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 Pièce de théâtre

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Rayer
PWF World Champion


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Localisation : Ottawa
Date d'inscription : 04/11/2006

MessageSujet: Pièce de théâtre   Dim 16 Nov 2008 - 23:52

Bonjour, pour vous mettre dans le bain de mon prochain défi et vous assurer une compréhension optimale, voici une pièce de théâtre que j'ai écrit à l'ALNF, et où Chris Row et The Dom sont fortement présents. C'est aussi l'avènement de la grosse folle. C'est fortement comique, surtout pour ceux qui connaissent les rivalités qui ont eu lieu à cette ligue.

Distribution des personnages :

Chris Row : Un personnage de taille normale et de carrure assez faible. Cette personne devra jouer le rôle d’un personnage totalement égocentrique à la personnalité défaillante pour ne pas dire pratiquement absente. Ses réparties ne doivent pas voir aucun sens et son Q.I. est inférieur à celui d’un pâté au poulet. Étant quelqu’un de complètement égocentrique, il s’aime beaucoup et tente de se faire valoir auprès du public, chose qu’il ne réussit que très peu. Il essaie aussi de se faire valoir auprès des femmes, mais son portefeuille en prend un dur coup. Il est toujours vêtu d’un jeans et d’un chandail simple avec une grosse ceinture et des tatouages, de manière à avoir l’air d’un dur. Il se cache dans un paradis superficiel qu’il s’est lui-même créé afin de s’échapper de la réalité.

Dom : Il se tient avec des filles pour cacher les apparences, mais dès que le soir tombe, il se faufile dans les quartiers chauds ou en profite pour inviter des hommes insolites (dont Ibrahim Babar Pavlikovsky) à son domicile. Il a les cheveux blonds et un physique assez musclé. Sa plus grande frustration est que Chris Row l’ait refoulé, car il l’aimait profondément. Il est très marqué par le genre Emo et sa coupe de cheveux ainsi que son style musical en font la preuve. Propriétaire d’un bar, il noie la tristesse de sa séparation radicale avec Chris Row dans les bouteilles de «Sour Puss», marque adorée par Chris Row. Il en devient par le fait même très émotif.

La fanatique : Il s’agit là d’une petite grosse dans un chandail bedaine trop serré pour elle qui brandit toujours une pancarte «Marry-me» en hurlant le nom de son idole. Son unique ambition : se marier avec Chris Row, ce qu’elle rêve d’accomplir depuis qu’un grave accident automobile lui a fait perdre une grande partie de ses facultés mentales. Lorsqu’elle entend le nom de Chris Row, elle devient à moitié folle et s’excite le poil des jambes. Elle saute sur place de manière complètement dégénérée en accrochant souvent quelques personnes au passage en criant «Champion par équipe!».

La grand-mère : La grand-mère de Chris Row. Elle est la seule qui croit en ses perspectives d’avenir et qui le trouve aussi beau que lui le pense. Par contre, ses cataractes et sa myopie l’empêchent de voir à plus d’un mètre devant elle. Elle aprle toujours à son mari qui a fini par se lasser de ces conversations vides de sens

Grand-père : Personne totalement sourde et aussi chétive que son petit-fils. Il est la seule personne de la famille à être complètement lucide à propos de son petit-fils et de sa carrière sans avenir. Selon lui, il aurait dû travailler dans un chantier de construction car c’était sa seule manière de construire quelque chose de solide… pas comme sa carrière.

Rayer : Personne d’un talent incommensurable, toutes ses capacités n’ont jamais été toutes démontrées. Il déteste Chris Row et le démontre très bien. Ses prouesses artistiques, philosophiques et physiques ne sont qu’une facette de son grand talent.

Ibrahim Babar Pavlikovsky : Amant de The Dom… pourquoi pensez-vous qu’il tenait tant à être avec des Gentlemen?

Scène 1

(Chris Row et The Dom prennent un café dans le «Cat on fire». Les murs sont en piètre état et la salle principale est totalement vide. Les murs sont lézardés d’alcool et les danseuses ne sont maintenant plus sur la piste de danse où les poteaux ternes auraient besoin d’un coup de lustre ou de lubrifiant. Assis au comptoir du bar souillé d’alcool et d’autres liquides à l’aspect étrange. Ils s’échangent quelques paroles.)

Chris Row : Quelle gueule de bois… je ne me souviens même pas de ce qui s’est passé la nuit dernière. Ma dernière vision, c’est que je suis monté en haut mais je ne me souviens plus du visage de la personne qui m’accompagnait. Est-ce que tu en as une traître idée ou je devrai chercher la solution moi-même?

The Dom (en se tournant les pouces) : Je me rappelle avec qui tu es monté… pas de problème, ça ne t’aurait sûrement pas dérangé de descendre avec cette personne. Crois-moi. Tu n’as pas été déçu. Je t’entendais très clairement et tu avais vraiment l’air de prendre ton pied. (il dit ces paroles en regardant partout autour pour ne pas avoir à regarder Chris Row dans les yeux. Il remarque la fanatique dans son chandail trop serré qui laisse voir ses poignées d’amour.) Alors, Chris Row…

Fanatique (en tapant dans la vitre) : Ah! Chris Row, Ahhhhhhhhh! (The Dom et Chris Row se retournent vers elle pour la regarder. Celle-ci, voyant le regard des deux hommes, se met à frapper de plus belle.)

The Dom : Elle te suit depuis longtemps?

Chris Row : Assez. J’ai demandé une injonction du tribunal mais aillant une déficience mentale suite à un accident automobile ou un truc du genre.

