, j’ai toutes les capacités nécessaires pour te vaincre! Car il ne faut pas se tromper, Rayer; un handicap peut vaincre un homme; des gens qui réalisent que leur handicap est trop grand pour leur volonté et qui se laissent abattre, ça existe; cependant, ton cas est spécial, mon cher; car si je suis ton handicap, je sais que tu ne perdras pas ta volonté de me vaincre, mais je ne doute pas non plus de ton incapacité à y arriver. Cela dit, pour moi, tu représentes davantage une bonne tourista qu’un cancer; tout ce que tu fais, c’est me faire chier, pendant un temps, et ensuite, je t’oublie au fond de quelque égout. Tu veux t’attaquer à ce à quoi je tiens, à ceux à qui je tiens? Il faudrait déjà que tu connaisses ces détails, princesse! Et comme ma vie personnelle ne concerne aucunement les téléspectateurs, je ne vois pas pourquoi je lancerait à la ronde les faits entourant mon identité intime. Encore une fois, des paroles en l’air, Rayer.

Et pendant que j’y penses, je suis très heureux de te voir utiliser un terme très important, soit celui de « bouc émissaire » Un bouc émissaire, Rayer, c’est une personne que l’on désigne comme étant le responsable afin de cacher le véritable fond du problème; c’était le cas dans l’affaire Dreyfus, que tu dois bien connaître, de toute manière. Tu répètes les initiatives qu’a pris ton satané moustachu pour cacher ses propres problèmes; vois un peu la vérité, princesse : Hitler était un petit homme, qui malgré son grand charisme, était un incompétent de première : Un élève médiocre, un mauvais peintre, un architecte inepte, un politique infâme! Et il était bien conscient de son incompétence dans tous ces domaines, incompétence qui, ajoutée à la pauvreté dans laquelle avait été projetée l’Allemagne à la suite de la guerre de 14-18, a achevé de le faire souffrir. Il a donc trouvé une série de boucs émissaires : les homosexuels, car il ne comprenait pas la chose, les juifs, car certains d’entre eux avaient pris sa place comme peintre, et tous les autres, pourquoi pas? Il a mis le paquet pour masquer son ignorance et son incompétence, et je n’en reviens toujours pas qu’un garçon aussi intelligent que toi puisse agir de manière aussi stupide! Tu le rejoins dans son cercle de petitesse, dans sa volonté de rabaisser l’humanité, qu’il juge trop noble pour lui, la rabaisser afin qu’elle soit enfin à son image! Tu as choisi cette voie, Rayer, et tu ne souhaites pas en partir? Alors soit! Je lutterai contre toi jusqu’à la fin, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de toi, que tu te rendes enfin compte que tu n’est qu’un homme, et que ton Hitler, qui colle parfaitement à la description que tu te fais de Lévesque, petit, sans avenir, prenant les gens par le ventre plutôt que par la raison, n’était qu’un imbécile qui a causé, lui, la mort de cinquante millions d’êtres humains! Je te ferai cracher ces mots ainsi qu’une partie de tes dents dès vendredi, Rayer; Aucun cadeau, aucune pitié.

(D’un geste de la main, sans même un regard envers l’homme qui l’avait écouté sans mot dire, il congédiait ce dernier, les yeux tournés vers la fenêtre, semblant attendre le début d’un spectacle, ou au contraire, vivant en lui ce dernier. Une dernière parole atteint l’employé de la ligue qui quittait rapidement le bureau.)

Craig (sérieux) :Oh, et à la vue des pilules que tu prends…si tu veux t’occuper des handicapés…commence donc par te tirer une balle dans la tête, princesse.

(l’image coupe, un chuchotement à peine perceptible, rauque, écorchant l’oreille.)

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