The Dom : Comme je te l’ai dit en te réveillant, je t’ai fait venir parce qu’il nous faut récupérer nos ceintures de champions par équipe…

Fanatique : Champions par équipe!! (elle brandit sa pancarte «Marry-me C.Row)

Chris Row (à la fanatique) : Ex-champion par équipe.

The Dom : Pour ce faire, nous nous devons de trouver où nos ceintures peuvent bien se cacher. Il nous faut chercher partout, mais vraiment partout afin de ne laisser partir aucun indice. Ainsi, nous mettons toutes les chances de notre côté pour les retrouver.

(Chris Row sort un journal pour lire les nouvelles du jour tout en se mettant de la glace sur la tête.)

Chris Row : Quelle gueule de bois…

(The Dom se rend compte d’une pub annonçant des grands soldes dans un centre de magasins non loin de là.)

The Dom : Est-ce que je peux aller magasiner? Je peux? Je peux? Je peux? (Dom fait des beaux yeux à Chris Row)

Chris Row : Comment est-ce que je pourrais te résister avec un regard pareil? Allons-y... (il se lève) Je ne sais pas ce que j’ai, mais j’ai mal aux fesses… peut-être est-ce que j’ai des hémorroïdes?

The Dom : Ne t’inquiètes pas, ça va passer. Tu as sûrement dormi dans une position inconfortable… (il se tourne les pouces en sifflotant)

Chris Row : Allons-y… pour l’honneur de notre championnat par équipe!

Fanatique : CHAMPIONS PAR ÉQUIPE! (la grosse change d’affiche pour «Je t’aime Chris Row; prends-moi dans de longs et sauvages ébats!»)

(Chris Row se retourne le temps de lire ces quelques mots (environ 10 minutes) et tourne ensuite la tête. The Dom fait une grimace à la fanatique et pointe Chris Row avant de se montrer lui-même du doigt et de faire un «Cut Throat».)

Scène 2

(Chris Row et The Dom sont d’ores et déjà au centre commercial. The Dom en profite pour faire du lèche vitrine au grand dépit de Chris Row qui essaie de se fondre dans la foule, chose complexe puisqu’il est vêtu d’un vêtement de cuir et qu’il arbore une cravache à son côté.)

Chris Row : Il faudrait qu’on trouve au plus vite. Je me sens vidé sans ma ceinture

The Dom : (dans sa barbe) Peut-être te sens-tu vidé pour autre chose… (à Chris Row) Je veux juste aller essayer quelques morceaux… allez, viens! Magasiner va te remonter le moral, tu vas voir.

(Ils entrent dans une petite boutique et The Dom entrent dans une cabine d’essayage. Il y reste pendant quelques minutes alors que Chris Row reste au dehors. Un vendeur vient le voir.)

Vendeur : Vous attendez quelqu’un?

Chris Row : Oui… mon partenaire est dans la cabine en train d’essayer du linge et le magasinage n’est pas trop mon truc alors je préfère rester ici…

Vendeur : Certes.

The Dom : Chris Row? Pourrais-tu venir un instant?

Fanatique : Ah! Chris Row! (en brandissant sa pancarte)

Chris Row : (passant devant la fanatique qui est à la vitrine et entre dans la cabine d’essayage pour aller voir son partenaire.) Qu’est-ce qu’il y a? Je te rappelle que nous devons retrouver nos ceintures de champions par équipe…

Fanatique : Champions pas équipes!

(Suite à cette intrusion dans la cabine, Rayer vient et ferme la porte avant de la bloquer d’une chaise qu’il met de manière oblique sous la poignée. Chris Row et The Dom se mettent à cogner dans la porte avec beaucoup de bruit. Chris Row émet quelques bruits de frustration et ils se lancent dans la porte à tour de rôle pour en venir à céder la porte. La porte se brise, en effet, et un passant leur lance un cordial bonjour.)

Passant (habillé de vêtements serrés avec un Poodle dans les mains) : Ah! Violent mais mignon…

Fanatique (au passant) : Ils sont champions par équipe!

Passant : Je ferais parti de leur équipe quand ils veulent… si ils sont près à mettre le prix pour.

(Le passant quitte la scène et le vendeur fait son entrée.)

Vendeur : Mais qu’avez-vous fait de ma cabine d’essayage?

Chris Row et The Dom (en même temps) : Eh bien… euh… je dois dire que… (The Dom rougit et Chris Row se relève puisqu’ils étaient tous les deux tombés sur le sol.)

Chris Row : Quelqu’un nous a enfermé dans la cabine alors nous avons dû… sortir comme nous avons pu.

Vendeur : C’est la plus piètre excuse que j’ai jamais entendue! Sortez, maintenant!

The Dom : Espèce de mégalomane nazi… maudit Allemand!

Vendeur : Sachez que je suis Polonais et que si quelqu’un se doit d’être maudit ici, c’est bien vous!

The Dom : Je vais te traiter d’Allemand si je veux et quand je veux! C’est mon insulte!

Vendeur : Ce n’est pas une insulte, c’est un nom propre. Alors maintenant, prenez vous jambes à votre cou et quittes ma boutique. C’est complètement inconcevable de briser ainsi la propriété d’autrui. Des gens de votre âge… vous devriez avoir honte.

(Le vendeur les pousse jusqu’à la sortie et les deux hommes sortent piteusement de la boutique.)

The Dom : Mais mon dieu! J’ai laissé mes vêtements dans la salle d’essayage! C’est une véritable catastrophe! Je ne mérite pas de vivre si je ne mets pas du linge décent! Je ne suis plus rien sans mon linge! Que vais-je devenir? Personne! Personne! Personne!

(The Dom se met en boule et pleure dans un coin du centre d’achat. Chris Row se pose à côté de lui et tente de passer inaperçu et de se fondre dans le décor tel un caméléon sous les regards incessants de la foule qui passe autour tout en regardant The Dom dans son… très maigre accoutrement (il ne vêt actuellement qu’un short en jeans) et Chris Row qui reste impassible dans son vêtement de cuir. Toute cette situation n’est sûrement pas pour plaire à ce dernier.)

Chris Row : Allez.... nous avons du travail devant nous. Nous devons récupérer notre ceinture.

The Dom : Je ne mérite pas de ceinture! Je suis une merde! La pire loque de l’humanité!

Chris Row (ne sachant que faire, il soulève The Dom debout) : Viens… allons voir plus loin. Les gens seront gentils par là-bas.

The Dom : Je ne mérite pas que les gens soient gentils avec moi (il recommence à pleurer tout en marchant.)

Scène 3

(Chris Row et The Dom entrent dans un magasin pour y faire des recherches intensives. Dès leur entrée, une vendeuse sexy en décolleté vient à leur rencontre.)

Vendeuse : Bonjour, est-ce que je peux vous aider? (elle dit cela en regardant fixement The Dom)

The Dom : J’aurais besoin de linge...

Vendeuse : Ça se voit… (à Chris Row) Mais que lui avez-vous fait?

Chris Row : L’histoire c’est qu’on a été enfermés dans une cabine et que…

Vendeuse : Finalement, je ne suis pas sûr si je veux le savoir alors s’il vous plaît, épargnez-moi les détails.

Chris Row : Je vais dire ce que je veux à qui ça me tente et ce n’est pas toi qui va m’en empêcher. Je suis Chris Row, le CHAMPION PAR ÉQUIPE!

The Dom : Ex-champion par équipe.

Fanatique : CHAMPIONS PAR ÉQUIPE!!

Vendeuse : Je vois… mais… euh… je veux dire que… euh… venez, je vais vous trouver quelque chose de plus… décent.

The Dom : Toujours partant pour faire les boutiques. Le linge me va tellement bien…

Vendeuse (à elle-même) : Disons que c’est mieux que vous en ayez…

(Ils entrent dans un secteur de vêtements tout en passant par la lingerie masculine. The Dom prend quelques pièces pour les montrer à Chris Row qui détourne tantôt le regard pour ne pas imaginer The Dom dans la lingerie, tantôt pour ne pas voir la petite grosse en chandail bedaine rose trop serré qui les suit en tentant sans grande réussite de se cacher derrière les rayons précédents. Une fois dans le rayon des vêtements masculins, The Dom essaie quelques pièces et entre dans la cabine d’essayage. Il demande à Chris Row de le rejoindre mais celui-ci décline l’offre pour ne pas répéter la dernière scène. The Dom ressort, vêtu du même short en jeans très court avec une camisole noire et un béret en jeans pour accompagner le tout.)

The Dom : Comment tu me trouves?

Chris Row : Splendide… (de manière sarcastique)

*** MESSAGE À L’INTERCOM ***

Bonjours chers clients. Nous vous rappelons qu’aujourd’hui et aujourd’hui même se déroule notre grand concours annuel. Le gagnant recevra des timbres qu’il devra coller dans un délai raisonnable et qui lui donneront la possibilité d’acheter ce qu’ils veulent dans ce magasin. Les employés et la famille des employés ne sont pas éligibles au concours.

The Dom : Wow! Avec tout ça, je pourrais avoir du style et des fringues branchées!

Passant : Dommage que le talent ne s’achète pas…

Chris Row (au passant) : Tu vas pas me dire comment agie et me donner tes petits commentaires désobligeants. (il pousse le passant)

The Dom : Chris Row il peut dire ce qu’il veut à qui il veut et quand il veut parce qu’il n’a rien à apprendre de personne. Chris Row il sait tout. Chris Row c’est le monde entier qui est à ses pieds. Chris Row il guérit vite et il sait comment s’y prendre avec les femmes même s’il est seul depuis des années. Chris Row il est le seul vrai homme que la terre ait jamais porté. Adam a l’air d’un gay à côté de Chris Row…

Grosse fanatique (en sortant d’un rayon de linge) : CHRIS ROW!

(Chris Row et The Dom se mettent à deux pour tabasser le passant innocent et se félicitent ensuite comme s’ils avaient accompli quelque chose de grand. Par la suite, à leur côté, une grand-mère les regarde d’un air étrange. Les deux hommes se toisent du regard et commencent à frapper la grand-mère sans remords. Par la suite, ils se félicitent de leur grand talent avancent dans les rayons. Par contre, la grand-mère revient à leur rencontre et leur saute dessus pour les mettre K.O. de grands coups de sacoche.)

Chris Row : Ça pas mort mais ça frappe fort…

The Dom : Arrête de toute détruire les plus grandes expressions de la langue française.

Chris Row : On va passer à la caisse…

(Ils se rendent à la caisse.)

Caissière : Ce sera tout?

Chris Row : Je te prendrais bien avec de la crème fouettée et bien de l’alcool…

(La caissière lui donne une grande gifle.)

The Dom : Tu ne te tannes donc jamais? Chaque fois c’est la même chose.

Chris Row : Au moins moi j’essaie…

The Dom (en regardant les fesses de Chris Row) : Et moi j’ai eu le prix de consolation…

(La caissière appelle le gérant et discute avec lui de longues minutes pour finalement se retourner vers ses deux clients.)

Caissière : J’ai le bonheur de vous annoncer que vous avez remporté notre gros lot d’un million de timbres. Vous devrez les coller sur des cartes pour ensuite avoir les prix que vous voulez.

Chris Row : Ce que l’on veut?

Caissière : Oui!

Chris Row et The Dom (en même temps) : CHAMPIONS PAR ÉQUIPE!

Fanatique : CHAMPIONS PAR ÉQUIPE!
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Rayer
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MessageSujet: Pièce de théâtre (Partie 2)   Dim 16 Nov 2008 - 23:53

Scène 4

(La grand-mère et le grand-père écoutent la télévision et voient leur petit-fils aux nouvelles.)

Grand-mère : Je l’savais qu’il allait faire quelque chose de bien dans sa vie, hein pôpa? Il a gagné plein de timbres et avec ça, si il est gentil, il va acheter quelque chose à sa grand-moman. Il a toujours été très gentil alors je me demande comment ça pourrait changer. Et regarde comme cette caissière le fixe du regard. On dirait qu’il s’est peut-être finalement trouvé une petite amie.

Grand-père : Fais-toi pas d’illusions là-dessus. Il est gay. Et de toute manière… quoi? Qu’est-ce qu’elle dit? J’ai pas entendu… c’était important? Peu importe. Qu’il gagne ces timbres, c’est bien pour lui… c’est sa seule manière de gagner quelque chose. Il aurait dû faire quelque chose de concret de ses deux mains, comme faire de la construction. Ça lui aurait forgé le caractère et il ne serait pas devenu un grand flanc mou. C’est ça qu’il lui manque, du caractère. Il devient comme la jeunesse de nos jours. Il n’a pas d’ambitions.

Grand-mère : Quoi? Qu’est-ce que tu as dit? Notre petit-fils est emo? Non! C’est son ami qui l’est… tu ne trouves pas que les deux marchent étrangement? On dirait qu’ils se sont assis sur des punaises. Ils doivent avoir des hémorroïdes.

Grand-père : Sûrement…

Grand-mère : J’ai toujours su qu’il avait de l’avenir. Dès qu’il était jeune, il faisait juste des choses bien et les faisait toujours au complet. Je me souviens une fois quand il a terminé son château de cartes, et que là son oncle l’a détruit et qu’il s’est sauvé au Costa Rica. Alors là, Chris Row est parti à sa rencontre et l’a ramené avec son chat qu’il avait perdu… tu t’en rappelles papi?

Grand-père : Tiens, c’est l’heure de tes pilules… Mais qu’est-ce que je vois? (À la télévision, on voit la grosse fanatique dans son chandail trop serré qui se jette en avant de l’objectif avec une toute nouvelle affiche, où il est écrit : « Lèche-moi en même temps que tes timbres!» et par la suite, l’on remarque une personne qui ressemble étrangement à Viktor Dittersdörf brandissant une pancarte où l’on peut très clairement lire : «C.Row = Crow?») Pourquoi il y a des dingues à la télé?

Grand-mère : Je dois dire que la caissière a l’air un peu garce, mais je ne suis pas près à affirmer qu’elle est dinde. C’est une vision un peu trop méchante pour moi.

Grand-père : Je crois que je vais aller me coucher.

Grand-mère : Bonne nuit Armand!


Scène 5

(Tous les membres de l’équipe des Gentlemen sont présents dans le bar. Ils utilisent tous différentes techniques pour coller les timbres. Certains utilisent les substances étranges, d’autres leur salive, ou encore, comme Quera, les mangent pratiquement.)

Orval : Mais SACRAMENT DE SACRAMENT DE SACRAMENT DE SACRAMENT DE MAUDIT INSIGNIFIANT DE YÉTI COCU!

Quera : Quel est le mal monsieur Ménardez?

Chris Row : Tu mange autant de timbres en une heure que nous en collons nous tous ensemble. Colle les avec le truc qu’il y a sur le comptoir, plutôt…

Acapella : Tu ferais bien d’écouter Chris Row…

Fanatique : CHRIS ROW!

Orval : Mais SACRAMENT DE SACRAMENT DE SACRAMENT DE GROSSE GUENON TRISOMIQUE! ELLE N’ARRÊTE JAMAIS DE CRIER CELLE-LÀ?

Chris Row : Que veux-tu? Ça par, ça vient…

Acapella : Un peu comme votre titre?

The Dom : On l’a perdu injustement parce qu’un mégalomane nazi que tout le monde déteste est venu nous donner la correction de notre vie dans le noir alors que moi j’ai horreur du noir. Pour me cacher de l’obscurité, j’ai donc fermé les yeux et c’était facile pour lui ensuite de donner une raclée à un aveugle…

Chris Row : Pourquoi tu fermes les yeux quand tu es dans le noir?

The Dom : Parce que comme ça au moins je ne vois pas l’obscurité, ça me fait moins peur…

(Tous se lancent des regards interrogateurs, sauf Quera qui ne semble pas avoir compris le fondement de l’affirmation. The Dom reste le doigt collé dans la substance étrange qui tapie le comptoir.)

The Dom : Beurk… mais qu’est-ce que c’est que ce truc? C’est tout visqueux…

Chris Row : Si tu n’avais pas autant bu hier, tu le saurais.

Acapella : Je crois que tu ferais bien de ne pas le savoir tout simplement… et si tu avais disons… plus d’expérience en amour… tu saurais ce que c’est et tu n’y mettrais probablement pas les doigts.

The Dom : Mais... beurk! Mais c’est atroce! Comment ça se fait que personne n’a nettoyé ce gâchis? C’est complètement insalubre. Celui qui détient ce bar devrait voir son établissement fermer. Je devrais d’ailleurs appeler le gouvernement dès maintenant pour le lui signaler.

Chris Row : On est dans ton bar…

The Dom : Ah… c’est pour ça que tout me semblait si familier.


Scène 6

(C’est le matin, et les membres des Gentlemen se sont assoupis sur les timbres. On peut voir The Dom qui dort bien placé en cuiller contre Chris Row et Acapella et Orval qui commentent la scène)

Acapella : D’après-vous… est-ce que c’est pour ça qu’il marchait un peu croche à devant la caméra hier soir? Ou sinon ce n’est que mon imagination que me joue des tours?

Orval : Mais non… mon Chrissy boy et mon Dommy boy ne sont pas gay du tout… ils sont seulement de très… très… très… très bons amis…

(The Dom se relève en baillant grandement et s’étire pour constater qu’il était en cuiller avec Chris Row.)

The Dom : Encore (en regardant Chris Row)? Je crois qu’il a un manque d’affection qu’il tente inconsciemment de combler… à votre avis?

Orval : SACRAMENT DE SACRAMENT DE SACRAMENT! Mais t’arrêtes-tu de parler contre mon athlète maudite tarte à moteur au diesel atomique?

The Dom (commençant à pleurer) : Mais pourquoi tu t’en prends à moi comme ça? Je ne l’ai pas mérité! Je n’ai rien fait! Je ne suis rien, je suis une merde, je ne mérite pas que l’on me parle!

(Il se lève et part à la course pour aller se cacher et pleurer dans la pièce voisine. Chris Row se lève avec grand bruit et interpelle ses coéquipiers.)

Chris Row : Et si on déjeunais? J’ai une de ces faims!

Acapella : Je vais aller chercher du McDo…

Chris Row : Laisse… j’y vais tellement souvent qu’il m’était moins coûteux de m’acheter un franchise. Maintenant, je mange tout le gras saturé dont j’ai besoin, et ce, quand je le veux, où je le veux… parce que je suis le tout puissant Chris Row et que j’ai ce que je veux, quand je veux, où je le veux parce que je suis le meilleur.

The Dom (par la pièce voisine) : Ferme donc ta grande gueule… je ne mérite pas de vivre! C’est pour ça que je vais m’ouvrir les veines avec cette cuiller!

Mateo Quera : Qu’en pensez-vous Monsieur Menardez?

Orval : C’est tout simplement stupide…

Mateo Quera (à The Dom dans la cuisine) : Je trouve ton idée complètement stupide! C’est bien dit, monsieur Menardez?

Orval : Bien sûr mon petit… prends un su-sucre…

(Orval Ménard lui lance un petit carré de sucre que Mateo attrape en plein vol. Chris Row revient avec un tiroir plein d’argenterie.)

Chris Row : Comme ça, il ne pourra plus nous déranger pendant que nous allons coller les timbres. Nous acheter cette ceinture est la seule et unique manière par laquelle notre clan pourrait en avoir une… Ainsi, moi et The Dom redeviendrions CHAMPIONS PAR ÉQUIPE!

(La grosse fanatique se réveille dans le même linge que la veille et se met à sauter sur place.)

Fanatique : CHAMPIONS PAR ÉQUIPE!

Chris Row : The Dom, viens, nous allons chercher le repas…

(Chris Row et The Dom entrent dans l’automobile qui se trouve dans le stationnement et démarrent. La fanatique sort de sa cachette… elle est dans la valise.)

Chris Row : The Dom! Appuie sur le champignon, nous allons la semer…

Fanatique : CHAMPIGNONS PAR ÉQUIPE!

The Dom : Vite! Vite! Je crois que nous avons des chances de la semer. Non! Elle se rapproche…

Chris Row : Fuck le policier… je suis Chris Row… je n’ai de compte à rendre à personne d’autre qu’à moi-même parce que je suis quelqu’un de grand talent. J’ai tout inventé. Sans Chris Row, le monde ne tourne plus. Je suis la seule et unique personne pour qui le monde devrait continuer de vivre. Sans Chris Row, le monde n’est rien. Les pyramides de sel s’écrouleraient et le ciel de ketchup nous tomberait sur la tête. Accélère, accélère!

The Dom : Le ciel n’est pas en ketchup… elle s’approche!

Fanatique : CHRIS ROW! CHAMPION PAR ÉQUIPE! PRENDS-MOI DANS UNE BAISE SAUVAGE ET PERVERSE!

Chris Row (à The Dom) : Le ciel va être en ketchup si je le dis… je suis le savoir incarné et la communauté scientifique ne sait rien… maudit Allemand…

(The Dom s’arrête à la commande à l’auto et passe la commande. Une fois au guichet, Chris Row parle à la caissière qui lui remet son repas.)

Chris Row : Des frites à sept heures le matin… une mouette!

(Chris Row pointe une mouette dans le stationnement et la frappe. La mouette s’écrase dans un cri de désespoir et Chris Row rie de sa blague.)

Chris Row : Pour une fois qu’on réussit à abattre quelque chose, hein mon Dom?

The Dom (pleurnichant) : Je ne mérite pas de tuer… je devrais mourir avant…

(En pleurant, il bifurque de son chemin et frappe avec force un poteau téléphonique.)

Chris Row : Pas grave… en attendant, je vais manger mon repas. Mais rappelez-vous les enfants qui me regardent de toute ma magnificence à la maison que je suis un professionnel, et que manger du sel est nuisible pour votre santé.

(Chris Row s’empiffre.)

The Dom : Peut-être qu’on devrait appeler Ménard pour lui signaler nos problème? Il enverra son jet, son hélicoptère et son escouade privée du F.B.I. pour venir nous chercher.

Chris Row : Chris Row a besoin de rien. Chris Row… il l’a. Chris Row peut s’en sortir par lui-même, sans l’aide de Ménard parce que lui il a du talent…

The Dom : Alors on y va?

Chris Row : Attend! Je vais finir de manger notre repas… il ne faudrait surtout pas s’encombrer…


Scène 7

(Chris Row et The Dom marchent depuis maintenant quelques heures. Ils sont éreintés par leur longue marche et tentent de s’en sortir le mieux qu’ils le peuvent. Le plus dur est pour Chris Row qui est en carence alimentaire. Voilà maintenant trois heures qu’il n’a pas mangé de trio BigMac avec une frite et une grosse boisson gazeuse. Gildo, sa mouette favorite et unique ami ne l’a pas revu depuis quelques heures maintenant. Chris Row a tenté de l’appeler, mais en vainc. Il semble que son unique ami l’ait délaissé.)

Chris Row : De toute manière, si il me suivait… c’est parce que j’avais toujours une frite sur moi.

The Dom : Est-ce que tu as eu un prix de consolation?

Chris Row : Non…

The Dom (en pleurant) : Mais pourquoi ne te rends-tu pas à l’évidence? Je tente par tous les moyens d’attirer ton attention mais tu ne m’adresses jamais un mot… ces deux heures d’effort m’ont ouvert les yeux. Tu ne m’aimes pas autant que tu aimes les BigMac, ça je peux toujours le concevoir, mais que tu aimes mieux Gildo et que tu fasses plus attention à lui qu’à moi, ça me dépasse. J’ai sombré dans l’alcool pour toi, mais tu ne t’es jamais rendu compte lors de toutes ces années que mon bar n’était qu’un couvert. J’ai pensé qu’en m’entourant de femmes et en voyant quelques mecs biens membrés une fois de temps en temps tu comprendrais, mais tu es par trop crétin pour comprendre!

Chris Row : Mais…

The Dom : Silence! Voilà près de quelques années que je te tourne sans cesse autour. Tu ne t’en ais jamais rendu compte? Tu as des problèmes d’hémorroïdes depuis maintenant trois ans, mais ta lumière n’a jamais allumé?

Chris Row : Il n’est pas question ici de lumière. Je ne suis pas électricien…

The Dom : Dis-moi que tu m’aimes…

Chris Row : The Dom… depuis ces trois années… je ne me suis jamais rendu compte à quel point j’avais besoin de toi. Ta seule vue m’emplissait chaque jour de bonheur. Mais maintenant que tu me fais part de tes sentiments… je me rends compte que j’étais en manque. Je t’aime, Chris…

(Arrêt sur image.)


Scène 8

(Le grand-père et la grand-mère écoutent la télévision.)

Grand-père : Je le savais! Il l’a dit et je le savais (le médecin m’avait dit que c’était un gène récessif…). Alors, mamie… qu’en dis-tu? Tu me dois 5$.

Grand-mère : Il doit encore jouer un rôle… comme lorsqu’il perd tous ses combats. Il me l’a dit. C’est prévu. Il ne fait pas son maximum car on le lui a demandé.

Grand-père : Il dit cela pour ne pas te désappointer. Quoi? Qu’est-ce qu’ils ont dit dans la boîte à image?
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MessageSujet: Re: Pièce de théâtre   Dim 16 Nov 2008 - 23:55

Scène 9

(Orval Ménard, Mateo Quera et Vincenzo Acapella arrivent à côté de nos deux protagonistes.)

Orval : MAIS SACRAMENT DE SACRAMENT DE SACRAMENT DE SACRAMENT. QU’EST-CE QUI VOUS A PRIS DE METTRE AUTANT DE TEMPS À REVENIR?

Chris Row : On avait à parler…

Vincenzo : Mais pendant trois heures?

The Dom : C’est parce qu’on a eu un accident et qu’on a dû revenir à pied.

Quera : C’est parce que vous habitez à cinq minutes à pied du restaurant… Mais bon… moi aussi je me serais perdu à leur place. Pas vrai, monsieur Menardez?

Orval : Tout à fait vrai mon Mateo Boy…

The Dom : Alors pourquoi avons-nous marché pendant trois heures?

Vincenzo : Vous avez tourné en rond autour de l’immeuble. Nous nous demandions pourquoi vous étiez sorti en auto, mais quand nous vous avons vu tourner en rond, nous sommes descendu manger et nous sommes remonté pour vous regarder.

Mateo : C’est drôle, n’est-ce pas, monsieur Menardez?

Orval : Oui, oui…

(Mateo pouffe de rire et s’arrête lorsque Orval lui en fait la demande.)


Scène 10

(Nos deux protagonistes ainsi que leurs acolytes pénètrent dans l’appartement pour continuer à coller des timbres. Ils ne peuvent plus se servir de la substance collante et visqueuse sur le comptoir puisqu’elle est sèche. Chris Row lève le doigt en l’air pour démontrer qu’il a une idée et va dans la chambre. Il revient après quelques minutes où l’on entend beaucoup de tapage dans la chambre et il revient avec une chaudière pleine de substance visqueuse.)

Acapella : Puis-je te demander où tu as trouvé ce liquide?

Chris Row : Je suis simplement allé dans la chambre et j’ai tordu les draps. Ils en étaient pleins alors ça n’a pas été très compliqué. C’est pour ça que mon linge me collait au dos aujourd’hui probablement!

Acapella : Est-ce que je peux te demander où est ta salle de bain si elle n’est pas aussi souillée que toi?

The Dom : Première porte à droite… mais ne touche pas au mur droit du couloir… conseil d’ami.

(Acapella pénètre dans la salle de bain et se place devant le miroir. Il voit quelque chose qui se tient dans la douche. Du moins, il ne discerne qu’une ombre dans derrière le rideau. Il va vers cette ombre mais croise son reflet dans le miroir. Il se regarde et parle à son reflet.)

Acapella (à son reflet) : Mais quelle beauté! Tu es tellement beau… à être un Row, je me marierais…

Fanatique (en sortant de la douche) : CHRIS ROW! (Elle se jette à l’extérieur mais semble déçue de ce qu’elle voie. Elle sort de la pièce et Acapella l’entend qui crie dans le couloir. Probablement a-t-elle touché au mur.)

Acapella : Enfin, bon… revenons à quelque chose d’intéressant. Mais comment les femmes peuvent-elles te résister?

Reflet : Demande le leur, elles vont te répondre assez rapidement. Ce n’est pas très difficile de s’en rendre compte.

Acapella : Mais comment peux-tu être aussi arrogant?

Reflet : Je suis toi, je te connais et j’ai la même personnalité. Et je dois te dire que tu as pris quelques onces ces derniers temps. Tu devrais faire attention à ta ligne si tu veux avoir des chances de paraître dans la dernière page de Châtelaine.

Acapella (affolé) : Ça ne peut pas être vrai! Tu me mens! Je suis tellement beau pourtant… Mais tu as raison! J’ai pris trois grammes (il se pèse sur la balance). Il faut remédier à la situation. (Acapella se fait délibérément vomir dans la toilette avant de se remettre devant le miroir. Son reflet a disparu.) Maintenant, mon apparat est soigné. Je peux sortir.

(Acapella sort de la pièce.)


Scène 11

Mateo : Je crois qu’on va avoir encore un peu de substance. J’ai entendu Acapella dans la salle de bain, pas vrai, monsieur Ménard?

Orval : Je ne t’ai pas donné la permission de parler alors silence et colle des timbres. Et toi, The Dom… ça l’avance? Oui, parfait… et toi, Chris Row (Orval tape sur le sol alors qu’il prononce ce mot car il sent qu’il a fait une grave erreur.)

Fanatique (en sortant de sous le divan, faisant ainsi tomber Orval et Mateo Quera) : CHRIS ROW! (Elle tente de se jeter sur ce dernier qui se jette derrière le canapé et se jette par la fenêtre du second étage. La fanatique commence à pleurer va dans la cuisine pour manger un morceau.)

Fanatique (en mangeant) : Je mange mes émotions… mais c’est bon par exemple…

(Chris Row remonte et longe le mur, en restant accroché par endroit. Il s’assied et colle d’autres timbres. Les autres reprennent leur place et tous collent des timbres.)

The Dom : Je n’en peux plus de Vollblut… ils ne disent que des méchancetés et je ne sais pas si je pourrai le supporter longtemps… Je n’ai ce que je leur ai fait, mais ils ne cessent de s’en prendre à moi…

Chris Row : Pour ma part, je ne peux pas faire autrement que leur dire deux millions de mots qui n’ont aucun sens car ils m’ont bouché sur tous les points. Ma toute dernière arme, c’est les insultes insensées que ni eux ni moi ne comprenons mais qui les met en déroute.

Orval Ménard : Maudit Allemands…

Chris Row : Tu n’as pas le droit de dire ça… c’est mon insulte! C’est moi qui l’ai inventé et personne n’a le droit de le dire à part moi. C’est tellement méchant que ça pourrait vexer certaines personnes sensibles comme The Dom. La preuve… The Dom! Tu es un Allemand.

The Dom (en pleurant) : Pourquoi tu me dis ça? Qu’est-ce que je t’ai fait?

(The Dom part en courant ne plus revenir.)


Scène 12

Mateo Quera : De toute manière, les Emo, je ne suis pas capable. Pas vrai que je ne suis pas capable, monsieur Ménard?

Orval : Bien dit, mon SACRAMENT DE SACRAMENT DE PSEUDO-GÉNIE. De toute manière, il était un poids, et cela même s’il était le seul à avoir une ceinture. Pas vrai, Chris Row?

Fanatique (à côté d’Orval) : CHRIS ROW!

(Orval fait une crise cardiaque et se met en boule sur le sol malpropre. Voyant que son tuteur et maître est dans le trouble, Mateo Quera fait comme toujours… il l’imite en faisant comme s’il avait une crise cardiaque. C’est Acapella qui reprend les choses en main.)

Acapella : Sortez les vite d’ici! Leur teint rougeâtre ne va pas du tout avec la couleur des rideaux! Il faut mettre fin à ce problème!

Chris Row : Poussés vous, il faut leur faire le bouche à bouche!

(Chris Row commence à rouler une pelle langoureuse à M. Ménard alors qu’Acapella reste à côté sans broncher. Par la suite, ce dernier va chercher les médicaments de son gérant et le lui met dans la bouche, en poussant Chris Row.)

Acapella : C’est un massage cardiaque qu’il fallait lui faire.

Chris Row : Pourquoi tu ne me l’as pas dit?

Acapella : Je trouvais la situation complètement absurde et comique, alors j’ai laissé les choses suivre leur cours… de toute manière, je suis trop beau pour ruiner ma manucure à faire un massage cardiaque. Mais sérieusement, vous m’avez vu? J’ai commencé un tout nouveau régime!

Chris Row : Depuis quand?

Acapella : Maintenant quarante-cinq minutes… Mais je commence à voir une différence. Regarde mon tour de taille.

(Chris Row le fixe en attardant particulièrement son regard au niveau des fesses du mannequin.)

Chris Row : Je te conseille de suivre le régime encore quelques jours.

Acapella : C’est ça? Tu ne me trouves pas assez bien pour toi? Regarde comment je vais me détruire, moi et mon beau corps de rêve.

(Acapella court manger de la crème glacée. Orval se lève et en voyant la grande quantité de crème glacée qu’ingèrent Acapella et la grosse fanatique dans son chandail rose, se joint à eux. Voyant son maître en meilleure condition, Quera va manger de la crème glacée, tout comme le fait M. Ménard. Ainsi, il ne reste plus que Chris Row qui refuse d’en manger, ouvre son réfrigérateur et en sort un trio double LT avec croquettes.)

Chris Row : Je suis ravi de toujours faire des parallèles avec le McDo. Ainsi, le temps que Rayer trouve un sens à mes paroles, je peux me payer du bon temps. C’est complètement absurde comme théorie, mais il semble que ça marche.

(Ils mangent tous, Acapella se regardant toujours le ventre au fur et à mesure qu’il avale, et la grosse qui larmoie toujours.)

Scène 13

(Tout à coup, alors que nos joyeux protagonistes accumulent les calories en parlant pour ne rien dire, Rayer, Dittersdörf et Wieber entrent dans l’appartement. Ils y pénètrent en prenant une clôture à vache pleine de barbelées qu’ils ont fragmenté de manière à la déplacer et ainsi bloquer la cuisine. Personne ne bouge dans la cuisine. Les clôtures sont très rapidement posées et les trois Allemands prennent les boîtes de timbres pour ainsi enlever aux deux hommes toutes leurs chances de regagner leur titre.)

Rayer (avant de fermer la porte) : Je t’avais prévenu, Chris Row…

(Soudainement, la grosse fanatique en chandail rose trop serré se lève en hurlant : « Chris Row !» tout en arborant une affiche qu’elle tire de derrière le comptoir, cette toute dernière portant l’inscription : «Bats-moi!». Elle se met à sauter frénétiquement sur place avant de rester prise dans les barbelés.)

Acapella : Si elle est prise comme une mouche… (à Row) Est-ce que ça fait de toi une tapette à mouche?

Chris Row : Je te prierais de ne pas rire de la situation. Ce n’est pas drôle de rester pris dans les barbelés. Ça m’est arrivé l’autre fois. Je m’en souviens comme si c’était au dernier PDM… les ratings que ça l’a apporté! Mais Chris Row apporte toujours beaucoup de rating parce qu’il sait s’y prendre. Par chance pour moi, ça m’a pris 24 heures pour guérir complètement de mes contusions parce que Chris Row est un homme, un vrai, et qu’il n’a peur de rien…

Acapella : Il y a une araignée sur ton épaule…

(Chris Row saute sur place.)

Chris Row : Enlève la, enlève la! (Chris Row tombe et reste pris dans les barbelés.)

Acapella : C’est fou comme l’histoire peut se répéter quelques fois…

Chris Row : Ta gueule… Chris Row va te mettre la volée de ta vie quand il se sera repris de ce fâcheux faux pas…

Acapella : J’espère que tu te rends compte que maintenant tu n’as plus aucune chance d’avoir ton titre?

Chris Row : Mon titre? Mais quel titre? Chris Row n’a jamais eu de titre… (Il se tourne les pouces en sifflant, mais comme Orval le contredit, il se met les mains sur les oreilles en chantant à tue-tête.)

Orval : Mais je suis tout de même bien déçu… je croyais que les Gentlemen étaient une très belle entreprise mais voyez ce que ça a donné… (il pointe successivement Mateo Quera qui liche la crème glacée qu’il a répandue sur le plancher, Chris Row qui est pris dans les barbelés, ainsi qu’Acapella qui se fait vomir après avoir mangé tant de crème glacée.)

Chris Row : Mais tout de même, nous sommes franchement bon… comme je l’ai déjà dit, ce titre m’a servi de tremplin. Si j’ai gagné ce titre à la loterie vidéo dans un bar, cela signifie que je pourrais bien remporter le Triple-Couronne un jour, ou si je joue beaucoup, je pourrais même ne venir à décrocher la ceinture de champion mondial!

Orval et Acapella (le fixant d’un regard interrogateur, suivis de Mateo Quera qui fait comme eux lorsqu’il se rend compte qu’il n’est plus le sujet d’attention et que la flaque n’était pas de la crème glacée à la vanille.) : Comment?

Chris Row : Je ne vous l’ai pas dit? J’ai gagné ce titre en jouant aux machines à sou… j’ai eu le gros lot et comme le propriétaire était fauché et la machine vide, il m’a donné les ceintures de champion par équipe.

(Les trois hommes quittent l’appartement sous l’effet de la colère, laissant la grosse fanatique avec Chris Row.)

Chris Row : Ne laissez pas Chris Row seul, les gars!

Fanatique : Chris Row! (Elle arbore une affiche où il est écrit : «Tues-moi! Déf. de tuer : Mettre à mort…»)

Chris Row : Au moins nous avons failli avoir une ceinture… nous sommes le clan le plus puissant, mais parce que les gens nous méprisent et tentent pas tous les moyens de nous opprimer et de faire de nous les souffre-douleur, nous ne récoltons jamais rien.

(Chris Row commence à pleurer.)

Scène 14

(Le grand-père éteint la télévision.)

Grand-père : C’était un bien bon programme dans la boîte à images, hein, samère?

Grand-mère : Bien oui, sonpère. J’ai hâte de voir ce qu’il va lui arriver à celui là… mais je crois que la suite va perdre de l’intérêt maintenant que l’ami de notre petit-fils n’est plus là…

Scène 15

(The Dom est dans une chambre. La lumière est très sombre et l’on peut à peine distinguer le visage de notre protagoniste. Par la suite, un homme vient et enlève son peignoir pour se mettre sous la couette.)

The Dom (à l’homme ténébreux à l’identité inconnue) : On se comprend entre rejets des Gentlemen…

(L’homme se retourne et il s’agit d’Humberto Esteban Vélasquez.)

FIN






P.S. Prendre note qu’il ne s’agit que de personnages réels dans un cadre fictif.




Mes sympathies…
Rayer
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